Sur
la couche sauvage d'une prairie en fleurs,
Je te
dépose tout nu, dépouillé de ta pudeur.
Sur
ta peau, quelques gouttes de rosée déposées
Appellent
mes baisers, avant de s'évaporer…
Les
herbes folles sur toi se penchent doucement
Sur
ton corps alangui, pour semer au gré du vent,
Leurs
graines de folie, les prémisses du désir.
Mon
bouquet devant cette icône ne peut se retenir.
Autour
de nous, tous s'affairent à nous contenter.
Qui
de nous embaumer, qui de chanter et célébrer,
Dans l'allégresse et la ferveur, ta beauté
sculpturale,
Qui
de composer pour nous une symphonie pastorale.
Dans
mon cœur, je berce l'espoir de ne jamais oublier
Cet
instant si délectable, où tout à moi abandonné,
Tu
n'appartiens assurément à personne d'autre que moi.
Je me
penche, sur ta bouche rosée, offerte à mon émoi ;
Mes
lèvres, à leur corps défendant, ne peuvent résister
Plus
longtemps devant ce fruit, sans le consommer.
D'effleurements
en effleurements, elles s'entrouvrent,
Se
libèrent, s'offrent, et dans la fougue le découvrent.
A
cette fureur de vivre, bientôt s'invite la passion.
Nos
corps, possédés par nos mutuelles
obsessions,
S'enflamment
comme des torches; attisés par la brise.
Ils
se consument, l'un de l'autre, avidement se grisent.
La
nature, impertinente, s'invite à nos furieux ébats.
L'herbe
se couche, complice de nos tendres combats,
D'où
seul l'Amour souverain sortira en illustre vainqueur,
Dans
une vague de plaisir, pour notre plus grand bonheur.
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Prairie dans le Vallon de Vassivière (Cantal) |
Merci Monique !
RépondreSupprimerMerci Austin et Michel
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