samedi 14 septembre 2019

Ne me quitte pas




Ne me quitte pas, 
Ne me laisse pas, 
Vide de ton amour,
Orphelin de ta chair, 
La douleur serait trop intense. 
Ne plus entendre battre ton cœur, 
Ne plus sentir vibrer ton sexe, 
Ne plus rassasier mes désirs, 
Serait la pire des sentences. 

“Self Portrait as Saint Sebastian” by Christopher Olwage

Ne me quitte pas, 
Ne me laisse pas, 
Seul dans la nuit, 
Froid dans mon lit, 
Le chagrin serait trop profond. 
Ne plus sentir tes baisers, 
Ne plus me brûler à ton brasier, 
Ne plus sentir ton feu en moi, 
Je connaîtrais la déraison. 

Andrew Moncrief


Ne me quitte pas, 
Ne me laisse pas, 
Sans ta lumière, 
Je vais dépérir, 
Je connais déjà les séquelles. 
Ne plus m'épanouir avec toi, 
Ne plus exhaler l'amour, 
Ne plus vivre pour toi, 
Serait un destin bien cruel. 



Chris Lopez


Ne me quitte pas, 
Ne me laisse pas, 
Mon âme déjà se fane, 
Comme une rose sans la passion du poète, 
Mon cœur déjà se meurt, 
Comme une fleur sans jardin pour éclore, 
Je te dois ma destinée inhabituelle, 
Tu m'as donné des ailes, 
Pour m'élancer vers toi. 

Bruce Sargeant


Ne me quitte pas, 
Ne me laisse pas, 
Dans ton ciel, 
Je veux m'envoler, 
Partager avec toi les délices de l'Empyrée. 
Là, nous nous aimerons comme des dieux, 
Pour l'éternité, dans la gloire de notre amour, 
Avant de mourir comme des hommes, 
D'être oubliés par ce monde. 


du net


Ne me quitte pas… 
Ne me laisse pas… 
Vivre sans toi.







Christian Bailly
Tous droits réservés
25/01/2015

mardi 3 septembre 2019

Le soleil de l'homme, c'est l'homme



Illustrations Cauro Hige 

Le soleil de l'homme, c'est l'homme
(Paroles de Jules Michelet)

 

Tu brilles dans mon ciel déjà automnal.
Tu fais le printemps fortuit dans mon jardin.
L'été de tes ardeurs réchauffe ma chair,
Repousse les froideurs qui m'attendent

 

Tes aurores grandissimes font mon bonheur,
Sortent mes désirs des torpeurs du sommeil,
Avivent  mon appétit pour tes fruits savoureux,
Éclaboussent tout mon royaume de sa rosée.

 

Aux caresses de tes rayons brûlants de désir,
J'abandonne mon corps qui quémande         
Les chaleurs incendiaires de la jouissance,
L'engourdissement délicieux de la petite mort.

 

Toi mon homme, mon adoré, tu es mon soleil.
Tu brilles dans mon ciel azuré et serein.
Tu guides chacun de mes pas vers le futur.
Grâce à toi, je n'ai plus peur de mon hombre.


Toi mon homme, mon adoré, tu es mon soleil,
Et je louange tes bienfaits sur ma destinée.
Tu as fait de moi, l'esclave de mes appétences,
Mais un homme libre d'aimer à sa convenance.

Toi mon homme, tu es mon soleil…



Christian Bailly
Tous droits réservés
16/01/2015

mardi 27 août 2019

À ta source


Illustrations Eric Massart


Boire à ta source,
Boire à ta source de vie,
Laper tes ondes intimes,
Tes suintements secrets,
Dérober tes larmes cristallines,
Me délecter du sel de ton amour.


Boire à ta source,
Boire à la source de ton désir,
Tirer à la fontaine de tes sens,
Ton eau-de-vie qui me grise,
Excite mes appétences,
Sans assouvir ma soif.

 

Boire à ta source,
Boire à ta source du plaisir,
La sève de tes réjouissances,
Le philtre ultime de ta passion,
M'abreuver sans me rassasier,
De tes débordements voluptueux.

 

Boire à ta source,
Boire à ta source de volupté,
Me gaver de ton breuvage,
Qui s'écoule en flots impétueux,
Me noyer dans tes flux orgasmiques,
Et succomber au bonheur.

 

Boire à ta source,
Boire à ta source d'amour,
Remplir mon cœur d'allégresse,
Succomber à l'ivresse,
De me savoir aimé,
Et m'endormir rassuré.


Christian Bailly
Tous droits réservés
08/01/2015

dimanche 18 août 2019

De l'aube au crépuscule.

