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Musée Rodin - Torse (Rodin) |
Sur nos corps
assouvis, nos désirs assoupis,
La nuit étale son
manteau de sagesse.
Une doucereuse
torpeur nous envahit
Nous berce de ces vaporeuses
largesses.
L'un contre l'autre,
nos corps frémissent,
Encore étonnés du
plaisir consommé.
Nos esprits
vagabondent et chérissent,
En silence, cet
instant saisissant partagé.
Mon cœur écoute le
tien, rassuré.
Mon âme s'épanche
dans le bonheur,
Enveloppée du secret de
l'obscurité
Qu'elle voudrait
déchirer de sa clameur.
Ton corps lourd
s'abandonne sur mon sein.
En silence, je me
rassasie de ce miel de vie.
Le sommeil t'emporte
vers tes songes lointains.
Je te convie
secrètement au bal de mes rêveries.
J'écoute s'oublier ta
chair voluptueuse.
Mes mains
impertinentes effleurent ta peau.
Ton jardin, gorgé de
nos fragrances amoureuses,
Réveille, de mon
désir, son flambeau.
Sagement, je te
couvre de baisers feutrés,
T'emprisonne dans mes
pensées indécentes.
J'oublie et le temps,
et le lieu, transporté
Par la passion dévorante
qui me hante.
Je te baigne de tous
mes discours d'amour,
Contenus par la peur
de te faire sourire.
J'ose prononcer tout
bas ces mots de troubadour,
Que je m'évertue
exclusivement à t'écrire.
Mon amour…Mon tendre
Amour…
Mon impénétrable
Amour…
Saurai-je un jour …
Si tu m'aimes
d'Amour…
Mon Amour pour toi
s'immole,
Ma raison s'affole,
Les mots se
carambolent,
Les vers caracolent,
Mon sommeil s'envole,
La nuit s'étiole.
Et toi…
Imperturbable, tu
somnoles,
Jusqu'au chant du
rossignol.
C.BAILLY
Tous droits réservés
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