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Le Penseur de Rodin |
Dans le vacarme de ma conscience,
Mon sentiment souffre de ton silence,
De ne point savoir assez l'assurance
De ton penchant, sa tendance…
Chaque jour, il mendie sa récompense,
Souffre, de tes mots d'amour, la
carence,
De ton auguste présence, l'absence,
De ces inquiétudes, les mouvances.
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Le Penseur de Rodin |
Pardonne-lui sa sénile arrogance.
De son insistance, il fait
repentance.
De son insidieuse souffrance
Il demande par toi la délivrance.
Oubliée ! Pour lui la juvénile
insouciance
De revivre pareille romance.
Passée ! L'exubérance de
l'adolescence.
Arrive la crainte de l'indifférence.
A la douleur d'aimer, il n'a point ta
constance,
De tes sentiments, l'égale prestance.
Non, il lui faut de la consistance,
Chaque jour, de toi, quelques
pitances.
Son instance n'est point une offense.
Pardonne à sa défiance,
L'indécence de son omniprésence.
Donne-lui l'objet de quelques
espérances…
Un mot, seulement… un mot,
Il attend ta sentence…
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Le Penseur de Rodin |
C. BAILLY
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