vendredi 21 août 2026

Le voile de l'aurore

 




De dessous le voile de l'aurore,

il s'éveille,

sort de sa chrysalide,

encore fragile,

à peine lucide,

alors que le monde

se couvre d'or...

 

Des nuées matinales,

à peine dissipées,

son corps nu

émerge,

l'arrache

à son rêve érotique.

De son amant,

il espère

l'étreinte

qui comblera

son envie viscérale.

 

Il souhaite ardemment

sentir le voile

se déchirer

pour lui révéler

son sexe indocile,

gonflé de sève,

alors qu'il s'illustre

par l'indécence

de son désir

devenu exigeant.

 

Il attend d'aller

au bout de son rêve

et de se répandre...

Il veut sentir

s'échapper

la lave

incandescente

de ses entrailles

incendiées.

 

Il veut nourrir

son homme

de son miel opalescent

et sentir sa langue

gourmande

venir cueillir

la dernière larme

de son plaisir...

 

Puis

dans ses bras vigoureux,

contre sa poitrine solide,

le long de son corps

mature,

il souhaite

simplement

se glisser sous le voile

et partager ses rêves

vaporeux...

 

Alors que le monde

se couvre de l'or

du crépuscule...


du net

 

Christian BAILLY

Tous droits réservés

04/08/2026

samedi 25 juillet 2026

Accord

 

La mort d'Abel par François-Xavier FABRE remanié par Asra Zero



 Pour clore l'accord

De nos corps à corps,

Tu t'es vidé de ta sève.


Elle s'est répandue

Sur la terre de mon corps

Terrassé par l'effort.


du net
 

Comme un arbre foudroyé,

Tu t'es effondré,

Emporté par la petite mort.


Ma chair s'est déchirée,

Sublimée dans un éclair

Par cette jouissance intense,


du net


Pour laisser s'échapper

De ma  blessure ouverte,

La vie qui couvait en moi.


Près de toi, mon corps,

Paralysé par la douleur

D'aimer et d'être aimé,

S'abandonne.

 

du net

Il me semble alors

Que la vie me quitte.

Je sombre dans le bonheur

De t'aimer.





Texte  Christian Bailly

Tous droits réservés

25/05/2026

vendredi 26 juin 2026

À nos vingt ans !

 

Je t'attendais, là,

nu

fébrile,

offert à la douceur

d'un soir de juin,

sous la canopée

encore fraîche de sa jeunesse,

odorante et printanière,

adossé à la barrière.

 




  Un rayon de lune

timide

filtrait à travers le feuillage

me dévoilant

dans la nuit

aux regards avertis

d'âmes chasseresses

en mal de mâles

vigoureux.



 

 

 

J'étais le gibier,

à l'affût

d'un chasseur d'homme

qui me dénicherait

pour faire bonne chair

et assumer sa faim,

sa charnelle intempérance

irrésistible.






 D'un halo lumineux,

nu

tu surgis dans le soir

éblouissant de désir.

J'étais conquis

avant même le duel

de nos sexes

empressés. 

 




Dans la nuit nos corps

dénudés

se reconnurent au toucher

dans l'urgence enfiévrée,

avant même nos cœurs,

avant même les échanges

de nos corps avides,

à même l'humus

complice.

 




Comme deux amants

affranchis,

sans condition aucune

nous laissâmes

nos sens se libérer

exprimer leur réalité

avec la rage de l'amour

naissant

ignorant le futur

qui déjà nous guettait,

impatient !




C'est là,

dans cet humus

que prit racine

notre passion

restée depuis

inaltérée.

 




Christian Bailly

Tous droits réservés

25/06/2026

vendredi 19 juin 2026

Comme des fous

 

Autoportrait


Et si l'on baisait comme des fous,

Comme des bêtes sauvages !

Soyons tour à tour femelle ou mâle,

Offrons-nous telle une chienne en chaleur

Ou baisons comme un étalon en rut...

 

Du net

Gémissons de douleur,

Geignons de plaisir

Ou grognons de satisfaction ;

Alors, nous en redemandons,

Ou nous en redonnons,

Pour lire dans les yeux de l'autre

Le contentement de prendre ou d'être pris...

Ce bonheur n'a pas de prix.

C'est la récompense d'aimer et d'être aimé...

