Dis-moi qui tu es, je te dirai qui je suis.
Dis-moi qui je suis, je te dirais qui tu es
En moi, je recherche ton image troublée,
Mais je ne trouve qu'une ombre imaginée,
Jacques Sultana - Greg au miroir |
Qu'un pâle reflet d'une identité lointaine,
Camouflée derrière une âme incertaine,
Qui veut, à tout prix, se faire pardonner,
D'être différent et de vouloir s'assumer.
Vieille rengaine, cette éternelle question
Hantera mon âme jusqu'à ma crémation.
De qui suis-je né pour mériter tel sort,
Saurai-je d'où je proviens, de quel port ?
J'ai beau chercher dans la foule détachée
Ce vieil homme par le temps rattrapé,
Rien ne peut faire pencher la balance,
Pas même l'ombre d'une ressemblance.
| Jacques Sultana - Joyeuses fesses |
Le temps, sur mon visage mûr, t'a effacé,
Pas la moindre trace de ce que tu as été.
Je suis moi et seulement moi, et le reflet
D'un homme pour qui la vie est un camouflet.

Je me regarde dans la psyché, et je vois
De mon seul aïeul, le cliché que me renvoie
Mon enfance où tu n'as jamais eu ta place.
Où personne d'autre ne te remplace.
| Jacques Sultana - Barbu au miroir |
Tel que je suis, je dois accepter de me voir,
Je n'ai rien de toi, pas l'ombre d'un espoir.
Pour moi, tu n'as jamais été une réalité,
Pour toi, je n'ai sans doute jamais existé.
Je n'appartiendrai jamais à ton passé,
Ni à ton présent, ni à ton futur, ni à ta lignée.
Je dois accepter cette terrible déconvenue,
Et faire face à cette vérité toute nue.
Je suis et je reste le fils d'un inconnu.
À mon père.
Je ne raconte pas, je montre des instants de grâce tirés du quotidien, des situations que j’ai vécues.
Point d’émotions ou de pensées extraordinaires, juste le bien être d’exister et d’aimer.
Rien ne se passe dans mes tableaux : Tout se passe avant ou après.
Plaisir tactile des jeux de la lumière qui caresse une peau, effleure une chevelure. Magie des reflets et des miroirs où le regard s’élance dans un espace que la main ne peut atteindre. Beauté simple du corps des hommes, ambiguïté du regard du modèle qui regarde le peintre le regardant. Innocence d’une sensualité toujours présente.
Pas de contrastes violents, la gamme des couleurs est volontairement limitée, subordonnée à l’exactitude des valeurs, à l’harmonie de l’ensemble, à la lumière. Seulement quelques thèmes dont j’explore de nouvelles variations. Géométrie rigoureuse seulement au service de la clarté et contrastant avec la fluidité des corps. Pas d’anecdotes ou de détails pittoresques, pas de gesticulations véhémentes, juste quelques sourires.
j'aime ces mecs blonds!
RépondreSupprimermerci bel ami !
SupprimerBonne fin de weekend
Bises
https://youtu.be/cFUc34s0Wl8
RépondreSupprimerBisouilles mon ami !
Merci mon ami pour ce refrain que je ne pouvais pas entendre sans qu'il me mette dans tous mes états... J'enviais tant cet homme qui pouvait mettre un visage à son père... Aujourd'hui, ce temps est révolu par je ne sais quel miracle, ou peut-être que si, je me doute un peu...
SupprimerBisouilles mon bel ami
Belle soirée à vous deux