mardi 30 décembre 2014

Je crois en toi




A summer place de STEVE WALKER




Je crois en toi.
Tu es mon étoile, je ne suis que ton simple berger.
Tu es la terre où je sème toutes mes espérances.
Tu es le champ de blé que je veux moissonner.
Tu es la rivière paisible qui fertilise mes terres.
Tu es le chêne solide, où je viens me nicher.





Above it all de STEVE WALKER






Je crois en toi.
Tu es l'hirondelle qui fait mon Printemps.
Tu es le papillon qui caresse mon front.
Tu es le vent d'est qui sèche mes larmes.
Tu es l'herbe folle sur laquelle je rêve.
Tu es la fontaine où j'étanche mon amour.


Je crois en toi.
Tu es le bon pain dont je me rassasie.
Tu es le bon vin dans lequel je m'oublie.
Tu es l'air sans lequel je ne peux respirer.
Tu es le feu qui peut bien brûler mes ailes,
Puisque tu es celui avec qui je veux partager ma vie.








Christian Bailly
Tous droits réservés
13/04/2011

samedi 27 décembre 2014

Cheval de Troie



L'Amour de toi est en moi,
Entré par la porte du plaisir,
Il m'a investi sans faillir,
Comme le cheval de Troie.

L'Amour de toi est en moi,
Conquérant de mon cœur,
De mon corps, affameur,
En souverain, sans foi ni loi.

L'Amour de toi est en moi,
Vandalisant mes entrailles,
Colonisant sans bataille,
Mon inclination aux abois.










L'Amour de toi est en moi,
De mon âme, le rédempteur,
En auguste et fier protecteur,
Me libère de mon désarroi.

L'Amour de toi est en moi,
Pair de mon cœur orphelin,
Il me console sur son sein,
A ma réconciliation, pourvoit.

L'Amour de toi est en moi,
D'exister il me convainc,
M'offrant un nouveau destin,
A ne partager qu'avec toi.







Christian Bailly
Tous droits réservés
12/04/2011


dimanche 21 décembre 2014

La dernière heure

Twisting Torsos - Michael Leonard

La dernière heure qui nous sépare se languit.
Chaque minute que je grignote sur le temps
Me rapproche de tes baisers irrémédiablement.
Mon âme à l'instance de mon cœur se réjouit.

Pour chaque seconde gagnée, mon cœur s'exalte.
De mes entrailles, je modère la révolte empressée
De libérer dans le feu de l'action, son impétuosité.
Sur la route, il n'est point question de faire halte.

Un vent d'amour souffle pourtant dans mes voiles,
Conjure les mauvais sorts semés sur mon chemin.
Mais rien ne peux faire obstacle à mon destin,
Vers toi, il me transporte et mon amour se dévoile.

Les kilomètres lézardent sur la route forestière.
L'horizon s'entête à ne point me satisfaire de ta vue.
Mon sang bouillonne du bonheur de notre entrevue.
Mon sablier s'enraye, l'amour n'a pas de frontière.

A bout de souffle, je viens à bout de sa résistance.
Le temps me cède du terrain, me rend les honneurs.
Un dernier coup de grâce, et il m'offre le bonheur.
Dans tes bras ouverts, l'éternité me fait sa révérence.
Against the Glass - Michael Leonard

Christian Bailly
Tous droits réservés
12/04/2011


vendredi 12 décembre 2014

Anesthésie


Laisse-moi dompter ton reptile
Lui jouer de la flûte enchantée
M'affranchir à mieux le charmer
Déclencher son pouvoir érectile

Majestueusement, il se redresse
Tel le cobra, pour moi, il se cabre
Hypnotisé, soudain il me sabre
Je m'agenouille, avec  noblesse

Soumis à son charme, je suis proie
Je frissonne au contact de sa peau
Partage avec lui mon sang chaud
Pour lui faire perdre son sang froid

Sa morsure, je veux l'encourager
Qu'il crache son opalescent venin,
Pour qu'en moi il fasse son chemin

Et mon cœur, vienne l'anesthésier.


photo du net


Christian Bailly
Tous droits réservés
11/04/2011

lundi 8 décembre 2014

Petits tétons

Gay pride Paris 2008 -  
Christian Bailly
A la seule vision
De tes deux jolis tétons,
Cachés dans ta toison,
Ma bouche, en fusion,
Ne retient pas son émotion.



Au plaisir de la titillation
De tes petits bourgeons,
Ma langue, tatillon,
Point résiste, à la tentation.
Par de tendres convulsions,
Avec application,
S'attache à leur érection.




Gay pride Paris 2008 -  
Christian Bailly





Par de savantes punitions,
Et avec quelques précautions,
Les initie au plaisir de l'expiation.


Dans de bonnes dispositions,
Tous deux subissent sa passion,
Enflamment mon tison
Et sèment en moi la confusion.








Gay pride Paris 2008 -  Christian Bailly

Dans ton corps en pâmoison,
Je sens monter la tension,
Une certaine pulsion.
A ces deux petits rejetons,
Petits plaisirs à foison
Et grands frissons.

Gay pride Paris 2008 -
Christian Bailly







Ah! Jolis aiguillons!
Jolis petit bourgeons!
Jolis petits tétons!
De vous, je suis en addiction.



Carlos-Barahona Possollo







Christian Bailly
Tous droits réservés
05/04/2011

Oser


A l'amour, je dois touts ces mots griffonnés,
Soufflés sur un champ de bonheur insoupçonné
Auquel je ne croyais plus depuis trop d'années,
Par beaucoup sacrifié, interdit par le passé.
Depuis je ne sais plus me taire, me résigner.
Cette expérience, je veux oser la partager,
Ce message d'espoir le lancer à l'assemblée.

Quand la vie je reniais, ton amour m'attendait
Quand je me noyais, ta main me sauvait
J'ai osé la saisir, là, sur le champ ou jamais!
Le premier pas était fait, les autres suivraient.

Enfin prétendre à cet amour inespéré,
Ne plus m'incliner, mais me relever.
Me dire, rien n'est définitivement tracé.
Pour toi de ma destiné, j'ai tout changé.
Pour bien vivre ma vie, il me fallait oser,
Me dévoiler, complètement me dénuder.

Je le dis, pour l'amour de toi, j'ai osé! Je l'ai fait!
Je l'assume, pour l'amour de moi, c'est un fait,
Même si je ne sais pas de quoi demain sera fait.
Aujourd'hui, le reflet, que mon miroir me fait,
Me regarde sans honte, stupéfait mais satisfait.

Pour avoir osé assumer, un autre homme est né
Sorti du placard fermé à clé, depuis sa puberté.
Au grand jour, je vis une toute nouvelle liberté
Au goût acidulé de l'amour viril, j'ose l'avouer
Sans honte, heureux de t'aimer selon ma destiné.

Fisherman with a Net by Frederic Bazille, 1868


Christian.Bailly
Tous droits réservés
30/03/2011