La mort d'Abel par
François-Xavier FABRE remanié par Asra Zero |
de nos corps à corps
tu te vides de ta sève.
Elle se répand
sur la terre de ma chair
terrassée par l'effort.
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Comme un arbre foudroyé,
tu tombes,
emporté par la petite mort,
dans un éclair sublimé.
Ma chair se déchire
pour laisser s'échapper,
de ma plaie béante,
la vie qui couvait en moi.
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Près de toi, mon corps,
paralysé par la douleur
d'aimer et d'être aimé
s'endort.
Je sombre dans le bonheur
de t'aimer
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