 

Du net

Alors, quand nos corps se libèrent

De leurs besoins de sexe,

Rien d'autre au monde ne compte,

Que de voir,

Que de sentir l'autre jouir...

S'épancher avec la rage de l'amour.

 

Buds

Libérons cette onde venue tout droit

Des abysses de nos entrailles.

Délivrons-nous de notre magma

Déchargeons-nous

Ou sentons notre chair envahie,

Submergée.

 

En duo, laissons échapper

Notre râle de bêtes  fauves...

Puis, à bout de souffle,

Hors d'haleine,

Affalons-nous

Pour doucement nous éteindre

Et connaître le coma du plaisir...


Du net



Christian Bailly
Tous droits réservés
19/06/2026


vendredi 29 mai 2026

Dans mes rondeurs

 






Dans mes rondeurs

Je cache toute la générosité

De mon cœur transi...



Ma chair à tant à te donner

Et tant à recevoir...

 

Mes courbes appellent les arabesques

De tes caresses savantes...



De mes abondances,

Je comblerai tes faims de volupté.

Là, sur mon sein généreux…



Là, sur mon ventre épanoui…



Là, entre mes cuisses puissantes…



Là, dans le râble charnu de mes reins...



Là, entre mes fesses prodigues de plaisirs...



 Dans mes rond eurs...

Je cache tout ce que je ne laisse pas voir de mon âme

Mais que je garde pour toi...

Rien que pour toi...

Tout ce que j'ai de tendresse et d'amour...

Je t'aime Bébé.


Christian Bailly

Tous droits réservés

31/01/2023

mardi 19 mai 2026

La caresse du jour

 Illustration      Photographe :Giovanni Vecchi - 

                       Modèle : Alessandro Bonavita, danseur professionnel

 


Son corps danse

avec l'ombre

et la lumière.

Sur sa peau

l'or s'invite

et la nuit évite

de se montrer

trop gourmande

de sa chair.

 

Bras tendus

vers les cieux,

son corps s'élance,

avec élégance,

pour attraper

la caresse du jour,

qui  vient se poser

sur ses rondeurs,

que l'ombre désunit .

 

Il danse,

avec le clair-obscur.

Il joue à cache-cache

avec la nitescence.

Sur son corps

les reflets de sa vie,

entre la réalité

et l'illusion,

ses deux moi

se côtoient

pour ne faire qu'un.

 

Un seul être,

partagé,

entre être et paraître.

Mais un jour viendra,

où il dansera,

avec son habit de lumière,

dans la transparence du jour...


Christian Bailly

Tous droits réservés

19/05/2026

samedi 16 mai 2026

Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie

  


Tous ensemble contre l'homophobie... 

Une journée qui ne devrait pas avoir raison d'être si la tolérance et l'amour étaient une ambition commune pour le bien vivre ensemble. 

Il est temps que les hommes comprennent : 

les différences de chacun d'entre nous font la richesse de nous tous.




Trop de jeunes sont encore victimes de leur peur et du rejet et se suicident.

Est-il juste qu'un enfant ou un adolescent doive justifier ce qu'il est à sa mère, à son père et leur amour être conditionné par leur arbitrage ?

Un enfant ne devrait-il pas avoir  confiance en ses parents et se sentir aimé et protégé par eux ?

Trop de personnes vivent encore dans le secret, confinées par la crainte d'être ostracisées.




Personne ne devrait se condamner au silence de peur d'être jugé, rejeté voire condamné à mort comme cela existe dans certains pays.

Personne ne devrait mettre sa vie entre parenthèses de peur d'assumer sa réalité.

La réalité de chacun, c'est ce que nous sommes dès notre naissance, avant même les influences de nos familles, de la société et des religions.

Personne ne devrait souffrir pour ce qu'il est, mais tous, nous devrions être fiers de ce que nous sommes en tant qu'être humain. 

Les seuls individus qui méritent d'être au banc de ce monde sont ceux qui propagent haine, intolérance et obscurantisme.

Je rêve d'un jour où personne n'aura à se justifier d'être lui-même.

Je rêve de voir la journée contre l'homophobie remplacée par la journée de "l'amour Universel".

Le monde entier à besoin d'amour, surtout en ce moment .




Christian Bailly 

16/05/2026

Illustrations : Par les Élèves de l'école des Beaux-Arts de Sète. Affiches du Festival des Fiertés de Sète 2026 organisé par Sète Arc En Ciel.