Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie -
Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie - A toi, Mon Ami… Parce que tu es Mon Ami, j'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu. Le masque est tombé, j’ai baissé les armes, je t'ai ouvert le livre de ma vie écrit à coup de griffes, à l'encre de mes larmes… Dans Aveux, vous trouverez tout au long de ces poèmes libres, l'expression impudique de mes souffrances, de mes attentes, de mes bonheurs, de mes espoirs, de mes fantasmes,d'une passion qui s'épanouit en poésie. C. Bailly
dimanche 13 septembre 2026
vendredi 4 septembre 2026
Gratitude
| Javier Trelis Sempere |
Je suis là, dans le
demi-sommeil, nu sur notre lit.
Je sens le jour se
poser sur mes paupières fermées.
J'apprécie cet instant
avant d'entamer la journée.
Les hirondelles trissent
dans le ciel, pleines de vie.
Je sens ta main
effleurer ma cuisse, je frémis,
Puis sur le dessus,
elle vient se poser lentement.
Un doigt effleure mon
sexe déjà frémissant,
Tous mes sens en éveil,
attendent ce qui suit.
| Javier Trelis Sempere |
Ta main s'empare de mon
phallus qui se raidit.
Peu à peu, il relève la
tête; je sens le sang affluer
Tout le long de ma tige
si fièrement dressée,
Tandis que ta main sur
tout mon corps s'enfuit.
| Javier Trelis Sempere |
S'empare du bout des
doigts de mes tétons,
Pour les titiller; de
véritables petits boutons
Qui déclenchent un
frisson dans mes reins.
À ses tout premiers
amours, ta main revient
Pour s'emparer
fermement de ma verge tendue
Vers le ciel de notre
chambre; elle attend son dû.
Tu l'enveloppes pour satisfaire ton dessein.
| Javier Trelis Sempere |
Tu fais aller et venir
mon prépuce sur le gland.
Ton mouvement est ample
de bas en haut,
Je me délecte et je
garde encore les yeux clos.
Mon corps en entier
devient ce sexe impatient.
Du bout des doigts, tu
pinces mon prépuce
Pour me faire réagir,
tu sais ce qui me plaît
Et me fait gémir; à ce
petit jeu, tu te complais.
Pour m'exaspérer, tu
connais les astuces.
Mon sexe est devenu
l'épicentre de mon corps,
Il s'est emparé de mon
cerveau hypnotisé.
Je ne suis plus qu'à
l'écoute de sa volonté,
Qui parcourt ma chair
haletante encore et encore.
| Javier Trelis Sempere |
Je te sens bouger
contre moi sans sourciller,
Une chaleur humide
enveloppe mon membre,
Du plaisir ultime, je
suis dans l'antichambre.
Ta bouche expérimentée
me fait vibrer.
Mon corps se cambre
pour mieux m'y enfoncer.
Ma main se pose sur ta
tête pour la maîtriser,
C'est une ferme
invitation pour continuer
Cette expérience
sensorielle par toi sublimée.
Puis, sans formalités,
tu reprends de plus belle
Le va-et-vient ample et
ferme de ta main.
Je l'accompagne de mes
coups de reins,
Puis je finis par t'abandonner
ma citadelle.
Le rythme s'accélère,
mes couilles battent l'air,
Ma verge se cabre à la
recherche du final.
C'est vraiment la toute
fin du cérémonial,
Ta main s'emballe sur
ce morceau de chair.
J'essaie de retenir mon
plaisir imminent,
Mais l'issue est sans
appel, je m'en libère.
Pour un instant, je ne
touche plus terre
Mon foutre s'épanche généreusement.
| Javier Trelis Sempere |
Tu continues ton œuvre
méthodiquement,
Même si mon sexe
devient douloureux.
Tu me presses d'un
baiser amoureux,
Mon esprit vagabonde
dans les limbes, inconscient.
J'ouvre les yeux sur ce
jour,
Reconnaissant de le
vivre avec toi.
Christian Bailly
Tous droits réservés
21/08/2026
vendredi 21 août 2026
Le voile de l'aurore
De dessous le voile de
l'aurore,
il s'éveille,
sort de sa chrysalide,
encore fragile,
à peine lucide,
alors que le monde
se couvre d'or...
Des nuées matinales,
à peine dissipées,
son corps nu
émerge,
l'arrache
à son rêve érotique.
De son amant,
il espère
l'étreinte
qui comblera
son envie viscérale.
Il souhaite ardemment
sentir le voile
se déchirer
pour lui révéler
son sexe indocile,
gonflé de sève,
alors qu'il s'illustre
par l'indécence
de son désir
devenu exigeant.
Il attend d'aller
au bout de son rêve
et de se répandre...
Il veut sentir
s'échapper
la lave
incandescente
de ses entrailles
incendiées.
Il veut nourrir
son homme
de son miel opalescent
et sentir sa langue
gourmande
venir cueillir
la dernière larme
de son plaisir...
Puis
dans ses bras
vigoureux,
contre sa poitrine
solide,
le long de son corps
mature,
il souhaite
simplement
se glisser sous le
voile
et partager ses rêves
vaporeux...
Alors que le monde
se couvre de l'or
du crépuscule...
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| du net |
Christian BAILLY
Tous droits réservés
04/08/2026
samedi 25 juillet 2026
Accord
La mort d'Abel par
François-Xavier FABRE remanié par Asra Zero |
de nos corps à corps
tu te vides de ta sève.
Elle se répand
sur la terre de ma chair
terrassée par l'effort.
du net
Comme un arbre foudroyé,
tu tombes,
emporté par la petite mort,
dans un éclair sublimé.
Ma chair se déchire
pour laisser s'échapper,
de ma plaie béante,
la vie qui couvait en moi.
| du net |
Près de toi, mon corps,
paralysé par la douleur
d'aimer et d'être aimé
s'endort.
Je sombre dans le bonheur
de t'aimer
| du net |
vendredi 26 juin 2026
À nos vingt ans !
Je t'attendais, là,
nu
fébrile,
offert à la douceur
d'un soir de juin,
sous la canopée
encore fraîche de sa jeunesse,
odorante et printanière,
adossé à la barrière.
timide
filtrait à travers le feuillage
me dévoilant
dans la nuit
aux regards avertis
d'âmes chasseresses
en mal de mâles
vigoureux.
J'étais le gibier,
à l'affût
d'un chasseur d'homme
qui me dénicherait
pour faire bonne chair
et assumer sa faim,
sa charnelle intempérance
irrésistible.
D'un halo lumineux,
nu
tu surgis dans le soir
éblouissant de désir.
J'étais conquis
avant même le duel
de nos sexes
empressés.
Dans la nuit nos corps
dénudés
se reconnurent au toucher
dans l'urgence enfiévrée,
avant même nos cœurs,
avant même les échanges
de nos corps avides,
à même l'humus
complice.
Comme deux amants
affranchis,
sans condition aucune
nous laissâmes
nos sens se libérer
exprimer leur réalité
avec la rage de l'amour
naissant
ignorant le futur
qui déjà nous guettait,
impatient !
C'est là,
dans cet humus
que prit racine
notre passion
restée depuis
inaltérée.
Christian Bailly
Tous droits réservés
25/06/2026
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