mercredi 13 mai 2026

Abandon amoureux

 

Dessin et mise en page Stéphane Gourion






Nos âmes conquises

ne cachent pas leurs aspirations.

Nos caresses exquises

trahissent nos intentions.



Nos cœurs dépouillés

révèlent notre amour.

Nos corps dénudés

n'éclipsent rien de nos atours.

Dessin: Stéphane Gourion


Nos chairs enflammées

ne maîtrisent plus leurs désirs.

De nos sexes surexcités

s'épanouissent nos plaisirs.



Nos cœurs repus

ne cachent pas leur joie.

Nos chairs rompues

s'apaisent sous la soie.




De silencieux mots d'amour.

nos yeux se murmurent.

Nos bouches, à court de discours,

connaissent du baiser, la brûlure.


Lin Jun-Liang 



Christian Bailly

Tous droits réservés

08/02/2014

Revisité le 06/03/2026

dimanche 3 mai 2026

Noce de cire

 


 

Nous partons nous promener sous la charmille.


Alors que nous avons encore les papilles


Tout émoustillées par notre déjeuner,


Pour profiter de cet après-midi ensoleillé.





 

Toute la nature semble fêter cet événement,


En cadeau, elle nous offre ce printemps,


Et l'abondance de sa renaissance,


Nous convie ardemment à faire bombance.





 

Nous sommes sensibles à ce qui nous est offert,


À son écoute, nos corps vibrent de concert.


Nous traversons le pré semé de boutons d'or.


Nous ne pouvions rêver plus harmonieux décor.




 

Guidés par notre amour, nous trouvons un gîte


Pour laisser s'exprimer ce désir qui nous habite.


À nos pieds, un lit moelleux d'herbe grasse


S'offre à nous ; à nos yeux, il trouve grâce.



 



Déjà, mes mains s'égarent entre tes cuisses,


Puis s'attardent tandis que ton jean glisse,


Libérant ton sexe tendu vers l'horizon.


Je t'affranchis de ton polo sans façon.



 

Nu, tu prends la pose ; je grave quelques images,


Témoins de cet instant qui n'est pas un mirage.


Je sens les effets imminents de ce jeu amoureux.


Je sais ce que tu aimes et de moi ce que tu veux.



 

Je te rejoins dépouillé de mes oripeaux.


J'égare mes caresses et mes baisers sur ta peau.


Nous nous livrons à un corps-à-corps fougueux,


Jusqu'à l'extinction de nos cierges victorieux.



 

Sur l'herbe tendre, nous restons affalés,


Goûtant au bonheur d'une jeunesse retrouvée.


Tout le monde est à la fête, dans la canopée,


Complice, il nous offre, de son concert, l'exclusivité.



 

Tous deux enlacés, nous savourons cette félicité.


Bien sûr, sur nous deux les années ont passé,


Mais ne sommes-nous pas des jeunes mariés


Heureux de partager à jamais nos destinées ?





 

Finalement, nous quittons le pré le cœur léger


D'avoir célébré à notre façon cette quatrième année,


Avant de fêter nos quatorze ans de vie commune,


Et nos vingt ans d'amour, né au clair de lune.





Texte et photos Christian Bailly


Tous droits réservés

23/04/2026

jeudi 9 avril 2026

L'ange déchu...

 

Icare de Bogdan Goloyad Sculpture sur bois

 

Sa beauté

l'avait fait chanceler,

Sa lumière

l'avait égaré.

 

De son chemin,

il s'était détourné

pour rejoindre

le temple de la chair.

 

Vers Priape,

il finit par se tourner,

séduit

par de beaux apollons.

 

Il avait bu

le nectar des hommes,

au plaisir,

il avait succombé.

 

Son corps,

il en fit une offrande,

le livrant

aux âmes damnées.

 

Il donna

ce qu'il avait appris,

l'amour

teinté de compassion.

 

Des hommes,

il connut la douceur,

de leurs sexes,

il endura les brûlures.

 

En eux,

il découvrit les vertus

mais aussi

les ombres coupables.

 

À la luxure

il s'abandonna,

et le désir, 

lui brûla les ailes.

 

À jamais,

il devint l'ange déchu,

banni des cieux

arraché à sa stèle.

 

Mais sur terre,

il trouva enfin sa place :

un destin 

qu'il avait rêvé d'embrasser.


"L'Ange déchu" d'Alexandre Cabanel



Christian Bailly

Tous droits réservés

08/04/2026

lundi 6 avril 2026

Pas comme les autres et alors !?

J'ai décidé de partager ce poème sur ma page.
Il m'a été dédié par une amie poétesse Liliane AFFRE.
Je suis sûr qu'il parlera à beaucoup d'entre vous.


Photo Christian Bailly



C'est un garçon pas comme les autres,*

Mais il est mon ami.

Je sais qu'il préfère les hommes.

Qu'avec les femmes, il est comme dans un aquarium.

Il n'a pas choisi, c'est la nature qui l'a fait ainsi.


