vendredi 21 mars 2014

Le Bonheur


Le Bonheur, pour moi ? 
Le Bonheur, c'est toi !

Le bonheur… 
Ce serait de me réveiller ma main dans ta main, 
Sentir les effluves de tes rêves, se mêler aux miens, 
Voir tes yeux s'étonner de s'ouvrir dans les miens, 
Voir un rayon de soleil venir se poser sur ton sein. 

Le bonheur… 
Pour moi… Ce serait de combler ton désir, 
Le regarder au petit matin ressusciter et le saisir, 
M'extasier de le voir s'encanailler et l'asservir, 
Le servir, enfin, lui offrir les vertiges du plaisir. 

Le bonheur… 
Pour moi… Ce serait de partager avec toi l'instant 
Qui passe fugace, insaisissable, mais passionnant, 
Oublier les autres, m'oublier pour toi, oublier le temps, 
Pour contribuer à ton contentement à tout moment. 

Le bonheur… 
Pour moi…Ce serait, de cette vie partagée, m'extasier, 
La remercier pour sa clémence, pour sa générosité, 
Pour la bonne fortune que j'ai à vivre à ta proximité, 
Pour cette étoile qui trace enfin mon destin à tes côtés. 

Le bonheur… 
Pour moi…Ce serait de te prouver chaque jour, 
Du soir au matin, l'intensité de tout mon Amour, 
La dévotion assurée de mon âme à tes atours, 
La véracité de mes longs discours. 

Le Bonheur ? 
Mon Bonheur ? 
Ce serait… Devenir l'humble artisan de ton Bonheur.

Château de Versailles

C. Bailly
Tous droits réservés
25/06/2010

jeudi 20 mars 2014

Chienne de vie!



A chacun, la Vie apporte son lot de surprises. 
Au fil des années, elle ne lâche pas sa prise, 
Change chacun de nous, mais garde son emprise, 
Opiniâtre, poursuit jusqu'au bout son entreprise. 

De nous, elle fait ce qu'elle veut, quand elle veut. 
Nous laisse le libre choix, mais fait son jeu. 
Nous laisse croire que nous sommes des dieux, 
Mais à son gré, sème le bonheur ou met le feu. 

Intrépide ou sage, maîtresse ou traîtresse, 
Tantôt elle nous flagelle, tantôt nous caresse. 
Nous inonde de largesses ou bien nous agresse. 
Mais pour sûr, elle ne fait aucune promesse. 

De grandes vertus, elle ne s'est point vêtue. 
Sans foi ni loi, elle nous comble d'impromptus. 
Nous fait roi un jour, le suivant, nous destitue. 
Nous donne d'une main et de l'autre, substitue. 

D'amour, comme de haine, elle est généreuse, 
Sur nous tous, elle joue à la grande semeuse 
De joie ou de détresse, d'espérances farceuses. 
Racoleuse parfois, elle est en rien paresseuse. 

Ainsi vont nos jours, ainsi vont nos nuits, à sa guise,
A vouloir se montrer cruelle ou des plus exquises, 
Mais sans jamais nous laisser croire qu'elle est conquise,
Jusqu'à ce que lassée, elle nous éconduise, nous détruise.

Musée Rodin - L'age mur 2eme version (Camille Claudel)





C. Bailly
Tous droits réservés
24/06/2010

Mea-culpa !


Je suis ce que je suis...aujourd'hui !
C'est à dire peu de choses ... en vérité 
Mais quand de moi sera repue, la vie, 
Je ne veux, pour mon humble postérité, 

Que le cœur de ceux que j'ai aimés 
Qui m'ont honoré de leur amour, 
Être oublié de ceux qui m'ont détesté 
Et de toute sorte de vautours. 

Point de mausolée, point de pierre, 
Que l'on se sente le besoin de visiter, 
Pour venir y faire quelques manières, 
Pour y déposer des fleurs condamnées. 

J'attends simplement pour mon trépas 
La ferveur des flammes, et pas de pitié ! 
Qu'elle ne fasse de moi pas plus de cas, 
Que la nature en fait à toute autre destinée. 

