mercredi 19 juillet 2017

Amour toujours…


Hongtao Huang




Séduisant discours,
Plaisirs d'amour,
Baisers brûlants,
Préludes ardents.

Cœurs sensibles,
Chairs faillibles,
Sur la mélodie
D’amour infini.






Hongtao Huang





Appétits sensuels,
Amours cruels,
Plaisir à saisir
Avant de mourir.

Désirs impérieux
D'amant valeureux.
Maître notoire,
Souffrance exutoire.










Résultat de recherche d'images pour "Hongtao Huang"
Hongtao Huang








À la chair, la douleur,
À l'âme, la saveur
Du plaisir impulsif,
De l'amour exclusif.

Corps pantelants,
Cœurs palpitants,
Désirs assouvis,
Amants épanouis.







Hongtao Huang








Serments langoureux,
Vœux amoureux,
Sentiments fusionnels,
Amours immortels…

Christian Bailly
Tous droits réservés
26/04/2013

lundi 10 juillet 2017

Amoroso

Illustration Félix d'Eon
https://www.etsy.com/fr/shop/felixdeon
http://felixdeon.com/bio











Pour vous, j’ai des mots précieux,
Aussi enjôleurs que vos yeux,
Quand vous êtes, de moi, amoureux,
Et que je vous offre tout ce que je peux.














Pour vous, j’ai des mots crus,
Pour vous offrir le meilleur de mon cru,
Et ce qui reste de ma vertu.
À vos désirs, elle n’a pas survécu !















Pour vous, j’ai des mots doux,
Je vous les dis tout bas à genoux,
Quand j'ai envie de vous,
Et que j'ignore tous mes tabous



















Pour vous, j'ai des mots désuets,
Mais c'est mieux que d'être muet.
Même si je me sais de vous le jouet,
Moi, j'espère les caresses de votre fouet.















Pour vous, je n'ai point de mots savants,
Pour vous demander ce que j'attends,
Oh ! Vous le savez pertinemment !
Puisque vous êtes mon amant…

















Pour vous, j'ai des mots familiers,
Pour vous demander, vous supplier
De bien vouloir me supplicier.
Mon Amour, vous êtes si bon cavalier !

















Pour vous, j'ai des mots composés,
Je le dis, de ma chair, vous pouvez disposer,
En moi, vos désirs profondément les apaiser,
Et cela, je vous le dis, en toute sérénité.


















Pour vous, j'ai des mots barbares,
Mais pas besoin d'être bavard,
Pour demander de votre barre, les égards,
Pour que nous prenions notre panard.


















Pour vous, j'ai des mots…
Que vous comprenez à demi-mot
Quand vous avez payé votre écot
Et que je vous dis… Je vous aime amoroso…









Christian Bailly
Tous droits réservés
24/04/2013

jeudi 6 juillet 2017

Pardon





Je m'étais juré d'aller cracher sur vos tombes,
Mais j'ai le cœur trop tendre pour la haine.
Aujourd'hui sur vos têtes, le couperet tombe,
Et mon inimitié déclarée serait bien vaine.

Cimetière, par Marc Chagall


Quand candide, j'avais le cœur sur la main,
Tous deux, vous les avez de vos flèches acérées,
Transpercés sans pitié, sans le moindre regain
De regrets, mais avec froideur et inflexibilité.

“Self Portrait as Saint Sebastian” by Christopher Olwage


Pour vous, je n'étais qu'un bâtard ; je le suis !
Pas digne de porter ce nom par vous encensé
J'étais l'image de la faute charnelle accomplie,
Le fils d'une cause perdue, d'un passé ravagé.

Richard Redgrave - the outcast


Je m'étais juré d'aller danser sur vos tombes.
Vous étiez trop aveuglés par vos rancœurs,
Vous vous attendiez à ce que je succombe
À vos tirs croisés, mais je savais ma valeur.

Duel entre Énée et Turnus - Peinture de Luca Giordano


De mes plaies multiples suintaient mes peines,
Ainsi s'asséchaient mon âme et mon cœur.
Je traversais le désert, la conscience sereine.
J'attendais l'effondrement de mes détracteurs.

Daniel Valadez  - St Sébastien

Je m'étais juré d'aller chanter sur vos tombes,
Sans savoir qu'un jour enfin, je comprendrais.
Vous étiez le jouet de la haine qui vous incombe,
J'étais la victime collatérale qu'il vous fallait.

