mardi 5 janvier 2016

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du net


Ton corps
Sur mon corps
Outrage ma bouche
Embouche ma verge.


Nos corps confondus,
Sans queue, ni tête,
Se fondent,
Se défont,
S'agitent voluptueusement,
Provocants, se cambrent,
Belliqueux, s'arc-boutent.


Gueules voraces de sexes,
Sexes avides de lèvres,
Langues tempétueuses,
Nos chairs tête-bêche,
Se chevauchent,
Se débauchent,
Enchâssées l'une à l'autre,
Par nos sexes bandés,
Dans nos bouches violées.


Ruades,
Ondoiements
Convulsifs de nos reins,
À la recherche du plaisir,
Au fond,
Au tréfonds
De nos gorges vaginales.


De nos membres empressés,
Tumescents,
Incandescents,
Jouissance viscérale
Qui se verse,
Se déverse,
En foutre opalescent.


Ton corps,
Sur mon corps,
Comme un cheval mort…

du net





Christian Bailly
Tous droits réservés

04/01/2016


6 commentaires:

  1. Beau changement de style .. je t'encourage à poursuivre .. tu es protéiformes mon Chrichri!

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    1. Merci mon Bisouillon ! Je me méfie des habitudes mon ami !!
      une autre face de ma singularité...
      Bisous à vous deux

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  2. Réponses
    1. Et c'est réciproque mon ami ! Je suis heureux du hasard du net qui t'as mis sur mon chemin !!
      La vie réserve parfois de belle surprises ...

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  3. Ton corps, Sur mon corps, Comme un cheval mort

    très belle image!

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