Si de mon vivant, j'ai pu vous offenser 
Ne soyez pas, le restant de vos jours, 
Contre moi indignés et encore contrariés, 
Ou à chercher, en vous, quelques détours. 

Rien ne vaut d'aussi longues querelles ! 
Soyez indulgents, grand bien vous fasse ! 
Je ne fus, ici bas, qu'un homme rebelle, 
En moi, de haine, pas la moindre trace… 

Un homme, rien de pire…mais rien de mieux !
A mon dernier souffle, entendez seulement 
Mon mea-culpa, mon regret pour ce contentieux, 
Ne pas vous avoir tous aimés suffisamment !

Musée Rodin - L'age mur 2eme version (Camille Claudel)
C. Bailly
Tous droits réservés
22/06/2010


mercredi 19 mars 2014

Vie de rose





En bouton elle enferme mille promesses,
A peine éclose déjà elle nous séduit,
Elle nous pique, l'impulsive traîtresse,
Et poliment, s'il le faut, nous éconduit.


A peine ouverte en corolle, on en raffole,
Elle nous affriole de sa première jeunesse,
Nous fait tourner la tête, devenir fol,
Perdre nos moyens pour de jolies fesses.


Sitôt mature, elle parvient à ces fins,
Nous rend amoureux, doucereux,
Nous séduit par son délicat parfum,
Captive nos sens, trop tumultueux.

Quand généreuse, enfin elle s'épanouit,
Elle nous dévoile ses charmes impudiques,
Ouvre son cœur, de sa beauté nous éblouit,
Nous envoûte de ses exhalaisons érotiques.



Cependant…




A notre grand désespoir, ses appâts
Trop hâtivement se fanent, l'abandonnent…
Déjà les faix du temps marquent le pas,
Son élégance défaillante, pourtant, rayonne.

C'est par un matin de rosée trop lourde,
Vaincue, résignée, qu'elle abdique en silence.
A ces supplications la vie reste sourde.
Dans l'indolence, elle se rend à l'évidence.






De nous briser le cœur, voici l'instant !
















C. Bailly
Tous droits réservés
22/06/2010

Ma Pâte à Bisous


Elle n'est encore qu'un p'tit bout …
Un p'tit bout d'choux…
Ma Pâte à Bisous.
Haute comme trois pommes à genoux,
Elle se joue déjà de nous…
Son sourire fait de nous
Des chamallows tout mous, tout mous…
Avec ses grands yeux, elle nous amadoue.
C'est notre bijou
Notre chouchou !
Notre Pâte à Bisous !
Elle sait déjà nous rendre fous,
Nous faire courir partout, partout…
Derrière ses p'tits froufrous.
Elle nous suit comme un toutou
Ou cherche après Grisou…
Minou, minou…
Où se cache le matou?
Pour elle, de bisous,
Je ne suis pas un grigou.
J'aime la prendre sur mes genoux,
Ma Pâte à Bisous,
Pour dans son petit cou
Lui faire de gros poutous.

Le soir, à bout,
Ma Pâte à Bisous
S'endort tout d'un coup,
Avec son doudou,
Pour des rêves tout doux, tout doux…

Alors, moi, son papou,
Je pense déjà aux jours où,
Un loulou,
Un p'tit filou,
M'enlèvera ma Pâte à Bisous
Pour devenir son époux.
Alors là ! Les marlous,
Le zazous,
Les voyous,
Gare à mon courroux !
Gare à vous !
Ou je ferai de vous
Du ragoût.

Allez ! En attendant de ce chemin, le bout,
Je m'en vais sur le coup,
Faire de gros bisous
A ma Pâte à Bisous…

                          A Anaïs. (Ma petite fille)




C. BAILLY
Tous droits réservés

mardi 18 mars 2014

Renaissance

Illustrations : Photos Christian Bailly







Après l'Hiver, à vivre au ralenti

La nature bouge enfin sans bruit,

Fin du clair-obscur, fin du bourdon :

Voici venir le temps des bourgeons.


 


Des brumes, émerge un nouveau monde,

Dont toute la palette fait la ronde.

Tout un univers s'éveille en terre

Et vers les cieux, s'élance en concert.


 


Bientôt, il neige des fleurs blanches,

Dessous se cachent les pervenches.

