samedi 1 février 2014

Mon Ami

Musée d'Orsay

Mon Ami
Entends-tu les roulements de tambour de mon ardeur qui bat pour toi la chamade ?
Entends-tu le cri langoureux de mon cœur qui pour toi d'amour se meurt ?
Entends-tu le battement des cils de mes yeux aveuglés par ta beauté ?

Entends-tu le frémissement de mes lèvres brûlant d'attendre ton premier baiser ?
Entends-tu le tremblement de mes mains timides qui rêvent du satin de tes seins ?
Entends-tu les profonds soupirs de mon souverain désir inassouvi de ton plaisir ?

Mon Ami
Entends-tu les turbulences qui agitent mes entrailles ignorant l'inconvenance ?
Entends-tu les râles intransigeants de mes sens sur un bûcher nommé désir ?
Entends-tu l'appel bestial de ma chair haletante qui veut t'éveiller à sa volupté ?

Entends-tu la cascade de mots tendres et amoureux qui assourdissent mon esprit ?
Entends-tu tous ces vers silencieux et pourtant tonitruants d'amour pour toi ?
Entends-tu tout ce que je ne te dis pas ? Nos jours et nos nuits n'y suffiraient pas !

Mon Ami
Entends-tu, enfin, le sanglot long et langoureux de mes sentiments éperdus pour toi ?

Mon Ami, Mon Amour,
Ton indifférence sonne le glas de mes espérances.
J'attends, qu'au fond de moi, le feu veuille bien s'éteindre,
Mais je sais que rien n'y fera, pas même les feux de l'enfer
Où je t'emporterais le jour venu, malgré toi, pour te consommer.
Alors, nos âmes, ainsi mariées pour la fin des temps se consumeront avec nos corps.
De cet Amour il ne restera que ces quelques vers couchés sur ce parchemin
Délaissé, je l'espère, par les vers.


C. BAILLY
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