| Dessin et mise en page Stéphane Gourion |
Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie - A toi, Mon Ami… Parce que tu es Mon Ami, j'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu. Le masque est tombé, j’ai baissé les armes, je t'ai ouvert le livre de ma vie écrit à coup de griffes, à l'encre de mes larmes… Dans Aveux, vous trouverez tout au long de ces poèmes libres, l'expression impudique de mes souffrances, de mes attentes, de mes bonheurs, de mes espoirs, de mes fantasmes,d'une passion qui s'épanouit en poésie. C. Bailly
| Dessin et mise en page Stéphane Gourion |
Nous partons nous promener sous la charmille.
Alors que nous avons encore les papilles
Tout émoustillées par notre déjeuner,
Pour profiter de cet après-midi ensoleillé.
Toute la nature semble fêter cet événement,
En cadeau, elle nous offre ce printemps,
Et l'abondance de sa renaissance,
Nous convie ardemment à faire bombance.
Nous sommes sensibles à ce qui nous est offert,
À son écoute, nos corps vibrent de concert.
Nous traversons le pré semé de boutons d'or.
Nous ne pouvions rêver plus harmonieux décor.
Guidés par notre amour, nous trouvons un gîte
Pour laisser s'exprimer ce désir qui nous habite.
À nos pieds, un lit moelleux d'herbe grasse
S'offre à nous ; à nos yeux, il trouve grâce.
Déjà, mes mains s'égarent entre tes cuisses,
Puis s'attardent tandis que ton jean glisse,
Libérant ton sexe tendu vers l'horizon.
Je t'affranchis de ton polo sans façon.
Nu, tu prends la pose ; je grave quelques images,
Témoins de cet instant qui n'est pas un mirage.
Je sens les effets imminents de ce jeu amoureux.
Je sais ce que tu aimes et de moi ce que tu veux.
Je te rejoins dépouillé de mes oripeaux.
J'égare mes caresses et mes baisers sur ta peau.
Nous nous livrons à un corps-à-corps fougueux,
Jusqu'à l'extinction de nos cierges victorieux.
Sur l'herbe tendre, nous restons affalés,
Goûtant au bonheur d'une jeunesse retrouvée.
Tout le monde est à la fête, dans la canopée,
Complice, il nous offre, de son concert, l'exclusivité.
Tous deux enlacés, nous savourons cette félicité.
Bien sûr, sur nous deux les années ont passé,
Mais ne sommes-nous pas des jeunes mariés
Heureux de partager à jamais nos destinées ?
Finalement, nous quittons le pré le cœur léger
D'avoir célébré à notre façon cette quatrième année,
Avant de fêter nos quatorze ans de vie commune,
Et nos vingt ans d'amour, né au clair de lune.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
23/04/2026
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| Icare de Bogdan Goloyad Sculpture sur bois |
Sa beauté
l'avait fait chanceler,
Sa lumière
l'avait égaré.
De son chemin,
il s'était détourné
pour rejoindre
le temple de la chair.
Vers Priape,
il finit par se tourner,
séduit
par de beaux apollons.
Il avait bu
le nectar des hommes,
au plaisir,
il avait succombé.
Son corps,
il en fit une offrande,
le livrant
aux âmes damnées.
Il donna
ce qu'il avait appris,
l'amour
teinté de compassion.
Des hommes,
il connut la douceur,
de leurs sexes,
il endura les brûlures.
En eux,
il découvrit les vertus
mais aussi
les ombres coupables.
À la luxure
il s'abandonna,
et le désir,
lui brûla les ailes.
À jamais,
il devint l'ange déchu,
banni des cieux
arraché à sa stèle.
Mais sur terre,
il trouva enfin sa place :
un destin
qu'il avait rêvé d'embrasser.
| "L'Ange déchu" d'Alexandre Cabanel |
Christian Bailly
Tous droits réservés
08/04/2026
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| Photo Christian Bailly |
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| Jo Beer |
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| Julian Hsiung |
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| Todd Yeager |
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| Jason Ebrahimi |
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| Rick Herold |