Le jaune éclatant rime avec la rose ;

En mosaïque, les couleurs éclosent.


 


Un rayon de soleil joue avec la rosée.

Il n'est plus temps de se reposer ;

Pour leurs nids, les pies se querellent,

Le merle s'agite et séduit sa belle.

 

du net 


Chacun se montre dans tous ses états,

Tous échafaudent déjà leurs ébats.

En douceur, s'éclipsent les frissons,

La joie se manifeste dans les buissons.


 

La nature entière chante à tue-tête,

Pour tout le monde, c'est la fête.

De l'Hiver, fin de la pénitence.

Du printemps voici l'exubérance !

 

De sa renaissance, qu'il nous éblouisse !






   
         


Images et texte : Christian Bailly

Tous droits réservés 

04/05/2009

Revisité le 24/02/2026

Avènement


  




Sous le lit de feuilles agonisantes,
J'entends, là, le bruissement furtif
D'un éveil imperceptible et chétif,
Annonciateur d'une ardeur renaissante.

Dans les bras nus et dégingandés
De nos précieux et illustres ombrages,
On jacasse tapageusement et sans ambages,
A qui mieux-mieux, de son arrivée.








La bise, tiédie par un rayon bienfaiteur,
Courbe l'échine, se fait moins vaillante.
Elle sait son temps compté, l'arrogante !
De laisser sa place, voici venue l'heure.

L'hiver traîne les pieds et se débarrasse
A contre cœur de son manteau d'hermine.
Artiste-peintre accompli, dame nature fulmine,
Balance sur sa toile quelques tâches vivaces.





Du blanc, au détour des jardins et des bois,
Du jaune, sur ma prairie encore endormie,
Où s'agite bruyamment l'imperturbable ennemi
De mon matou, beau merle moqueur et sournois.

En harmonie avec ce tohubohu retentissant,
Je sens fébrilement naître en moi un air de fête.
Mon sang, sans bouillir, fourmille dans ma tête,
M'assure, de son Éminence le Printemps, l'avènement.









C. Bailly
Tous droits réservés

samedi 15 mars 2014

Tempête

Sur moi, tu souffles ta tempête. 
J'en prends plein la tête. 
Ton esprit ravage mon âme, 
Des douceurs qu'elle réclame. 

Mon cœur, dans la tourmente, 
Avide, de ton amour s'alimente. 
Au plus fort de la bourrasque, 
Il s'abandonne, fantasque. 

Ton ouragan déchaîne mon désir, 
Parcourt mon corps sans faiblir, 
Sème impunément le désordre, 
Sans, un instant, en démordre. 

Par bourrasques successives, 
Tu balayes de caresses abusives 
Ma chair dévorée par le feu, 
Foudroyée, suppliciée par tes jeux. 

Assailli, de toutes parts, de baisers, 
De sévices d'une voluptueuse cruauté, 
Je me complais dans ce supplice, 
Dont tu es le savant complice. 

Une lame de fond me parcourt. 
Mes tripes, de résistance, à court, 
Quémandent leur délivrance, 
Se convulsent d'espérance… 

A quand ce bonheur hypothéqué 
Dont tu es passé le maître patenté ? 
Je perds pied, je suis ton jouet. 
Mon sort, de toi, ne peut se déjouer. 

Dans un dernier éclair de lucidité, 
J'implore ta clémence, ta charité. 
J'abdique, je me rends sans condition 
A mon seigneur, à mon amphitryon. 

Artisan du cataclysme annoncé, 
Qui couve sous ma chair exaltée, 
Dans un dernier élan de générosité, 
Tu me libères d'un tsunami de félicité. 

De plaisir, mon cœur implose. 
Mes entrailles déchaînées explosent, 
Se libèrent et t'abreuvent d'un flot 
De volupté, dans un long sanglot.

