Nous partons nous promener sous la
charmille.
Alors que nous avons encore les
papilles
Tout émoustillées par notre
déjeuner,
Pour profiter de cet après-midi
ensoleillé.
Toute la nature semble fêter cet
événement,
En cadeau, elle nous offre ce
printemps,
Et l'abondance de sa renaissance,
Nous convie ardemment à faire
bombance.
Nous sommes sensibles à ce qui nous
est offert,
À son écoute, nos corps vibrent de
concert.
Nous traversons le pré semé de
boutons d'or.
Nous ne pouvions rêver plus harmonieux
décor.
Guidés par notre amour, nous
trouvons un gîte
Pour laisser s'exprimer ce désir
qui nous habite.
À nos pieds, un lit moelleux
d'herbe grasse
S'offre à nous ; à nos yeux, il
trouve grâce.
Déjà, mes mains s'égarent entre tes
cuisses,
Puis s'attardent tandis que ton
jean glisse,
Libérant ton sexe tendu vers
l'horizon.
Je t'affranchis de ton polo sans
façon.
Nu, tu prends la pose ; je grave
quelques images,
Témoins de cet instant qui n'est
pas un mirage.
Je sens les effets imminents de ce
jeu amoureux.
Je sais ce que tu aimes et de moi
ce que tu veux.
Je te rejoins dépouillé de mes
oripeaux.
J'égare mes caresses et mes baisers
sur ta peau.
Nous nous livrons à un
corps-à-corps fougueux,
Jusqu'à l'extinction de nos cierges
victorieux.
Sur l'herbe tendre, nous restons
affalés,
Goûtant au bonheur d'une jeunesse
retrouvée.
Tout le monde est à la fête, dans
la canopée,
Complice, il nous offre, de son
concert, l'exclusivité.
Tous deux enlacés, nous savourons
cette félicité.
Bien sûr, sur nous deux les années
ont passé,
Mais ne sommes-nous pas des jeunes
mariés
Heureux de partager à jamais nos
destinées ?
Finalement, nous quittons le pré le
cœur léger
D'avoir célébré à notre façon cette
quatrième année,
Avant de fêter nos quatorze ans de
vie commune,
Et nos vingt ans d'amour, né au
clair de lune.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
23/04/2026