mercredi 5 mars 2014

On se retrouvera…



Tu me quittes
Pour un autre monde,
Pour danser une autre ronde,
Loin de moi,
De mes envies de toi,
De mes désirs, de mes émois,
De mes fantasmes avec toi,
De mon Amour pour toi.
Ton affection pour moi me semble perdue.

Heureusement mon âme a ses images pour m'oublier.
De fort belles images à regarder, à admirer,
Celles de tes yeux, où je lisais ton envie de m'aimer,
Celles de tes lèvres auxquelles je ne pouvais résister,
Celles de ton corps désirable, où mon regard se perdait,
De  tes seins boisés, où mes doigts s'emprisonnaient,
De tes tétons, qui me sommaient de les mordre,
De ton ventre conquérant, qui me donnait des ordres.

J'ai aussi les images de ton fabuleux jardin,
Où j'aimais me retrouver soir et matin,
De ton membre vaillant mais précieux,
Caché au bas de ton ventre audacieux,
Quand il s'offrait, impudique, à mes caresses,
Je le cernais alors de ma gourmande délicatesse…
J'ai aussi celles des courbes fermes de tes fesses,
Et de ce qu'elles cachaient à mes faiblesses.

Pour attendre ton retour tant espéré,
J’ai aussi, et encore, de ta  bouche le goût sucré,
De ta peau, de ton intimité le goût salé,
Et celui plus suave, de ton secret…

Et tes odeurs....
Elles aussi m'accompagnent, me font patienter…
Dans le pli de ton cou ou j'aimais enfouir mon nez
Et y déposer mes baisers,
De tes aisselles au parfum poivré qui me grisait,
De ton sexe ardent qui, de volupté, me saoulait,
Ou bien encore, humide et secrète, de ton intimité
Que je rêve encore aujourd'hui de transgresser,
Avec mon objet de jouissance pour toi dressé.

Et ta voix, comment l'oublierai-je, elle aussi ?
Chacun de tes mots sur tes lèvres, je les buvais…
De tes soupirs et de tes plaintes, je m'enivrais…
Mon désir, de ses tendres paroles, elle le berçait.
Pour moi, même tes silences étaient de bons mots…
Ils apaisaient mon cœur, lui tenaient chaud.

Comme tu vois,
J'ai tant et tant de choses de toi…
En moi…
Que je ne peux me résigner
A ne pas, un jour, te retrouver.
Alors je me dis, pour me réconforter…
Tant de caresses,
Tant d'ivresse,
Tant de sauvages désirs,
Tant de doux plaisirs,
Tant d'immenses jouissances
Tant d'intimes concordances
 Ne peuvent s'évaporer
De la mémoire de Mon Aimé,
De celui qui a partagé,
Avec moi tant de belles chevauchées…

A cette idée, mon esprit se calme sensiblement,
Mes sens s'apaisent tout pareillement,
Mais pas mon impatience bornée.

Mon âme t'appartient et mon corps, marqué
Au fer rouge par ton tison, ne peut t'oublier,
Il ne peut se résoudre à cette fatalité.

Alors, si tel était ton destin, de ne point revenir,
C’est moi qui bientôt irai te reconquérir
A la force de mon Amour !

Mon Amour, sauras-tu m'attendre ?

Jardin des Tuileries

C. BAILLY
Tous droits réservés

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