mercredi 14 février 2018

Effeuillage


Illustrations : Lin Jun-Liang 






Nos âmes conquises
Ne cachent rien de leurs aspirations.
Nos caresses exquises
Ne cachent rien de leurs intentions.









 







Nos cœurs dépouillés
Ne cachent rien de notre amour.
Nos corps dénudés
Ne cachent rien de nos atours.

















Nos chairs enflammées
Ne cachent rien de leurs désirs.
Nos sexes surexcités
Laissent s'échapper notre plaisir.



















Nos corps rompus
Se cachent sous la soie.
Nos cœurs repus
Ne cachent pas leur joie.











De silencieux mots d'amour,
Nos yeux se murmurent.
Nos bouches, à court de discours,
Du baiser, connaissent la brûlure.


 Christian Bailly
Tous droits réservés
08/02/2014

dimanche 11 février 2018

Libre !




Aujourd'hui, enfin je découvre la lumière !
Une partie de ma vie dont je ne suis pas fier
S'enfouit dans les profondeurs de mon passé,
Avec, j'ensevelis mes larmes et ma duplicité.




Comme un éphémère, à sa dernière heure,
Je suis émerveillé par autant de bonheur,
Et quitte à mourir, autant me brûler les ailes,
Dans un dernier baroufle d'amour charnel.



À l'échelle de l'univers, je sais, je ne suis rien,
C'est pourquoi, je m'efforce d'être épicurien.
Ma vie, sur cette terre opulente, sera brève,
De me prendre, la faucheuse déjà en crève.



Alors je m'agite dans ce tourbillon inhumain,
Où je ne compte pas plus qu'une putain.
Moi aussi, j'ai beaucoup d'amour à donner,
Mon âme, mon corps à cela se sont voués.



Même si par le passé tous deux m'ont trahi,
Nous n'en sommes pas moins devenus amis.
Enfin en accord, ils partagent la gouvernance
De mon nouveau destin dénué de turbulence.




Jamais une pareille félicité, pour moi interdite,
M'avait été donnée de vivre avec légitimité.
Aujourd'hui, je peux assumer, je n'ai plus à fuir,
Ni ce que je suis depuis toujours, le démentir.


Je suis libre ! Oui, je suis libre !
Libre d'être…
Libre d'exister…



Libre de vivre ma réalité… Mon identité.
Libre d'assumer mon évidence…
Je suis libre !


Christian Bailly
Tous droits réservés
16/01/2014

vendredi 19 janvier 2018

Poète maudit

Paul Verlaine



Pour toi, je voudrais être un "Poète maudit" (1)
Pour vivre à tes côtés "L'écume de mes jours". (2)
Sans toi, la vie était une "Saison en enfer", (3)
J'étais ballotté comme un "Bateau ivre". (3)
Je te dois les "Illuminations" de ma vie. (3)











Boris Vian









Avant toi, j'ai connu "L'irrémédiable", (4)
J'ai touché du doigt "L'irréparable". (4)
Quand pour toi, je suis sorti du "Buffet", (3)
Tu es devenu "Mon rêve familier", (1),
Mon "Aube spirituelle, (4)
"Mon soleil couchant", (1)
"Ma Bohême" (3), "Mon obsession", (4)
"Soleil et chair" (3), Mon "Paradis artificielle". (4)









Arthur Rimbaud







Aujourd'hui, j'oublie "L'alchimie de la douleur", (4)
Prés de toi, ma vie est une "Fête galante", (1)
Autant qu'une "Promenade sentimentale",(1)
J'oublie ce qu'était "Jadis et naguère", (1)
Quand j'étais encore dans les "Limbes",(1)
Pour ne vivre que d'"Amour" et de "Bonheur".(1)

Charles Baudelaire






Pour toi, j'attends l'"Harmonie du soir", (4)
Pour dire "La prière d'un païen", (4)
La nuit, pour écrire avec toi "Invitation au voyage". (4)
Avec toi, j'échange la "Sagesse" pour la "Chair", (1)
Pour toi, je veux mourir des "Fleurs du mal", (4)
"Mon cœur mis à nu", pour te montrer mon amour, (4)
Avant de connaître "Les ténèbres", (4)
"Le crépuscule du soir" (4)…

(1) De Paul Verlaine
(2) De Boris Vian
(3) D’Arthur Rimbaud
(4) De Charles Baudelaire







Christian Bailly
Tous droits réservés
15/01/2014

Bonne Année 2018 - Happy New Year 2018


Chers Amis 

Désolé pour mon long silence, mais les événements ont bien occupé mes dernières semaines…
Je n’ai pas abandonné mon blog qui me tient tant à cœur et je ne vous ai pas oublié… Ce sont seulement les aléas de la vie qui en sont la cause...

