dimanche 31 août 2014

Transition


De cet Hiver qui se meurt, je garde les souvenirs
De nos longues nuits sur ta généreuse couche,
De nos caresses, de nos ébats, de ta bouche,
De nos matins languissants à tenter de nous désunir.

De cet Hiver qui se meurt, je brûle aussi d'entretenir
Les prémisses de ce bonheur qui, enfin, accouche,
De mes espérances, ces secousses qui me touchent
De ton amour, les ravissements exigeants du désir.

De ce Printemps naissant, j'attends le plaisir
De contempler le soleil caressant  ta frimousse,
Sentir ton corps me demander que je le détrousse,
L'exhiber, impudique, aux nues, finalement l'assaillir.

De ce Printemps naissant, j'attends de voir venir
Ses tapis de couleurs, ses nuits bien plus douces,
De sagement t'allonger  nu sur un lit de mousse,
Et doucement, te dévergonder, te faire frémir.

De ce Printemps naissant, je veux simplement t'offrir
Sa voûte constellée, auréolée d'un rayon de lune rousse,
Pour ciel de lit, et son silence, pour que tu l'éclabousses
De tes gémissements et de l'explosion de ton plaisir.


Jardin du Château de Versailles

Christian Bailly
Tous droits réservés
02/03/2011

samedi 23 août 2014

Mon bel hidalgo



Christian Montcouquiol dit « Nimeño II »
 matador français
statue a Nîmes
Pour un passo,
Pour un tango
Avec mon bel hidalgo,
Je donnerais ma peau.

Pour un concerto
Avec ce maestro,
Mon cœur bat allégro,
Mon âme gémit en trémolo.

Sous les assauts
De mon beau gringo,
Mon corps joue vibrato,
Dans ma tête, le méli-mélo

Christian Montcouquiol dit « Nimeño II »
 un matador français
statue a Nîmes

.











Pour un franc rodéo,
Avec ce fier vaquero,
J'arrive au grand galop,
Je suis chaud illico presto.

De l'audacieux couteau
De ce valeureux guérilléro
Je veux être le fourreau
Honorer son flambeau







Christian Montcouquiol dit « Nimeño II »
 matador français
sa statue a Nîmes
Avec mon bel hidalgo
Interpréter un adagio
Faire le grand saut
Pour un éternel duo










Christian Bailly
Tous droits réservés
01/03/2011

mercredi 13 août 2014

Intime vocation


Sur ton corps, les années ont semé un tapis de perce-neiges, 
Où je viens poser tous mes chagrins, mes espoirs, mes rêves. 
Là, j'y retrouve les printemps de ma jeunesse et son cortège 
De bonheur et d'ivresse, de désir que le plaisir parachève. 

Avant que la vieillesse de trop nous caresse, nous agresse, 
Je veux user ton corps de toutes mes charnelles ivresses, 
Avec l'impulsive insolence, ignorer les raisons de la sagesse, 
Te faire sentir de mes désirs enthousiastes, toute la hardiesse. 

Mon amour, mon tendre amour, laissons parler nos sens. 
Donnons la parole à leurs douces et envoûtantes souffrances. 
Laissons la furie de notre aveuglement gagner notre confiance. 
Avec nonchalance cédons aux ravissements de l'accoutumance. 

Ainsi enchaînées, l'une à l'autre, nos âmes intoxiquées 
De nos appétences mutuelles convoleront pour l'éternité. 
Contre l'usure des années, nous devrons nous insurger, 
Désobéir aux règles du temps, ne pas céder à la facilité. 

A ce rude combat, nous opposerons notre fertile affection, 
Pour en renouveler sans cesse la passionnelle expression 
Et nourrir pour le restant de nos jours, cette inclination. 
A cette intime confession, je me sens une pérenne vocation.


Hercule - Parc de St Cloud

Christian Bailly
Tous droits réservés
14/02/2014

mardi 12 août 2014

Plaisirs humides


Entre tes lèvres humides, 
Ma langue pernicieuse, 
Assaille ta bouche licencieuse. 

Sur le velours de ta peau, 
Se posent, avec impertinence, 
Mes baisers brûlants d'impatience.

De tes tétons, l'arrogance 
Agace de ma langue, l'insolence. 
A ce jeux, toute ma complaisance. 

Pour te voir plier à mes exigences, 
Ma bouche gloutonne, 
Sur ton désir, s'abandonne 

De ton intime secret, 
Mes caresses judicieuses, 
Se font, pour toi, plus audacieuses. 

En rien, je ménage mes efforts 
Pour te voir succomber, 
Dans la volupté sombrer. 

Un vague submerge ton corps
Asservi à tes sens intrigants, 
Par ton sang effervescent. 

A son point culminant, ton plaisir 
Se déchaîne dans un absolu délire, 
S'épanche enfin, humide et chaud.




Christian Bailly
Tous droits réservés
12/02/2011