vendredi 28 février 2014

Cœur endeuillé


 Ce matin j'ai ouvert ma fenêtre,
La peine, en moi, c'est engouffrée.
Dans le noir, je me suis enfermé,
Pour cacher mon désir de ne plus être.

Dehors, les fleurs se sont fanées,
Les feuilles sont tombées, mortes.
Doucement j'ai fermé ma porte
Pour ne plus voir le monde crever.

J'ai enfermé mon cœur dans la douleur,
Déjà affamé de toi, mon corps délirant
Crie sa rancœur dans le silence déchirant.
Je n'ai plus une seule larme pour pleurer.

La tristesse en moi a repris sa messe.
Je n'ai plus le cœur à l'ouvrage de la vie.
D'amour plus le besoin, plus l'envie.
Mon désir découvre la sécheresse.

Enveloppée de son linceul de souffrance
Mon âme se laisse emporter par la folie,
Vers les rivages sombres de l'oubli.
Mon ciel se couvre de désespérance.

L'hiver s'installe sur mon cœur blessé,
Pour lui d'aimer il n'est plus l'heure.
Lentement il se couvre de froideur,
Et dans le lac gelé, il se laisse aller…

Pour moi…
L'hirondelle ne refera plus le Printemps.


C. BAILLY
Tous droits rservés
21/04/2010

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