Pour commencer une partie du mois de décembre a été consacré à mon Bébé qui s'est retrouvé à la maison suite à sa rupture conventionnelle dans le but de quitter la région et de descendre dans le sud...  Notre projet 2018 !

Puis je me suis affairé à la préparation de Noël que nous sommes allés passés tous en famille chez ma fille près de Rochefort... Ensuite, nous devions descendre sur Perpignan pour fêter le 1er de l'an chez mes parents avec les parents de mon compagnon... Après de belles fêtes de Noël avec mes enfants et petits enfants, le 27 décembre, nous étions sur le point de partir quand le téléphone a retenti pour nous annoncer le décès du papa de Bébé... 
Après tous ces moments de bonheur ce n'était pas une douche froide, mais une douche glacée !! Nous avons donc pris la route direction Montpellier...
Avec les fêtes du 1er de l'an, les obsèques se sont étalées jusqu'au 5 janvier. Un moment très difficile à passer. Je suis allé passer tout de même 1er janvier avec mes parents, mais sans Bébé qui était avec sa famille et je suis revenu le lendemain. La semaine dernière, je suis resté à Montpellier pour garder sa maman qui fait Alzheimer, tandis que Bébé est remonté pour mettre l'appartement en vente comme c'était prévu. 

Maintenant, il va falloir s'organiser, trouver une solution pour sa maman qui est bien avancée dans la maladie et nous trouver un logement sur Sète puisque c'est la destination que nous avons choisie.... 
Voilà les explications pour mon long silence... Je vais être un peu moins présent pendant quelque temps... Ne m’en voulez pas, je compte sur vous ! 
Il me reste à vous souhaiter à tous, Chers Amis, tous mes bons vœux de santé, d'amour et de bonheur... Je vous souhaite tout le meilleur pour 2018 et vous embrasse très amicalement

Avec mes plus belles amitiés 

Christian



samedi 16 décembre 2017

Petite mort


Illustrations: Cody Furguson 






Sur mon corps embrumé par le sommeil,
Tu poses de savantes caresses ; elles réveillent
Mon démon encore engourdi par la nuit.
Ma chair sous tes mains agiles, déjà, frémit.















À la merci de tes envoûtants sortilèges,
Je me laisse peu à peu prendre au piège
Par les mots d'amour dont tu me berces.
Mon âme s'abandonne à ton commerce.














Dompté par tes étreintes hardies, mon corps,
Pourtant, se cabre, plus amoureux encore.
Tes supplices répondent à mes suppliques
Ma chair exulte sous tes caresses tyranniques.









Tout de moi est à toi, sans aucune réserve.
Je fais le don de tout mon corps à ta verve
Voluptueuse, aux fantaisies de ton désir.
Tout de moi sous ton joug aspire à t'obéir.













Ma soumission émoustille ton appétence.
Emporté par les gages de tes compétences
Je t'offre ma douleur en preuve d'amour.
J'attends les fruits de ton ardent labour.













Dans le martyr du désir, j'attends la mort,
L'instant sublime ou le plaisir nous mord,
Où nos entrailles enchevêtrées répandent
Cette jouissance qui tant nous affriande.














L'instant sublime de la délivrance arrive.
Au gré de nos désirs, nos sens à la dérive
Se débauchent, succombent aux plaisirs.
La nuit recueille notre dernier soupir…










Christian Bailly
Tous droits réservés
14/01/2014

vendredi 8 décembre 2017

Mon Magicien d'Oze...

Illustrations: Dessin érotiques de Jean Cocteau














Toi mon magicien d'ose…

Quand sur mon cœur, tu poses
Tes mains, j'oublie mes névroses
Alors, je m'épanouis comme une rose.




















Sur mon corps qui s'ankylose.
Tu te manifestes en virtuose.
Tu le sais de ma chair émue, tu disposes.



















Avec maestria, tu composes
Sur mon sexe ; pour toi, il s'expose,
Pour que ton protocole, tu lui imposes

















Quand sur mon sein, tu déposes
Des baisers, mon âme sous hypnose
Ouvre grande, pour toi sa maison close.





















De toi mon magicien d'ose….
Au creux de mes reins, ta chose
Pour mon plaisir, fait dans le grandiose.





















Je ne fais rien qui t'indispose.
À tes assauts, point je ne m'oppose.
À cet instant, nos désirs sont en symbiose.



















J'attends de prendre ma dose,
Et quand vient l'instant où tu exploses,
De ta rosée de mâle aimant, tu m'arroses.















Soudain, tout en moi implose,
Et je meurs de cette overdose...
Terrassés, nos corps repus, sur le lit reposent.























Christian Bailly
Tous droits réservés
17/11/2017