dimanche 9 février 2014

Impudeur

Musée d'Orsay

Sur mon sexe fièrement dressé
J'imagine ton joli cul posé,
Mon dard enfermé
Dans ton ultime intimité. 
Ainsi de toi enveloppé,
Je me vois sans cesse gigoter.
Sous mes coups de bélier
Dans cette position…abandonné. 
J'aurais vue sur tes rondeurs convoitées.
De tes reins admirablement cambrés
Je sentirais, sous mes mains, s'échapper
Ton envie douloureuse de continuer. 
Tout deux ainsi drapés,
De désir et de volupté,
Nous sentirions notre plaisir approcher,
Notre envie de regagner 
Ensemble les Empyrées.
De nos sexes érigés
S'échapperait alors à la volée,
En salves longues et répétées, 
L'ambroisie de notre hyménée.
Par tant de plaisir épuisés,
Nous serions des amants comblés.
Ce serait la félicité…

C. BAILLY
Tous droits réservés

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