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Coup de Grisou, par Henri Greber |
Sur ton oreiller, j'ai déposé
Mes larmes en perles sacrifiées.
Ton lit abandonné, je l'ai inondé
De mes rêves fous et désespérés.
J'ai déposé, dans tes draps froissés,
Les armes de mon désir désabusé.
Sur ta couche déshéritée, j'ai revisité
Ton intimité qui n'est plus un secret
Pour ma chair, par toi imprégnée.
Ne pouvant t'oublier ni me résigner.
Mon âme, accaparée à t'aimer,
Ne sait qu'à ton sein se vouer,
N'a que toi pour raison d'exister…
Sur ton oreiller, j'ai déposé
Mes larmes en perles sacrifiées.
J'ai laissé vers toi s'envoler
Mille et un baisers embrasés,
De ma bouche affamée esseulée.
Sur ton lit, mon corps endeuillé
A creusé sa place sans y retrouver
Celui à qui il voulait se dévouer.
Mon désir ne peut se désavouer
Pourtant, indéfectible, il laisse perler
Quelques gouttes à toi destinées.
Là, sur ta couche, par toi abandonnée,
J'ai laissé ma peine déborder, noyer
Toutes mes languissantes pensées.
Sur ton oreiller, j'ai déposé
Le parfum de mon amour exalté.
Au tien, ainsi intimement mêlé,
Il attend ton retour pour bercer
Tes rêves et à toi me rappeler…
C. BAILLY
Tous droits réservés02/06/2010
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