mercredi 16 mai 2018

Ô Toi…




Cody Furguson




Ô Toi, Aube cruelle, tu me sors de mes songes,
Pour ouvrir la porte aux regrets qui me rongent.
Sur moi, l'obsession de ce que je suis en vérité,
Dépose le voile noir et pesant de mon autodafé.








Cody Furguson







Ô Toi, Jour interminable, tu prolonges mon supplice,
Sous tes projecteurs, les preuves de mon préjudice.
Aux images de beaux mâles aux derrières rebondis,
Mon esprit s'affole, me soudoie, malgré les interdits.



















Ô Toi, Crépuscule, avec toi, arrive sournoise rébellion,
Elle annonce de mon entendement les tourbillons.
De ton clair-obscur, elle s'accommode, ma faiblesse,
Pour que je transgresse mes odieuses promesses.










Cody Furguson




Ô Toi, Nuit furtive, tu ensorcelles mes sens exacerbés,
Tu déposes, sur mon corps humilié, mes désirs mortifiés.
Dans tes profondeurs, ma noirceur hante mon âme,
Pour que sur-le-champ, à la dérobé, je me damne.












Ô Toi, Nuit profonde et muette comme une tombe,
À tes viriles ombres, avec remords, je succombe.
En ton sein charitable, j'apaise mes indignes envies,
Sous le pâle sunlight d'une lune à toi asservie.
















Ô Toi, Nuit secrète, je te confie mes défaillances,
Quand je voudrais me démettre de mon allégeance.
Mes dépravations me mortifient avec obstination,
À ma naissance illégitime et maudite, ma dénégation.














Ô Toi, Nuit, emporte-moi, au loin, dans ton néant,
Loin de mes turpitudes, loin de ce pesant présent.
Dans ta noirceur, je veux me fondre, disparaître,
Ne plus servir mes singuliers penchants, ne plus être.







Christian Bailly
Tous droits réservés
19/06/2014

samedi 12 mai 2018

Apogée



Illustration : RD Riccoboni










Sous un rayon de lune opalescente
Accrochée à la voûte interstellaire,
Baldaquin de notre couche salutaire,
S'aimaient nos âmes indécentes.






















Brise légère de terres lointaines,
Parfumée de jasmin et de roses,
Sifflait dans les arbres en virtuose,
Soufflait sur nos chairs son aubaine.























Le temps suspendu à son sablier,
Paralysa sa chevauchée pour nous,
L'instant d'enchaîner les remous,
De nos corps encore embrassés.























Le silence sur nos âmes délivrées,
Déposa les ailes d'une colombe,
Pour qu'ensemble elles succombent,
Aux vertiges des amours sublimés.



















C'est là, au sommet de l'Empyrée,
Que nous emportent nos désirs,
Pour découvrir de nos virils plaisirs,
La voie sacrée qui mène à l'apogée.










Christian Bailly
Tous droits réservés
18/06/2014


jeudi 10 mai 2018

Rendez-vous manqué

Depuis tôt le matin, à peine le soleil levé,
J'avais envie, en toi, de me noyer,
Mais le réveil trop tôt à sonné.
Lentement, le jour s'est écoulé,
Sans que je puisse oublier
Cette envie par laquelle j'étais tenaillé.

du net

Enfin, le soir est arrivé,
Mais le destin nous tenait éloignés.
J'avais pourtant envie de toi me griser.
J'ai vidé le cellier....Pour t'oublier.


Helen Facenna

J'aurais voulu à ton contact me brûler,
Pour toi, j'aurais voulu me consumer.
J'ai allumé la cheminée,
Et je me suis embrasé.


Helen Facenna

J'ai pris une douche glacée.
Mon ardeur alors c'est calmée,
Mais tu n'es pas sorti de mes pensées…

Helen Facenna



Le vent du désir est revenu m'attiser.
Toi seul pouvais le faire retomber 
Et ce remue-ménage, en moi, le calmer.
Je suis donc allé m'allonger

Helen Facenna

Et dans un profond sommeil, j'ai sombré,
Pour dans mes rêves te retrouver,
En toi m'oublier,
Et ainsi pallier
À ce rendez-vous manqué.

Helen Facenna



Christian Bailly 
Tous droits réservés

jeudi 3 mai 2018

Gourmandises



Steven C. Corry 





Allongé l'un tout contre l'autre, très sagement,
Nous échangeons quelques baisers amoureux.
Soudain, ta bouche prend la mienne sauvagement,
Tu engouffres ta langue dans mon four chaleureux.












Steven C. Corry 




Tu me fouilles profondément de ta bavarde,    
En moi, monte un désir farouche incontrôlable.
Irrésistible, despote, entre mes cuisses gaillardes
Mon sexe se gorge, se gonfle, imperturbable.





Steven C. Corry 








Je le sens là, irradier, inflexible, intrépide.
Contre mon ventre, ton pénis ostensiblement
Me fait sentir ses débordements tangibles.
Soudain, tu ouvres ma chemise sauvagement.








Steven C. Corry 








Tu te jettes sur mes tétons affermis et arrogants
Par le désir de se voir prestement consommés
Par ta bouche gourmande, affamée, sur-le-champ
Tu les dévores pour m'entendre me lamenter.









Steven C. Corry 







Tes mains habiles et fiévreuses sont exercées,
Bientôt, elles me débarrassent très promptement
De mon jean, de mon caleçon déjà auréolé
Des preuves de mon désir, de mon empressement.










