jeudi 19 janvier 2017

Quand…



Patick Paris -Loups





Quand la pleine lune effleure nos corps nus,
Quand je deviens plus chienne que loup, 
Quand sur mon corps, tu souffles ta folie,
Je t'aime.








Steven Clayton Corry











Quand de tes caresses, tu griffes ma peau,
Quand mon sein espère les crocs de tes baisers,
Quand de ta dague acérée, tu déchires ma chair,
Je suis à toi.







Guercino - Apollo and Marsyas








Quand tu m'enchaînes au rouage de ton désir,
Quand tu me supplicies sur l'autel du plaisir,
Quand tu écartèles ma chair de supplicié,
Tu es mon maître.










Arena of Fire by Leyna-art







Quand notre couche devient notre arène,
Quand tu me prends dans ton filet de rétiaire,
Quand j'attends de ton glaive, la peine capitale, 
Je t'aime. 







Guido Reni - le martyre des Saint Sébastien









Quand mon désir exacerbé espère la douleur,
Quand de tes mains, tu tenailles mon plaisir,
Quand j'espère de tes vindictes, les avanies,
Tu suis à toi.










Guido Reni - Apollon et Marsyas








Quand tu me tisonnes et que je m'enflamme,
Quand dans mes entrailles, j'attends ta lave,
Quand simultanément, j'explose et implose,
Tu es mon maître,












Quand dans la petite mort enfin nous délivre,
Quand nos corps s'affalent dans la nuit noire,
Alors que la pleine lune s'efface à l'horizon,
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.

Jean Simon Berthelemy - la mort du gladiateur

Christian Bailly
Tous droits réservés
19/01/2016


mercredi 18 janvier 2017

Jamais assez


La nuit étoilée par Vincent Van Gogh



Mon ami,
Ma plume n'aura jamais assez de mots pour te dire mon amour,
Je n'aurais jamais assez de feuilles blanches à noircir de l'aveu de mes sentiments,
Mes yeux ne trouveront jamais assez d'étoiles pour y accrocher mon bonheur,
Avant que la mienne s'éteigne à jamais.







Caravaggio - Boy with a Basket of Fruit






Mon bel ami,
Je ne connaîtrais jamais assez de printemps pour fleurir ton jardin,
Je ne connaîtrais jamais assez d'étés pour moissonner les girandoles de ton amour,
Je ne connaîtrais jamais assez d'automnes pour colorer mes sentiments,
Et pourtant, il suffira d'un hiver pour m'emporter loin de toi.












R.Masson Benoit




Mon bien-aimé,
Jamais assez de roses n'écloront pour te dire combien je t'aime,
Jamais le rossignol ne chantera assez fort pour couvrir les battements de mon cœur,
Jamais le vent ne soufflera assez fort pour emporter le désert de mon âme,
Quand l'heure sera venue pour moi de la sombre thébaïde.








Cabanel-Paradis perdu






Mon amour,
Il n'y aura jamais de paradis plus beau que tes bras qui m'enlacent,
Il n'y aura jamais pour moi d'enfer aussi cuisant que le sublime abîme de nos plaisirs,
Je n'aurais jamais eu de vie plus passionnée que celle vécue à tes côtés,
Je m'en irai avec un seul regret, celui d'avoir à te quitter.











Mais s'il le faut, là où je serais, je t'attendrai l'éternité qu'il faudra

Raphael Perez





J'illuminerai l'obscurité du souvenir de nos nuits voluptueuses,
Je réchaufferai ma chair refroidie du souvenir de nos désirs,
Je déchirerai le silence insoutenable du souvenir de nos soupirs,
Je m'évaderai pour venir te retrouver au milieu de tes rêves.









Là où je serai, je t'emmènerai dans mon cœur,
Là où je serais, je t'emmènerai dans ma chair,
Là où je serais, je t'emporterai dans mon âme

À jamais…

Ted Fusby

Christian Bailly
Tous droits réservés
18/01/2017

mardi 17 janvier 2017

Apaisement











Enfin, je dépose mon armure,
Mon corps pour toi adjure.
Comme celle d'un fruit mûr,
Ma chair attend ta morsure.















