lundi 20 janvier 2014

Confidences

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Parce que tu es Mon Ami,
J'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu.
Le masque est tombé, j’ai baissé les armes.
Je t'ai ouvert le livre de ma vie
Ecrit à coup de griffes
A l'encre de mes larmes.
Tu l'as lu…mes pleurs tu as entendus.

Jardin du Château de Versailles,
Castor et Pollux. Antoine Coysevox. 1712.
Parce que tu es Mon Ami,
Je t'ai livré mon cœur et ses plaies béantes
Pour que tu les panses.
J'ai vidé sans pudeur mes entrailles.
Mon âme et ses turpitudes, je te les ai confiées.
J'ai vidé mon sac trop plein des vilenies de la vie
Et tu as ramassé mon fardeau.

Parce que tu es Mon Ami,
J'ai pleuré, comme un enfant blessé.
Tu as cueilli mes sanglots aux creux de tes mains.
Je t'ai confié mes peines et mes rancœurs.
Et pour me soulager, tu les as saisies
Jusqu'à ce que ma fontaine se tarisse,
Que j'achève de mes blessures la liste.

J'ai senti ta main se poser sur la mienne,
Ton épaule venir à mon secours.
Tu as ramassé mes morceaux à tes pieds étalés.
Tu as balayé ma porte et tu m'as ouvert ton jardin.
Dans tes yeux, j'ai vu mon chagrin,

J'ai compris alors, que nous ne faisions qu'un…
Un rayon de soleil est entré dans ma maison
C'était Toi… Mon Ami!


C. Bailly
Tous droits réservés

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