Nîmes - La fontaine Pradier

C. Bailly
Tous droits réservés
22/06/2010

Retour


Je veux être là, pour te recevoir…
Te dire ma joie de te revoir… 
Plonger mes yeux dans les tiens 
Pour te crier… je t'aime ! Viens ! 
Vers toi faire le premier pas, 
Te prendre dans mes bras, 
Poser ma joue tout contre toi, 
Poser mon cœur en émoi 
Sur le tien, calmer son désarroi… 
Te dire bienvenue chez toi ! 
Enfin t'embrasser, te serrer… 
Te serrer fort, à t'étouffer. 
Goûter ta bouche, ton corps 
Encore et encore… 

Renouer, avec tes sens, le dialogue, 
Entamer notre sensuel prologue, 
Reprendre enfin goût à la vie, 
Découvrir tes voluptueuses envies. 
Me bercer de l'intime espoir, 
De suffisamment t'émouvoir, 
Pour te garder près de moi, 
Pour que tu deviennes mon Roi ! 

Je veux être là, à te recevoir 
Servir ton plaisir… 
Le mien…te l'offrir, 
Te prendre en otage, 
Avoir tes suffrages, 
Me faire ton prisonnier, 
Ton esclave enchaîné, 
Me donner corps et âme 
Entendre ton brame, 
Boire tes paroles, 
Respirer ta vie qui s'envole, 
De toi me gaver, 
Assouvir ma faim de damné, 
De toi m'imprégner, 
De ton image me combler, 
En prendre plein les yeux ! 
Par toi être heureux! 

Je veux être là ! 
Je suis là…à tes pieds!


Jardin du Château de Fontainebleau

C. Bailly

Tous droits réservés
18/06/2010

vendredi 14 mars 2014

J'ai rêvé d'un autre monde


Peinture murale de la tombe du Plongeur de la ville grecque de Paestum


Pour nous, j'ai rêvé d'un autre monde…

Où je me laisse emporter pour oublier

Tout ce qui n'est pas toi, et inventer

De nouveaux rivages où je vagabonde.



Un univers d'amour, que l'on dit illicite,

Où ne mûrissent que des fruits défendus,

Réservés aux âmes, aux corps corrompus,

Mais où pourtant, par toi, je ressuscite.



Un pays, où nos vies parallèles s'unissent

Pour ne suivre qu'une seule et unique voie,

Où nous chantons notre amour à haute voix,

Pour faire du monde entier notre complice.



Une contrée si lointaine, qu'oubliée de tous,

Où le soleil indolent se lève sur notre couche,

S'incline devant sur nos lascives escarmouches,

Des couleurs de la passion, nous éclabousse.



Pour nous, j'ai rêvé d'un autre monde…

Où souffle le vent de l'amour sur nos cœurs,

Où nos corps récoltent de la tempête, l'heur,

En ses vagues voluptueuses et profondes.



Un univers où l'on oublie le temps qui passe,

Lui, qui griffe nos fronts pour le plaisir d'aimer,

Lui, qui poche nos yeux pour avoir consommé,

Avec trop de talent, la volupté sous toutes ces faces.



Un pays sans frontière, sans foi ni loi…

Où sévissent baisers et savantes caresses,

Où en mots langoureux, est dite la messe,

En chœur, par des cœurs ardents en émoi.


Une contrée lointaine, engloutie par l'oubli,

Rayée à jamais des cartes de navigation,

Réserve naturelle d'Amour et de passion

Pour toi, pour moi, pour toi et moi, pour la vie.


Viens, Mon Amour !

Viens! Je t'emmène… Vers un autre monde…



Jean-Baptiste Isabey, Homme assis appuyé sur le bras gauche, les jambes croisées 



C. Bailly
Tous droits réservés
17/06/2010

Aveux



Marcellus, vers -20. Musée du Louvre.

Laisse-moi regarder dans tes yeux

L'éclat de ton amour et ses doux aveux.

Viens goûter au plaisir d'être heureux,

De partager ce bonheur ambitieux.



Laisse-moi te dire des mots d'amoureux,

Audacieux à souhait, et savoureux.

Laisse courir mon désir belliqueux,

Sur ton corps impudique et chaleureux.



De l'amour, tu vas découvrir les feux,

Les bienfaits des plaisirs scandaleux,

La fièvre de mes baisers besogneux,

Les effets de mes attouchements délictueux.



Ta chair, esclave de mon désir impétueux,

Déjà se pâme et implore tous les dieux

D'être servie, de me voir céder à ses vœux,

De connaître cet instant si prestigieux.