Steven C. Corry 







Je mouille abondement, comme un adolescent
Par son tout premier coup d'essai, émoustillé.
La source de mon désir pressant et impertinent
De mon sexe fièrement érigé, s'épand à volonté.











Steven C. Corry 





Alors, tu enveloppes de ta bouche humide et avide
Mon gland décalotté, turgescent et sirupeux.
Envahi par une extase ineffable et perfide,
Impulsivement, je te confie mon sexe preux.

De ta langue agile, adroite et expérimentée,
Tu me tortures sans même daigner t'apitoyer.
Dans ta gorge profonde, je me laisse glisser,
Poussé par une envie perverse de t'étouffer.










Steven C. Corry 




De mes entrailles agitées, je sens le désir
Monter et me tenailler à perdre la raison.
De ta bouche, tu enveloppes sans coup férir
Mes couilles lourdes de mon délicat poison.

C'est leur liqueur virile que tu convoites.
Je résiste à tes assauts d'amant empressé.
Tes jeux ardents, en égoïste, je les exploite,
Ils me portent sur les rives de la félicité.













Steven C. Corry 


Mon phallus très orgueilleusement dressé,
Te défie de toute son humble grandeur.
Ta vénération pour lui est démesurée
Impatient, pourtant, tu attends son heure.

Tes abordages deviennent bientôt imparables.
Mon corps exalté et obscène se damne.
Aux plaisirs licencieux de la chair aliénable,
Peu à peu, sans repentir, tu me condamnes.








Ed Haslam





Ton dernier abordage est un coup de grâce,
Une onde profonde s'échappe de mes reins.
Mon corps tel un cheval se cabre avec audace,
Je sais pertinemment quel est ton dessein.












Steven C. Corry 


Dans un râle guttural de mâle agonisant,
Je laisse s'échapper de mon bas-ventre,
Ce jus de corps d'homme dont tu es friand,
Ce concentré suave, fruit de mon épicentre.

Il se déverse en longues salves abondantes.
Comme la pauvreté sur le monde, du coup,
Tu te jettes dessus avec ta bouche gourmande.
Tu te pourlèches, tu avales tout sans tabou.











Steven C. Corry 


Tu engloutis le jus de mon effervescence.
J'enfonce alors ma verge, mon hallebarde,
Pour te donner l'ultime goutte de mon essence.
Généreusement, je t'en offre jusqu'à la garde.

L'instant d'après, sur notre couche, je chavire
Comme une bête sauvage blessée, agonisante.
Je cède à la torpeur irrépressible du plaisir,
Pendant que tu me couvres de paroles aimantes.









Tes "Je t'aime" me comblent…

Steven C. Corry 

Christian Bailly
Tous droits réservés
12/06/2014

dimanche 8 avril 2018

Serment


Illustrations : Kenney Mencher








À nos cœurs les chaînes de notre amour
À nos lèvres les flammes de nos baisers
















À nos mains, sur nos corps, les discours
À nos corps ivres la liberté de nous aimer


















À nos yeux la profondeur de nos âmes
À nos chairs le feu ardent de nos désirs























À nos entrailles l'ivresse, qu'elles trament
À nos sexes, volupté et stupeur du plaisir




















À nos bouches évasion de mots d'amour
À nos pensées la ferveur des sentiments



























À nos âmes la communion pour toujours
À nos vies l'alliance pour la nuit des temps















En ces mots,
Notre amour, sous la foi du serment.



Christian Bailly
Tous droits réservés 
02/06/2014

jeudi 5 avril 2018

Le garant



Illustrations:Ali Franco

Cette nuit, donne-moi ce trésor que j'espère tant,
Offre-moi ton fourreau de chair et de sang embrasé,
Ouvre-toi à cette lame de fond qui va te submerger,
De ton instant de jouissance, elle se fera le garant.

 

Cette nuit, offre-moi ton âme, qu'enfin je me damne,
Je veux connaître de l'enfer les feux et les tourments.
L'amour maudit sera mon pain pour la nuit des temps,
À cette errance, je veux bien que l'on me condamne.

 

Cette nuit, donne-moi ton corps que je le mêle au mien,
Tous deux, alors nous ne ferons qu'un, seul et unique.
Abandonne ta chair ardente à mes désirs tyranniques,
Je t'invite, tu vas connaître l'ivresse des jeux païens.

 

Cette nuit, notre autel aura la couleur de ta pudeur,
Offre-moi ton innocence, blessons les convenances.
La voie sacrée pour un fugace instant de souffrance.
Je partagerai ma jouissance dans tes profondeurs.

 

Mon amour, je veux que tes soupirs déchirent la nuit,
Sur ton corps ébloui, je laisserai ma griffe indélébile.
Ta chair généreuse ensemencée de mon plaisir fertile,
Revendiquera sa jouissance depuis longtemps enfouie.


Tous droits réservés
Christian Bailly
27/05/2014

Libres cours - Au jardin des délices



Ici commence mon IV ème livret...

Libres cours 

Au jardin des délices 






Ici encore, mon cœur

Parle sans pudeur,

Ni fausse pudeur, 

De mon bonheur… 


Ma plume est son esclave, 

C'est sans entrave, 

Qu'il déverse tout ce qu'il ressent 

Pour qu'elle couche tous ces instants,

Sur le vélin, pour l'éternité 

Pour ne jamais les oublier… 




Tous droits réservés 


Photo Christian Bailly