Bernard Picart

Au crépuscule de ma vie,
Tu es l'aube de mon nouveau destin.
Ton aura m'effleure comme un soleil levant,
Sur moi courent les frissons du bonheur.

Académie dite Patrocle, 1780, Jacques-Louis David


Dans tes yeux, l'éclat de ta jeunesse évanescente,
J'y cueille les reflets de tes désirs persistants,
Pour abreuver ma fougue amoureuse.
Grâce à toi, ma vie est un printemps éternel.

Alexis-Joseph Mazerolle   Etude pour l'Esclave mourant


Une sève ardente coule dans mes veines,
Désaltère mon cœur langoureusement épris.
La caresse de tes desseins attise mon appétit.
Chaque jour est une aurore prometteuse.


Académie d'homme couché - GUERIN Pierre Narcisse (dessinateur)

Des tes quelques gouttes de rosée offertes,
Je tire mon incommensurable raison de vivre.
Sur mon corps, se lèvent les moiteurs matinales
D'un désir irrésistible d'exister pour toi.

François-Hubert Drouais   Académie d'homme


Dans ton ciel, je veux chevaucher tes rêves,
Caresser l'espoir d'un amour éternel,
Où tu seras ma lumière à perpétuité.
Tes ardeurs attisent mes braises sénescentes,
Ravivent en moi les feux de la passion,
Dépouillent mon âme acquise à ta cause.

Homme nu couché sur le dos - ALLORI Agnolo (d'après) ; anonyme


Mon ami, tu es mon maître, mon Roi-soleil.
Ton amour m'inspire de l'aube au crépuscule.
Ta flamme illumine et réchauffe mes nuits.
Mon ciel restera ta maison pour l'éternité.

Hongtao Huang


Christian Bailly
Tous droits réservés
05/01/2015

mardi 13 août 2019

Merveilles


Ô. Jeune mâle ! 
Fier de ta virile prestance,
Tu exposes ta fleur du mal, 
À mon antique concupiscence.


Andrew Potter 

Dans ces fruits délicieux,
Je veux bien croquer, 
Avant d'être trop vieux,
Pour pleinement les savourer 


Andrew Potter 

Pour toi, je suis prêt
À oublier la sagesse. 
Offre-moi tes apprêts,
Tu auras droit à mes largesses. 


Anonymous painting of a male nude

Pour tant de beauté,
De viriles magnificences, 
Je veux bien me damner,
Pour te prouver mon efficience. 


Andrew Potter 

Laisse-moi admirer,
Tes trésors, tes merveilles, 
Les adorer, les vénérer,
Devenir une laborieuse abeille. 


Andrew Potter 

Laisse-moi butiner,
Cette fleur du mâle. 
À nul autre égal régal,
Que ses quelques gouttes de miel…


Cody Furguson



Christian Bailly 
Tous droits réservés
04/01/2015



samedi 3 août 2019

Nuit


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Two Men in Bed – Miyu Galerie
Sur nos corps alourdis de sommeil, la nuit tombe.
Ton corps caressant épouse étroitement mon corps.
Ton souffle long, dans mon cou, berce mon âme
Elle bascule dans le monde chaotique des rêves.
Ta main, posée sur mon sein, protège mon cœur.
Ton sexe engourdi se love tout contre mes reins.
Nos jambes s'entrelacent comme des lianes,
Nos pieds se cherchent, se caressent, s'unissent.
Tu pars le premier pour ton voyage nocturne.
Je m'endors en attendant un autre jour d'amour,
Me disant, puisse ce bonheur durer toujours.

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Miguel Angel Reyes
Dans la nuit, nos corps indolents se défont, s'éloignent,
S'appellent, se cherchent, se retrouvent à tâtons.
Ta main s'enquiert de mon sexe endormi, le réveille,
Je me tourne vers toi pour le nicher contre tes reins.
Mon corps ensommeillé épouse étroitement ton corps.
Délicatement, ma main se pose au creux de ta hanche.
Sur la soie de ta peau fine, délicate et transparente,
Mon souffle profond, dans ton cou, berce ton âme,
Plongée dans le monde très fermé de tes rêves intimes.
Je me rendors, en attendant un autre jour d'amour,
Me disant, puisse ce bonheur durer toujours.

