samedi 19 septembre 2026

Épanchements

 



 

Dans l'encre du ciel tourmenté

je trempe ma plume troublée

par la beauté de la création

et les mystères de son imagination.

 

Sur les rayons crépusculaires plongeant

sur le vaste miroir des flots d'argent,

Je dépose tous les espoirs de mon âme

amoureuse, en vers que je déclame.

 

Tel un trésor, une brise, au vol s'en saisit

et vient les déposer sur une rose cramoisie,

en perles de cristal prêtes à s'évaporer

sur les lèvres enflammées de mon aimé.

 

En poète, dans les ardeurs du couchant,

je trouve la réponse à mes épanchements,

tandis que mon amour rêvera de mes baisers

impatients et de mes effusions passionnées.


Christian Bailly

Tous droits réservés

19/09/2026

dimanche 13 septembre 2026

vendredi 4 septembre 2026

Gratitude

 

Javier Trelis Sempere

 

Je suis là, dans le demi-sommeil, nu sur notre lit.

Je sens le jour se poser sur mes paupières fermées.

J'apprécie cet instant avant d'entamer la journée.

Les hirondelles trissent dans le ciel, pleines de vie.

 

Je sens ta main effleurer ma cuisse, je frémis,

Puis sur le dessus, elle vient se poser lentement.

Un doigt effleure mon sexe déjà frémissant,

Tous mes sens en éveil, attendent ce qui suit.

 

Javier Trelis Sempere

Ta main s'empare de mon phallus qui se raidit.

Peu à peu, il relève la tête; je sens le sang affluer

Tout le long de ma tige si fièrement dressée,

Tandis que ta main sur tout mon corps s'enfuit.

 

Javier Trelis Sempere


Elle glisse, légère, sur mon ventre, mes seins,

S'empare du bout des doigts de mes tétons,

Pour les titiller; de véritables petits boutons

Qui déclenchent un frisson dans mes reins.

 

À ses tout premiers amours, ta main revient

Pour s'emparer fermement de ma verge tendue

Vers le ciel de notre chambre; elle attend son dû.

Tu l'enveloppes  pour satisfaire ton dessein.

 

Javier Trelis Sempere

Tu fais aller et venir mon prépuce sur le gland.

Ton mouvement est ample de bas en haut,

Je me délecte et je garde encore les yeux clos.

Mon corps en entier devient ce sexe impatient.

 

Du bout des doigts, tu pinces mon prépuce

Pour me faire réagir, tu sais ce qui me plaît

Et me fait gémir; à ce petit jeu, tu te complais.

Pour m'exaspérer, tu connais les astuces.

 

Mon sexe est devenu l'épicentre de mon corps,

Il s'est emparé de mon cerveau hypnotisé.

Je ne suis plus qu'à l'écoute de sa volonté,

Qui parcourt ma chair haletante encore et encore.

 

Javier Trelis Sempere

Je te sens bouger contre moi sans sourciller,

Une chaleur humide enveloppe mon membre,

Du plaisir ultime, je suis dans l'antichambre.

Ta bouche expérimentée me fait vibrer.

 

Mon corps se cambre pour mieux m'y enfoncer.

Ma main se pose sur ta tête pour la maîtriser,

C'est une ferme invitation pour continuer

Cette expérience sensorielle par  toi sublimée.

 

Puis, sans formalités, tu reprends de plus belle

Le va-et-vient ample et ferme de ta main.

Je l'accompagne de mes coups de reins,

Puis je finis par t'abandonner ma citadelle.

 

Le rythme s'accélère, mes couilles battent l'air,

Ma verge se cabre à la recherche du final.

C'est vraiment la toute fin du cérémonial,

Ta main s'emballe sur ce morceau de chair.

 

J'essaie de retenir mon plaisir imminent,

Mais l'issue est sans appel, je m'en libère.

Pour un instant, je ne touche plus terre

Mon foutre s'épanche généreusement.



 

Javier Trelis Sempere

Tu continues ton œuvre méthodiquement,

Même si mon sexe devient douloureux.

Tu me presses d'un baiser amoureux,

Mon esprit vagabonde dans les limbes, inconscient.

 

J'ouvre les yeux sur ce jour,

Reconnaissant de le vivre avec toi.


Christian Bailly

Tous droits réservés

21/08/2026

vendredi 21 août 2026

Le voile de l'aurore

 




De dessous le voile de l'aurore,

il s'éveille,

sort de sa chrysalide,

encore fragile,

à peine lucide,

alors que le monde

se couvre d'or...

 

Des nuées matinales,

à peine dissipées,

son corps nu

émerge,

l'arrache

à son rêve érotique.

De son amant,

il espère

l'étreinte

qui comblera

son envie viscérale.

 

Il souhaite ardemment

sentir le voile

se déchirer

pour lui révéler

son sexe indocile,

gonflé de sève,

alors qu'il s'illustre

par l'indécence

de son désir

devenu exigeant.

 

Il attend d'aller

au bout de son rêve

et de se répandre...

Il veut sentir

s'échapper

la lave

incandescente

de ses entrailles

incendiées.

 

Il veut nourrir

son homme

de son miel opalescent

et sentir sa langue

gourmande

venir cueillir

la dernière larme

de son plaisir...

 

Puis

dans ses bras vigoureux,

contre sa poitrine solide,

le long de son corps

mature,

il souhaite

simplement

se glisser sous le voile

et partager ses rêves

vaporeux...

 

Alors que le monde

se couvre de l'or

du crépuscule...


du net

 

Christian BAILLY

Tous droits réservés

04/08/2026

samedi 25 juillet 2026

Accord

 

La mort d'Abel par François-Xavier FABRE remanié par Asra Zero



 Pour clore l'accord

de nos corps à corps

tu te vides de ta sève.


Elle se répand

sur la terre de ma chair

terrassée par l'effort.


du net
 

Comme un arbre foudroyé,

tu tombes,

emporté par la petite mort,

dans un éclair sublimé.


Ma chair se déchire

pour laisser s'échapper,

de ma  plaie béante,

la vie qui couvait en moi.


du net


Près de toi, mon corps,

paralysé par la douleur

d'aimer et d'être aimé

s'endort.


Je sombre dans le bonheur

de t'aimer 

 

du net


Texte  Christian Bailly

Tous droits réservés

25/05/2026