De te quitter, voici venue l'heure…
D'un dernier baiser je t'effleure…
Je m'engouffre dans l'ascenseur.
Imprégné de ta sulfureuse odeur,
J'emporte avec moi notre bonheur,
Le fruit de tes sensuels honneurs,
Les stigmates de notre fureur,
De tes caresses toute la douceur.
Baigné de ton regard prometteur,
J'oublie, de l'éloignement, la douleur.
En moi, brille, de l'espoir, la lueur,
De te revoir. Oh ! Toi, mon Seigneur !
Emporté par l'ascenseur, je reste songeur…
Intrépide ripailleur, tu es mon passeur
Pour un monde de bonheur sans pudeur,
Où j'abandonne le solde de ma candeur.
Bientôt, je reviendrai te voir, dictateur
De mon cœur, toi, mon tendre inquisiteur,
Pour connaître du plaisir, la splendeur,
Et de nos sentiments partagés, la valeur.
Mon bien aimé, je suis ton débiteur,
De la vie je découvre enfin le meilleur.
De te revoir, oh ! Toi mon bienfaiteur!
J'attends l'heure….
Pour, de ma fortune, connaître toute l'ampleur…
De nos ivresses, te faire le compositeur…
Pour te nommer honorable percepteur
Sur mes terres, du produit de ton labeur…
Pour, de mon jardin secret, t'offrir l'impudeur.
Avec impatience, j'attends l'heure…
J'attends l'heure…
De l'ascenseur pour le bonheur…
![]() |
Château de Versailles |
Christian Bailly
Tous droits réservés
22/11/2010
Très beau ce poème d'amour
RépondreSupprimerMerci beaucoup Lucienne de ton passage sur ma page, et d'y avoir laissé ces quelques mots.
RépondreSupprimerAmicales pensées
Christian