Les premiers
rayons de soleil éveillent
Nos
sentiments engourdis par l'hiver,
Nous
extirpent de ce sombre univers,
Dégourdissent
nos cœurs en sommeil.
Une
sève hardie parcourt enfin nos corps,
Appesantis
par les frimas persistants,
Réchauffe
nos membres somnolents.
Autour
de nous la nature change son décor.
Audacieux,
je te prends tendrement par la main,
Pris
du désir de renouveler notre accord parfait,
Sous
d'autres cieux bien moins contrefaits,
Là,
où le monde vivant renoue avec son destin.
Un
tapis tout en herbes folles s'offre à nous.
Une
mousse à peine rajeunie propose son coussin.
Dès
lors, tout de toi excite mon dessein.
Un
coucou, au loin, est à notre rendez-vous.
Au
monde souriant qui nous entoure, je te révèle.
Lentement,
je t'effeuille de ta pudeur persistante,
Fier
de lui montrer ta beauté par trop arrogante.
Plus
longtemps je ne puis résister à son appel.
Une
brise impudique caresse nos désirs,
Avive
nos sens en émoi, attise nos ardeurs,
Balaie,
de nos cœurs, les dernières candeurs.
Aux
anges, nos corps s'abandonnent aux plaisirs.
Indiscrète,
la nature s'invite à notre communion.
Indifférents
à son vacarme assourdissant
Qui
tente de couvrir nos gémissements,
Nous lui dédions
l'extase de notre union.
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Forêt de Fontainebleau |
C. BAILLY
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Engourdi mais point endormi par ces mois d'Hiver,
RépondreSupprimerC'est aujourd'hui au Printemps que nous rendons hommage,
Avec la résurgence de nos corps dans un univers,
Où s'entremêlent l'homme et la nature dans un vrai partage...
Cette fois, c'est en amoureux de la Nature que nous donnons une longueur supplémentaire à ta communion...On t'embrasse!!
Quelle chance j'ai eu de rencontrer de Bourguignons poètes et romantique !!!! sourire
SupprimerMerci pour ces beaux vers qui me plaisent beaucoup !
Une nouvelle vocation il me semble !
Attention une fois que l'on y touche on ne peut plus sans passer c'est comme pour le ....
vous voyez ce que je veux dire ?
Encore merci ! Je vous embrasse amicalement