lundi 27 janvier 2014

Mère


Au premier cri de notre frêle existence,
C'est une cascade de baisers qu'elle déverse
Sur notre front et dans notre cœur.
Elle  arrose, dès lors, d'une pluie de tendresse
L'insouciance de notre enfance.
Les rayons de son ardeur maternelle
Calment nos douleurs et apaisent nos peurs
Sèchent nos larmes, et cicatrisent nos peines.
Telle une ombre, elle nous suit pas à pas,
Pour chacun de nos faits, de nos gestes,
De ses torrents de recommandations,
Elle fracasse nos obstinations.
De ces orages, de ces tempêtes,
Elle maitrise nos juvéniles impulsions.
Tel un rayon de lune, blême de fatigue,
Elle veille sur nos rêves d'adolescents
Et nos hantises d'adulte naissant.
Ses vœux pour nous, dorés et abondants,
Comme les blés, sont auréolés d'autant
De coquelicots que de gouttes de sang…
De celles qui abreuvent pour nous son cœur,
Qui pleure et saigne à nos moindres souffrances.
Tel un long fleuve tranquille
Elle inonde notre vie de son amour.
Quand vient enfin pour elle l'instant
Du repos, des cheveux blancs,
De nos promesses, il est temps
De lui servir les fruits gorgés
De notre amour et de notre reconnaissance,
De la veiller, de préserver ses ultimes années,
Et sur elle de déverser une cascade de félicité.

A ma fille Alexandra
…et à toutes les Mamans



C.BAILLY
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