Résultat de recherche d'images pour "Cody Furguson art"
Cody Ferguson

Dans la nuit, nos corps indolents se défont, s'éloignent,
S'appellent, se cherchent, se retrouvent à tâtons.
Le réveil nous extirpe brutalement de notre torpeur.
Nos corps, instinctivement, se réunissent, s'unissent.
Nos mains retrouvent le chemin l'une de l'autre.
Nos bouches s'entrouvrent pour conjuguer le verbe aimer,
Nos yeux se bercent du bonheur de se retrouver.
La chaleur de ta chair envahit ma chair déjà palpitante,
L'ardent de ton corps envahit mon corps effervescent.
Je me réveille à ce nouveau jour d'amour,
Me disant, puisse ce bonheur durer toujours…

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Chris Lopez




Christian Bailly
Tous droits réservés
22/12/2014


mardi 16 juillet 2019

Antiques désirs

Illustration du net.

Ô. Pan, toi mon divin satyre, 
Je veux être ton Adonis, 
Devenir ton intime Daphnis, 
Souffrir d'amour en martyr.


Quand tu seras bouc, 
Et que je serais chèvre, 
J'approcherai mes lèvres, 
Et je boirai à ta touque.


Ta fourrure sur mes reins, 
Embrasera mes arrières, 
Je t'ouvrirai mes barrières, 
Ma voie à tes desseins.


Notre union luciférienne, 
Sèmera la tourmente, 
Mais les injures infamantes, 
Sur nous en pluies diluviennes,


N'éteindront pas les ardeurs, 
De nos amours interdites, 
Notre affection inédite, 
Notre source de bonheur.


Je deviendrais ton éromène, 
Ô. Pan, soit mon éraste ! 
Oublions mon destin néfaste, 
L'Olympe sera notre scène.



Christian Bailly
Tous droits réservés
16/12/2014

samedi 8 juin 2019

Beautés viriles


Igor Sychev
 Beautés viriles trop souvent dédaignées,
Souvent censurées par la bienséance,
Détrônées par les féminines magnificences,
Vous n'avez pourtant rien à leur envier.

Igor Sychev
À chacun ses splendeurs harmonieuses !
À votre puissance toute brutale et saillante,
À votre sexualité toute fière et arrogante,
S'accordent leurs rondeurs voluptueuses.

Igor Sychev
Point de lait du tout sous votre sein d'airain,
Mais un grand cœur charitable et vaillant.
S'ils ne sont pas prédestinés à l'enfantement,
Vos ventres sont le terrain de bons grains.

John Hamilton Mortimer
 Entre vos bras puissants et laborieux,
Votre poitrine ferme, assurée et généreuse.
Entre vos cuisses musclées et vigoureuses,
L'objet de méditation, le sujet scabreux !
John Singer Sargent 
Comme il est attendrissant ce petit oiseau,
Quand, au repos, il se fait humble et modeste.
Fier, impétueux et arrogant quand il manifeste
Son désir, il prouve qu'il n'est pas un agneau.
Kenney Mencher
Et que dire des rondeurs de ces postérieurs
Qui captent les regards concupiscents ?
Emballés ou dépouillés de tous parements,
Leur fermeté est le témoin de leur vigueur.

Chris Lopez 
Beautés viriles, en ces vers mes honneurs.
Je cajole les attraits de vos chemins censurés,
Et je le dis, je vous dois cet amour prohibé
Qui fait aujourd'hui mes joies, mon bonheur.

Eric Massart 


Christian Bailly
Tous droits réservés
25/11/2014

mercredi 8 mai 2019

Pudeur


Illustrations: Peintures de Richard Laeton









Je tais ces mots qui me font peur,
Je crains de rompre de mes sentiments, le secret,
Et des tiens la pudeur.

En silence, j'observe les preuves qui trahiraient
Ce sentiment auquel je n'ose espérer
Tant il saurait combler mes souhaits.













J'attends…












J'attends l'aumône de tes sentiments étouffés.
J'attends les gestes retenus, les mots suspendus.
J'attends de toi un faux pas, de te voir trébucher.

J'attends, l'âme et le cœur résignés,
De voir ce trésor caché dans l'écrin de ton sein
Étalé à mes pieds.














J'attends...












J'attends ton mea-culpa, ta rédemption.
J'attends de ta virile pudeur, qu'elle tombe le voile.
J'attends l'aveu de ta faute par omission.

Oui, j'attends de ton indicible amour,
Qu'il veuille bien apaiser la torture de mon âme,
S'offrir indécemment au grand jour.














J'attends...















Faut-il pour mettre fin à cet atermoiement
Que je transperce de ma flèche impudique
Ce cœur chaste et résistant?































Faut-il que je brise la glace de nos appréhensions
Pour que face-à-face, nous regardions
L'inavouable se révéler à nos yeux, notre affection?


































D'un faux pas, je n'ose m'aventurer,
De peur de tout perdre,
De perdre l'essence même de ce qui me fait subsister,

L'espérance de vivre par toi aimé !













Christian Bailly
Tous droits réservés
18/11/2009