Je savoure, je prends un plaisir malicieux

À soigner mes préliminaires cérémonieux.

Consciencieux, j'attends le moment judicieux.

Je profite de ton corps, de ces atours soyeux.



Tu me supplies de ton regard amoureux.

Respectueux, mon désir présomptueux,

Cède généreusement. Ton plaisir voluptueux

M'envahit d'emblée d'un tumulte vertigineux.



Vers l'empyrée, nos corps victorieux

Élèvent nos âmes et nos cœurs radieux.

J'aperçois alors dans tes yeux,

L'éclat de ton amour et ses doux aveux.





C. BAILLY
Tous droits réservés
10/06/2010

mardi 11 mars 2014

T'aimer à perdre la raison


Au creux de mon oreille, un murmure
De toi me parvient avec passion,
Rompt le silence de notre contemplation.
A tes pieds, repose enfin ton armure.

De tes lèvres sensuellement offertes,
Je vois s'échapper ces mots tant espérés.
A eux seuls, capables de rassurer, d'apaiser
Les derniers doutes de mon cœur en alerte.

Sur ta bouche, enfin, ils fleurissent,
Délicatement se posent sur mon âme.
Il suffisait d'eux, pour qu'elle se damne,
De ses tourments qu'elle se démunisse.

Je les entends, avec le ravissement qui sied
A pareille déclaration de grands sentiments.
Je bois ces paroles et trouve au même instant,
Dans l'abîme de tes yeux, de quoi me rassasier.

Ton corps, en entier, crie pour moi son amour,
Il accompagne enfin, ce divin "je t’aime".
Une larme, de mon bonheur l'emblème,
Envahit secrètement mon cœur, sans détour.

Depuis, il chante à tue tête dans ma tête.
Il berce chaque seconde de ma vie.
Depuis, mon âme par l'Amour asservie,
N'a plus pour unique casse-tête…

Que de t'aimer à perdre la raison.

Musée Rodin - Jacques de Wissant vêtu (Rodin)

C.BAILLY
Tous droits réservés
09/06/2010

Nous revivrons

On the beach  - Mats Eriksson




Un jour viendra peut-être, où je serais à court,

Où ma muse restera muette, trop silencieuse…

Devant une page blanche irrévérencieuse,

Mais je te rassure, ce ne sera pas pour ce jour…



Cela grâce à toi ! De ton amour, tu me hantes,

Tant et si bien, que je finis toujours par céder

À mon imagination vivace qui vient me narguer

Sans cesse avec quelques idées intransigeantes,



Jusqu'à ce que je les étale sans trop tarder,

Je les couche sur le papier pas encore froissé,

Alors, les mots me viennent, je les mets de côté,

Pour continuer, plus tard, à mieux les exploiter.



Ainsi, commence un voyage entre toi et moi.

Je revisite ton corps, je respire tes jardins,

J'infiltre ton âme, je te prends par la main,

Je t'emmène, je t'imprime, là, tout en moi.



Je me dis que les mots, pour sûr, resteront,

Que par eux, je scelle à jamais notre Amour,

Et si toutefois, je dois disparaître un beau jour,

Toutes ces preuves éternelles demeureront.



Personne, jamais, ne viendra pour les effacer.

Elles seront là, pour toujours, bien vivantes…

Aussi vivaces que mon Amour, aussi fringantes,

Que cette ferveur que j'ai aujourd'hui à te retrouver.



Mais, parfois aussi, d'une tristesse à mourir,

Quand l'appréhension de te perdre me prend,

Nostalgiques pensées, quand je suis impatient

D'aller te retrouver pour revoir ton sourire.



Quelques fois un peu folles, même enragées,

Comme le sont nos baisers, nos étreintes,

   Mais parfois aussi comme une complainte,

Quand j'ai peur de ne point être assez aimé.



Tous ces mots, ces états d'âme dévoilés,

Bien sûr, ils s'endormiront à notre trépas,

Jusqu'à ce qu'un jour, un quidam, sous ses pas,

Vienne les découvrir, les lire, les ressusciter…



Alors par lui, tous deux, le temps d'un instant,

Nous revivrons… et notre Amour  aussi…


C. BAILLY
Tous droits réservés
09/06/2010