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| Jo Beer |
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| Julian Hsiung |
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| Todd Yeager |
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| Jason Ebrahimi |
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| Rick Herold |
Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie - A toi, Mon Ami… Parce que tu es Mon Ami, j'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu. Le masque est tombé, j’ai baissé les armes, je t'ai ouvert le livre de ma vie écrit à coup de griffes, à l'encre de mes larmes… Dans Aveux, vous trouverez tout au long de ces poèmes libres, l'expression impudique de mes souffrances, de mes attentes, de mes bonheurs, de mes espoirs, de mes fantasmes,d'une passion qui s'épanouit en poésie. C. Bailly
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| Jo Beer |
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| Julian Hsiung |
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| Todd Yeager |
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| Jason Ebrahimi |
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| Rick Herold |
Volent, volent les feuilles d’or
Au vent d’automne,
Et déjà, je frissonne
À voir poindre ce triste décor.
Caracolent les feuilles d’or,
Avec leurs sœurs,
Éclipsent les dernières fleurs
Et le sol qui mollement s’endort.
Volent, volent les feuilles d’or
Dans les nues, emportées
Vers d’autres contrées,
Loin de leurs vénérables supports.
Tourbillonnent les feuilles d’or,
En l’air, en Brumaire,
À terre, en Frimaire,
Avant que ne vienne la mort.
Dorment, dorment les feuilles d'or
Avant de devenir poussière,
Sans une seule prière,
Tandis que résonnent les cors.
Dans le vent, mon deuil cicatrise,
Bientôt, l’automne nous abandonne.
Quand s'échappera l’hiver monotone,
Alors caracoleront les feuilles sous la brise.
Illustrations : Photos Christian Bailly
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| Thèmes |
L'odeur abricotée de la fleur de coucou,
Les lilas entêtants au bord de notre verger,
L'humble violette qui me mettait à genoux.
Sur le chemin, j'entends, perché dans le ciel,
Le chant de l'alouette et du chardonneret,
Dans le taillis ou posé sur un arc-en-ciel,
Le merle chanteur bien moins discret.
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| Pommier en fleurs |
Je savoure de mon passé tartes et gâteaux,
Les crêpes gourmandes à la confiture,
Le pain grillé dans le chocolat chaud,
Le lait frais encore tiède, au goût nature.
Sous mes pas sautillants, j'ai retrouvé,
Les chemins bordés de coquelicots,
Mes courses folles dans les champs de blé,
Et les soirs d'hiver à feuilleter le dico.
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| Coquelicots |
Je me régale avec le civet de lapin,
Il embaumait la cuisine toute la matinée,
Mais aussi, avec la grande tartine de pain
Garnie, avec soin, de chocolat râpé.
J'entends l'appel lointain de la cloche,
Alors que je courais sur la colline,
Sur la neige, le crissement de mes galoches,
Et à l'école, nos chansons enfantines.
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| Ecole de Thèmes |
Sous les pas de mon passé, j'ai retrouvé,
La morsure de l'eau fraîche du ruisseau
Sur mon corps innocemment dépouillé,
Puis les largesses du soleil sur ma peau.
J'entends le matin, le chant besogneux,
De la forge et du marteau sur l'enclume.
La fanfare jouant son concert pompeux,
Du quatorze juillet, les flonflons sur le bitume.
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| Mon Grand Père, Henry Bailly |
Je hume mille odeurs longtemps oubliées,
Le sainfoin en fleur, et celle du crottin,
La fraîche mandarine de Noël espérée,
Le jardin fleurant le thym et le romarin
Je revois en pleine fleur, dans le verger,
Les promesses de pommes succulentes,
De l'été clément, les nuits constellées,
À chercher des yeux des étoiles filantes.
Qu'elle était belle la vallée de mon enfance,
Quand je courais pieds nus dans la rosée,
J'oubliais alors mes peurs, mes défiances,
Elle était mon paradis, mon Empyrée
Mais je ne le savais pas.
Las de voir toutes leurs années s'entasser,
Leurs souvenirs de jeunesse en herbe, fauchés,
Sur des clichés hors d'âge, en passe de s'effacer.
