mardi 11 mars 2014

Pour l'éternité…



Un jour viendra peut être, où je serais à court,
Où ma muse restera muette, trop silencieuse…
Devant une page blanche irrévérencieuse,
Mais ce ne sera pas encore pour ce jour…

Cela grâce à toi ! De ton amour, tu me hantes,
Tant et si bien, que je finis toujours par céder
A mon imagination qui vient me narguer
Sans cesse avec quelques idées intransigeantes,

Jusqu'à ce que sur le papier, pas encore froissé,
Je les couche, je les étale sans trop tarder.
Les mots alors me viennent, je les mets de coté
Pour continuer, plus tard, à mieux les exploiter.

Alors, commence un voyage entre toi et moi
Je revisite ton corps, je respire tes jardins,
J'infiltre ton âme, je te prends par la main,
Je t'emmène, je t'imprime, là, tout en moi.

Je me dis que les mots, pour sûr, resteront,
Que par eux, je scelle à jamais notre Amour,
Que si je dois disparaître un beau jour,
Toutes ces preuves éternelles demeureront.

Personne, jamais, ne viendra pour les effacer.
Elles seront là, pour toujours, bien vivantes…
Aussi vivaces que mon Amour, fringantes
De l'excitation que j'ai aujourd'hui à te retrouver.

Mais, parfois aussi, d'une tristesse à mourir,
Quand l'appréhension de te perdre me prend,
Nostalgiques pensées, quand je suis impatient
D'aller te retrouver pour revoir ton sourire.

Quelques fois un peu folles, même enragées,
Comme le sont nos baisers, nos étreintes,
   Mais parfois aussi comme une complainte,
Quand j'ai peur de ne point être assez aimé.

Tous ces mots, ces états d'âme dévoilés,
Bien sûr s'endormiront à notre trépas,
Jusqu'à ce qu'un jour, un quidam sous ses pas,
Vienne les découvrir, les lire, les ressusciter…

Alors par lui, tous deux, le temps d'un instant,
Nous revivrons… et notre Amour  aussi…


C. BAILLY
Tous droits réservés
09/06/2010

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