samedi 29 avril 2017

Muguet


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À l'ombre de nos séculaires vigiles,
Perles virginales, sur brindilles fragiles
Mollement courbées sous leur poids.
Éclat de senteur à l'orée du bois.

 

Sous la caresse de la brise légère,
Carillonnent de silencieuses prières,
D'une voix, ces grelots opalescents,
Pour l'avènement du printemps.


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En ce premier jour de mai épanoui,
Chacun de nous, ce brin réjouit,
Car généreux messager du cœur,
Il devient une promesse de bonheur.


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Je me souviens du temps passé,
Alors, mon aïeul faisait sa tournée
Pour distribuer à tous ses voisins
Petits bouquets préparés avec soin.


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Quelques brins, une jolie tradition,
Pour chasser l'hiver, les malédictions,
Joli brin de muguet du mois de mai
Tu m'invites alors à faire ce qui me plaît…

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Christian Bailly
Tous droits réservés
02/05/2013

jeudi 27 avril 2017

Les tumultes de notre passion

Illustrations : Loïc Le Phoque Fringant

  
J'entends en nous gémir les tumultes de la passion
Nos corps, en appétits, fomentent d'indicibles vœux.
En toi, j'ai envie de semer les fruits de la désolation,
En ces mots de mon âme infâme, te voici les aveux.

 

Ma chair est faible, je ne sais résister à tes appâts,
Je m'y laisse prendre, au diable ma conscience !
Même dénudé, ton corps n'est pas sans apparats,
Je m'avoue coupable, j'ai passé l'âge de l'innocence

 

À te voir, je ne sais pas comment dompter mes sens,
Ils se laissent corrompre pour bien mieux me servir.
Je sens monter en moi d'immorales concupiscences,
Ma chair incorrigible frémit à tes moindres désirs

 

De ta magnificence érigée, je ne sais me rassasier,
Tu connais ma générosité, tu en attends les bienfaits.
Tu payes ta contribution, tu fais tout pour m'extasier,
Jusqu'à me récompenser largement de mes forfaits.

 

Alors j'abandonne mon corps à ton mauvais sort,
Tu t'appliques, mets beaucoup de soin à ma punition.
Ma chair est disposée à reconnaître tous ses torts,
Point question de compromettre ma réputation.

 

Cet amour, que je te voue, te donne des privilèges,
Je te les consens, c'est le prix de mes forfaitures.
Tu te laisses aller, jusqu'à commettre le sacrilège,
Tu me fais payer comptant ma dette en nature.

 

Je sens en nous faiblir les tumultes de notre passion,
Nos corps, assouvis, fomentent de paisibles vœux,
L'un contre l'autre, se laissent tomber en pâmoison,
Oublient de leurs penchants, les élans sulfureux.

 

Sur nous, se pose délicatement, les ailes de la sérénité,
Nos corps en extase s'enlacent, s'épousent chastement.
Affranchis pour un temps des démons de leur virilité,
La nuit sur nous s'étale pour nous protéger jalousement.

Christian Bailly
Tous droits réservés
20/03/2013

mercredi 26 avril 2017

Pleurs


Illustrations : Paul Richmond 








J'ai pleuré sur ma naissance,
De ne pas être enfant désiré,
D'être le fruit de l'ignorance,
D'une jeunesse décapitée.

J'ai pleuré sur mon enfance,
Avec mon cœur désorienté,
De l'amour, son insuffisance,
De mon père, la carence.














J'ai pleuré à mon adolescence,
À la révélation de ma singularité,
En désavouant ma différence,
À refoulant ma sexualité.

J'ai pleuré sur mon alliance,
Pour sa normalité,
Pour les apparences,
De renier ma personnalité.













J'ai pleuré à leurs naissances,
Pour ce bonheur inespéré,
Un défi à mon existence,
De toute ma vie, ma fierté.

J'ai pleuré pour ma bivalence,
Qui peu à peu empoisonnait
Mon âme, mon existence,
À ma chair à nouveau s'imposait.










J'ai pleuré de ma mésalliance,
De connaître le désamour,
De reconnaître mon inélégance,
Mon erreur de parcours.










Alors j'ai fait ta connaissance,
Découvert un nouvel horizon,
J'ai désenchaîné mes sens,
À mon cœur défait le bâillon.

J'ai retrouvé ma confiance,
J'ai accepté sans condition
Les aléas de ma naissance.
Je me suis fait à ma situation.











