De
tes bras amoureux, à peine suis-je libéré,
Les
mots viennent sans discontinuer me hanter.
Ils
dansent dans ma tête au fil de la journée,
Par
la seule pensée de toi, passionnément insufflés.
Ces
mots avec lesquels je joue sans m'épuiser,
Je
les couche inlassablement avec assiduité
Au
coin d'une nappe papier, sur un p'tit cahier,
Je
leur promets, de ma mémoire, la postérité.
Au
gré de mes phantasmes, de mon inspiration,
De
mes instants passés près de toi avec passion,
Ils
m'abusent, ils tourmentent mon imagination
Pour
que je cède, vaincu par leur machination.
Quand
épuisé de les écouter, je vais me coucher,
C'est
sans compter sur leur opiniâtreté.
Mon
envie ardente de te retrouver, submergée
Par
leur commérage, se laisse dompter.
Il
en est ainsi de mes jours et de mes nuits,
Par
eux je suis habité de midi à minuit,
Même
alangui, jamais je ne les éconduis.
Par
leur chant de sirène je suis séduit.
Complice
de tous mes soupirs impudiques,
En
leur compagnie, je frôle ton âme angélique,
J'assouvis
en secret mes désirs tyranniques,
Je
me laisse aller à mes litanies romantiques.
Des
mots… des mots qui chantent en chœur.
Des
mots…des mots d'émoi entre toi et moi.
Des
mots… des mots d'Amour pour toi.
Des
mots… des mots pour toucher ton cœur.
Encore
des mots… toujours des mots…
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Le Palais du Luxembourg - (Sénat) |
C. BAILLY
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