La pendule, grande sotte, poursuit sa course.
Immuable, elle scande les secondes qui s'envolent,
Indifférente à leurs heures comptées qu'elle immole.
Elle dilapide leur temps, jamais ne les rembourse.
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| Nicole Marbaise |
Ils se regardent, l'œil chagrin de voir ce qu'ils sont.
Elle, la mine chiffonnée ne regarde plus le miroir,
Lui, le visage buriné, ne connaît plus le fil du rasoir.
Où sont passées leurs gueules d'ange et de démon ?
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| Carl Wilhelm Hubner |
Elle se revoit, fraîche telle une rose à peine éclose
Il se souvient du jour de juin, en train de la cueillir.
Son corps, alors, était loin de vouloir le trahir.
De tous ses charmes, elle attendait qu'il dispose.
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| Emile Vernon - Jeune femme aux roses |
Qu'il est loin le temps des moissons de bonheurs.
Il butinait ses charmes, au bout de ses tétons,
S'émerveillait des trésors enfouis sous ses jupons,
Découvrait les senteurs délicates de sa candeur.
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| Jean Honoré- Fragonard |
Ils se regardent, se comprennent sans paroles.
Sur leurs lèvres émaciées, un sourire désabusé,
Leurs mains décharnées s'unissent pour un baiser,
Tandis que leurs cœurs usés, de nouveau s'affolent.
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| James Coates FineArt |
Bien sûr, le temps continue son monologue,
Mais ils s'aiment tant ! Alors pourquoi regarder
Par la fenêtre, ce monde qui les a déjà oubliés ?
Leur vie n'est plus qu'un livre qui attend son épilogue.
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| du net |
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| Égalité devant la mort de William Bouguereau |
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| La mort de Géricault |
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| La mort de Léonard de Vinci de Ménageot |
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| Mariage in-extremis à l'article de la mort - Salvator Rosa |
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| Lord Byron sur son lit de mort par Odevaere |
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| Allégorie de la mélancolie de Fabre |
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| Jean-Baptiste Greuze - La piété filiale |
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| Anna Ancher - Un enterrement |
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| La persistance de la mémoire - Salvador Dali |
Tic… Tac… Tic… Tac…
Chaque seconde de notre vie compte,
De notre naissance, à notre inéluctable fin.
Pour qu'un petit homme prépare son destin.
Pour qu'un homme bâtisse son devenir.
Elles sont empreintes d'espoir en l'avenir.
Chaque seconde de jeunesse compte…
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| Les âmes vagabondes - JC Fresnais |
Chaque seconde d'amour compte,
Comme autant de tendres baisers,
Pour que la passion puisse perdurer.
Chaque seconde de tendresse compte…
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| Couple amoureux - Géricault Théodore |
Tic… Tac… Tic… Tac…
Chaque seconde d'affection compte,
Pour autant d'enfants qui naissent.
Nous leur devons toute notre attention,
De la naissance… jusqu'à notre vieillesse…
Chaque seconde d'amitié compte,
Comme autant de soutien accordé,
L'amitié ne mérite pas d'être bradée.
Une présence ne peut être refusée.
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| Rebecca de Cachard - Les deux amis et l'oiseau |
Chaque seconde de guerre compte,
Au nombre de croix dans les cimetières.
Chaque seconde de paix compte,
Pour déposer des sourires sur les lèvres des mères.
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| La Fraternité -Fabrice De Paola |
Tic… Tac… Tic… Tac…
Chaque seconde de notre Terre compte,
Pour ne pas la transformer en enfer
La situation devient suicidaire
Chaque seconde de notre paradis compte…
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| Abdellouahab SELKA - Prédateur |
Chaque seconde compte…
Tic…Tac… Tic…Tac… Pas à pas.
Chaque seconde de notre vie compte,
Chacune est un pas vers notre trépas.
Alors, à quoi bon !
Pourquoi ne pas s'aimer simplement,
Vivre en communion, sans ressentiment.
À quoi bon se haïr, se battre, vainement,
Quand chaque seconde assurément
Nous précipite vers le néant…
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| Donald Pass |
Tic… Tac… Tic… Tac…