Image web


C'est un garçon pas comme les autres,

Des gènes contrariés on semé la zizanie,

Il a pourtant essayé de se conformer

À ce que les autres de lui attendaient,

Alors qu'à lui-même, longtemps, il a menti.


Image web


C'est un garçon pas comme les autres,

Je crie haro sur son infamie !

Je me moque qui est dans son lit.

Sa féminité, il l'a cachée comme une confidence,

Moi, je lui trouve du charme et de l'élégance.


Image web


C'est un garçon pas comme les autres.

Mais qui après avoir souffert a rebondi,

Dévoilant avec courage qui il était.

Avec un homme aimer dans la sérénité

Et de sa renaissance en faire toute une poésie.


Image web

Image web


* emprunté à STARMANIA (Ziggy)

Liliane AFFRE
2021.05 17
Tous droits réservés


jeudi 2 avril 2026

Royaume d'Hadès

Photo Christian Bailly



Je subis

les bourrasques de tes baisers,

Ils annoncent

sur mon corps, de ton amour viril,

l'ouragan.


Photo du net



J'attends

la tempête de tes caresses.

J'espère

les dégâts de la vague furieuse

de tes mains.


Photo du net


Je me plie

docilement à ta volonté,

sans résistance.

J'espère

les ravages de ton sexe

que ton désir exacerbe.


Photo du net



Je veux

Que mes entrailles frémissantes

se convulsent,

deviennent

l'œil du cyclone

de ta copieuse jouissance.


Photo du net



Il me plaît

de servir la réalité de tes attentes

de celles de ton sexe,

et de boire

à genoux,

à la fontaine de tes désirs.


Photo du net




Goûter,

le flot de ton épanchement généreux,

me délecter

jusqu'à la dernière goutte, de ton plaisir.


Photo du net

Ressentir,

tout ce qu'il y a de sauvage

et de mâle en toi,

et t'emporter avec moi,

dans un dernier sursaut,

au royaume d'Hadès.


Photo du net



Christian Bailly 

Tous droits réservés

02/04/2026

mardi 3 mars 2026

Onde fulgurante





Ton sexe exalté

saccage mon cul,

au rythme saccadé

de tes coups de rein.

Il m'envahit, me pille,

c'est un martyr

autant qu' une grâce.


Jo Beer


Tu investis le secret

de mon corps affable,

tu crois me faire tien

mais je te fais mien.

Tu crois me prendre,

Et pourtant, c'est moi

qui te possède bel et bien.


Julian Hsiung


Ta virilité me fouille,

transgresse mon intime,

laboure mes profondeurs.

Ta vigueur de mâle

retourne mon sillon

pour venir y déposer,

ta semence opalescente.


Todd Yeager 


Je confisque ton sexe,

en feu dans mon antre.

J'engloutis ta chair,

en extrait le nectar

Et vois aboutir

mon plaisir.


Jason Ebrahimi


En salves, tu déposes

la mitraille

de ta jouissance.

Une onde fulgurante

parcourt mes entrailles,

Mon corps

connaît l'extase.


Rick Herold


Pour un instant sublimé,

par nos corps fusionnés

nous ne faisons qu'un...


du net


Christian Bailly

Tous droits réservés

28/02/2026

samedi 14 février 2026

Adjuration







Oh oui, pénètre-moi
Mon amour !
Pénètre ce cul,
il s'offre à toi,
comme une fleur
prête à éclore…


Visite-le,
avec ta queue,
enfonce-la,
défonce-le.



Je te cède
ma citadelle
en flamme…
Pillonne-la,
saccage-la !


Oh oui, pénètre-moi
Mon amour !
Pénètre ce cul,
il s'offre à toi,
comme une fleur
prête à éclore…


Visite-le,
avec ta queue,
enfonce-la,
défonce-le.



Je te cède
ma citadelle
en flamme…
Pillonne-la,
saccage-la !


Fais-moi
gémir,
geindre,
crier,
pleurer,
fais de moi
un martyre…



Fais jouir mon cul…
au prix de la douleur,
jusqu'à ce que je t'implore…


Encore !
Encore !
Pour sentir
le mascaret
de ta jouissance
noyer mon cul.




Jusqu'à ce que débordent
les larmes de ton corps
et que je meure
de plaisir.


Jusqu'à ce que ton désir
s'éteigne en moi
comme une petite flamme
sous la brise du soir...


Fais-moi
gémir,
geindre,
crier,
pleurer,
fais de moi
un martyre…


Fais jouir mon cul…
au prix de la douleur,
jusqu'à ce que je t'implore…


Encore !
Encore !
Pour sentir
le mascaret
de ta jouissance
noyer mon cul.


Jusqu'à ce que débordent
les larmes de ton corps
et que je meure
de plaisir.


Jusqu'à ce que ton désir
s'éteigne en moi
comme une petite flamme
sous la brise du soir...


Christian Bailly

Tous droits réservés

06/02/2026