Pierre Paul Prud'hon 


Devant vos sombres âmes éteintes à tout jamais,
Mon cœur oublie les raisons de vos heurts.
Ma haine n'ira pas au-delà des frontières, mais,
Aux portes de la vie et de la mort, elle se  meurt.

Ary Scheffer - La mort de Géricault


À vous, mon pardon sans fatuité, au nom de ceux
Qui vous ont engendrés et furent mes bienfaiteurs,
Malgré ma naissance, fruit d’un plaisir délictueux.
À eux, tout mon amour à jamais débiteur…

Bartolomé Esteban Murillo

Au nom de mes biens aimés…
Je n'irai pas cracher sur vos tombes…
Je n'irai pas danser sur vos tombes…
Je n'irais pas chanter sur vos tombes…

Christian Bailly
Tous droits réservés
20/04/2013

mercredi 14 juin 2017

Vagabondage

Illustrations : Manolo Yanes








Comme un vagabond égaré,
Je chemine au gré des mots,
Balloté par les vents et marées,
De mes pensées, de ses cahots.
 





















Je me laisse porter par la brise,
Vers d'autres lointains horizons,
Où j'oublie les aléas de la crise.
Je prends alors mon baluchon,

















Pour un très intime voyage,
Au cœur des mots, de la poésie.
Les rimes sont les seuls rivages
Que j'ai choisi à mes fantaisies.





















Sur ma page, un premier vers,
Vorace, je mords à l'hameçon.
Me voilà ferré, je vais grand-erre,
Jusqu'au bout de mes divagations.










 









Souvent à l'amour, je me consacre,
Parfois, j'ai mes coups de gueule,
Dans mes vers point de simulacre.
De ma vie, je ne suis pas bégueule.
















À chaque jour, les mêmes offices,
À ma plume, je donne rendez-vous,
Entre nous, point d'artifices.
Fidèle, jamais elle ne me désavoue.


















Moi, pauvre erre, sur cette terre,
Je confie les secrets de ma destinée.
Que celui qui n'a jamais pêché
De sa vie me jette la première pierre !




















Quand enfin, je serais trop fatigué,
Trop âgé pour écrire ma vieillesse,
Je tairai ma plume de vieil indigné
Et d'amoureux dépourvu de sagesse.












Je laisserai alors pour seul héritage,
Ces traces de mon passage furtif
Sur ces pages, en ces bavardages
Un tant soit peu contemplatifs.


Christian Bailly 
Tous droits réservés
14/03/2013

lundi 12 juin 2017

Opprobre

  

Philippe Chéry - La Mort d'Alcibiade






Toi la faucheuse qui n'oublie personne,
Pas même le poète qui chante l'amour,
Écoute notre peine comme elle raisonne,
Toi qui nous dépouilles d'un troubadour.

Toi la faucheuse, tu n'as point su épargner
Celui qui parlait aux fleurs et aux étoiles,
Vois comme nos pleurs cachés sous le voile
Abreuvent les roses au pied de son mausolée.










Toi la  faucheuse, acharnée, tu moissonnes
Sans discernement l'ivraie et le bon blé.
Entends nos chants d'amour à lui dédiés !
Entends nos voix comme elles le couronnent !

Vincent Van Gogh - le Champ de blé aux corbeaux


Un, tu fauches, cent, du ventre de la terre
Se lèvent, prennent sur-le-champ sa relève
Pour immortaliser son âme pure qui s'élève.
À lui la gloire, bien au-delà du cimetière !

L'inspiration du poète - Nicolas Poussin


Il ne saura se taire, même de là où on l'enterre,
Sa parole est dite en vers sur feuilles blanches.
L'éternité de ses poèmes sera sa revanche,
Gravés dans nos cœurs comme dans la pierre.

Nicolas Poussin, Echo et Narcisse


Toi la faucheuse, de nous tous, tu mérites l'opprobre.
Tu nous enlèves un ami, un poète, un ami poète
Un grand cœur, une âme des plus honnêtes.
Pour toi nos ressentiments ne sauraient être sobres !

Merry-Joseph Blondel, La Mort d'Hyacinthe


Christian Bailly
Tous droits réservés
10/03/2013