Je t'aime dans la démesure,
De tes fantaisies, tu me tortures,
Tu excites ma virginale blessure,
Sans que mon corps te censure.



















Tu connais tout de moi, le pur,
Et aussi de mon âme l'impur.
De mon corps, le plus obscur,
Je l'abandonne à tes forfaitures.






















En moi, de ton sexe pur et dur,
Je me prépare à la dictature,
Mais je lui ferai payer la facture,
Jusqu'à sentir enfin sa fracture.













De ces maux profonds et obscurs,
Du plaisir qu'ils me procurent,
De ton amour, de son envergure,
Mon cœur apaisé ainsi se rassure.



Illustrations  Juliusz Martwy

Christian Bailly
Tous droits réservés
14/11/2012

dimanche 15 janvier 2017

J'ai le cœur gay !









Mon cœur a le cœur gai !
Il a envie de danser, de sauter,
De partager mon bonheur,
Alors je le fais de bon cœur!


J'ai envie d'ouvrir mon cœur,
De faire le joli cœur,
Ce n'est pourtant pas le printemps,
Mais çà me prend, là, maintenant !















Je n'ai plus de pincement au cœur,
Je n'ai plus le cœur gros,
Enfin si! Il est gros comme çà
Prêt à offrir de l'amour, tout de suite, là !


Que voulez-vous, j'ai le cœur sur la main !
Pour mon aimé, et vous tous, il bat bon train,
Que voulez-vous j'ai bon cœur !
Alors, je veux partager mon bonheur !












Fini d'avoir le cœur gros,
Maintenant, j'ai le cœur au sec !
Finis de manger mon pain sec,
Je me suis libéré de mon fardeau !


J'avais le cœur au bord des lèvres…
Comme on dit, le cœur gros…
Je ne donnais pas cher de ma peau,
Je croyais devenir chèvre !








Ma peine me crevait le cœur,
On m'arrachait le cœur,
J'avais le cœur brisé,
Mon âme déchirée.


Il me fallait en avoir le cœur net,
Depuis trop longtemps çà me restait sur le cœur.
J'avais un cœur de lion, sans rancœur.
J'avais le cœur à l'ouvrage, pour être honnête !










À cœur vaillant rien d'impossible !
La vie m'avait brisé le cœur,
Je faisais contre mauvaise fortune bon cœur,
J'ai fini par faire sauter le fusible !




















Alors, j'ai dit ce que j'avais sur le cœur,
Mais tout de même, j'ai eu mal au cœur…
Avais-je un cœur d'artichaut ?
Non, j'avais besoin d'avoir chaud…
Au cœur !


Ma mère me serra sur son cœur,
Son amour venait du fond du cœur,
Pour elle rien n'avait changé,
Dès lors, j'ai eu le cœur léger !












J'aurais pu avoir le cœur de pierre,
Non ! J'ai eu celui d'un homme de cœur !
Il avait un cœur d'or, Mon Roi de cœur !
Je lui ai ouvert mon cœur et ma volière !














Je lui ai parlé à cœur ouvert,
De ce qui me crevait le cœur,
Je suis allé au cœur du sujet,
De ce que j'avais à cœur, l'objet.


Il a pris à cœur, mon cœur,
Nous avons eu, tout deux, un coup de cœur,
Depuis, c'est l'amour à cœurs perdus,
Cœur à cœur, à corps perdus.









Depuis, je m'en donne à cœur joie,
Avec mon joli Cœur,
Beau comme un cœur,
Et ce n'est pas qu'un coup de cœur !




















Mon cœur a le cœur gay…
Il a envie de danser, de sauter,
De partager mon bonheur,
Alors je le fais de bon cœur !


Avec vous… C'est un cri du cœur !







Illustrations : Manolo Yanes
http://www.manoloyanes.com/

Christian Bailly
Tous droits réservés
09/10/2012