J'ai découvert ma dépendance,
À l'amour, et aussi au bonheur
De t'aimer à ma convenance,
Avec ma chair, avec mon cœur…


Et j'ai souri à la vie…






Christian Bailly
Tous droits réservés
20/03/2013

samedi 22 avril 2017

Loin de toi

Illustration : Cornelius McCarthy







Loin de toi,
Mes pensées vagabondent,
De mon cœur vers ton cœur,
Mais se perdent dans le néant
De mon imagination stérile.



















Mes désirs me déchirent,
Écartèlent ma chair orpheline,
Exacerbent mes viriles pulsions,
Mes entrailles volcaniques.















Loin de toi,
Mon corps attend les réjouissances
De tes caresses, les délicatesses
De tes lèvres, leurs douceurs
De ton corps tous les outrages















Mon sexe est une fleur fanée
Qui ne demande qu'à refleurir
Pour être cueillies épanouie
Dans le creux de ta main virtuose













Loin de toi,
Mon ventre indigent crie famine
Quémande du mâle, sa pitance
Espère après son martyre
Les agapes, dans la liesse, le plaisir



















Mon âme veuve, peu à peu, s'étiole,
Comme une rose sans jardinier,
Dans un jardin oublié, en friche,
Abandonné à la mélancolie.














Loin de toi,
Je suis prisonnier de mes rêves,
Tu es le geôlier de la prison,
Où, avec eux, je m'embastille
En attendant que tu me libères.









Loin de toi…
Loin de toi…
Je n'espère que l'instant
Où je serai près de toi…

Christian Bailly
Tous droits réservés
08/04/2017

vendredi 21 avril 2017

Et pourtant…

Illustration : RD Riccoboni
http://rdriccoboni.com/index.html




Aujourd'hui de mes vingt ans
Il n'est plus temps, et pourtant…
Mon Ami, j'ai toujours envie
Avec toi de partager mes folies.

Oh ! Loin de moins la sagesse !
Aux déconvenues de la vieillesse,
Je préfère toutes les ivresses
De tes voluptueuses largesses.












Aujourd'hui de mes vingt ans
Il n'est plus temps, et pourtant…
Les années ont balayé ma vie.
Loin de moi ses infamies !

Fais-moi voir la vie en rose
Pour oublier mes névroses,
Avant que l'âge m'indispose,
Fais-moi connaître l'apothéose.

















Aujourd'hui de mes vingt ans
Il n'est plus temps, et pourtant…
J'ai envie de traverser ta vie
Avec éclat, devenir ton égérie,

Pour inspirer notre passion.
Livrons-nous à nos addictions
Sans la moindre restriction,
Avant l'heure de la résignation.








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Aujourd'hui de mes vingt ans
Il n'est plus temps, et pourtant…
Je t'aime comme un adolescent
Qui ne sait rien de ce qui l'attend…

Ô. Mon Ami! Ô. Mon Amour!

J'approche des trois fois vingt ans
Mais c'est dans tes bras d'amant
Que je veux voir passer le temps
Tout doucement, tout doucement…











Christian Bailly 
Tous droits réservés
14/03/2013




mercredi 19 avril 2017

Furie amoureuse



du net 




Bercé par les flots langoureux de mes discours,
Au gré des vents et des marées de mon amour,
Tu te laisses emporter sur l'océan de mes désirs
Tumultueux et indomptés, alors je te chavire.









Doug Simonson





Je sème sur ton corps nu cyclones et tempêtes,
Je dévaste tes terres sans tambour ni trompette,
De mes baisers, je saccage ta bouche hébétée,
Avant même qu'un je t'aime ne puisse s'échapper.






Kyrill Fadeyev








De mon désir sauvage et cruel, ta chair, je ravage,
Je sème la terreur sur ton sein pourtant bien sage,
De ton ventre, je fais un désert brûlant et avide
De recevoir la semence de mon sexe intrépide.











Kyrill Fadeyev




De mon corps agité, un désir indomptable abonde,
Je sens irrémédiablement une lame profonde
S'échapper, se répandre, tel un torrent tumultueux,
Pour envahir sans scrupules, ton ventre généreux.






Kyrill Fadeyev







Sans prendre congé, je libère ma rage amoureuse,
En moi se soulèvent des tourmentes licencieuses.
Je fonds sur toi comme la pauvreté sur le monde,
Je ne fais qu'une bouchée de ton désir qui m'inonde.









Kyrill Fadeyev










En moi, ta vie s'échappe, s'insinue dans mon enclave,
Dans un tout dernier soubresaut, je recueille ta lave.
Je meurs d'amour, épuisé par notre voluptueuse furie,
Et toi, comblé, tu me rejoins dans mon agonie.

Christian Bailly
Tous droits réservés 
07/03/2013