samedi 1 février 2014

Langueur automnale

Automne en Forêt de Fontainebleau

Sur un lit de feuilles automnales
Et quelques branches fraîchement coupées,

Je me suis allongé pour me réfugier
Loin du monde agité.
Par les couleurs chaudes de l'Automne, réchauffé,
Je me suis doucement laissé aller…

Mon âme, à la nature, ainsi abandonnée,
Pour de doux rêves, s'est envolée.
Dans mon sommeil, j'ai tout oublié,
J'ai retrouvé l'amant tant espéré.

J'ai senti son souffle m'effleurer,
Ses caresses, sur moi, vagabonder.
Dans ces bras je me suis laissé emporter
Pour le pays de la félicité.

Envouté, j'aurais voulu tout quitter,
Ne plus jamais me réveiller,
Dans l'hiver, doucement sombrer,
De plus rien m'inquiéter.

Pendant tout l'Hiver, ainsi hiberner
Pour au Printemps, par mon Prince, être baisé
Mais, soudain, j'ai senti l'Automne sur moi se poser,
Venir de sa fraîcheur me décaniller.

L'enchantement était brisé.


C. BAILLY
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