Illustrations: Edgar Saillen
Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie - A toi, Mon Ami… Parce que tu es Mon Ami, j'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu. Le masque est tombé, j’ai baissé les armes, je t'ai ouvert le livre de ma vie écrit à coup de griffes, à l'encre de mes larmes… Dans Aveux, vous trouverez tout au long de ces poèmes libres, l'expression impudique de mes souffrances, de mes attentes, de mes bonheurs, de mes espoirs, de mes fantasmes,d'une passion qui s'épanouit en poésie. C. Bailly
vendredi 17 novembre 2023
Mon cœur !
samedi 11 novembre 2023
Quand…
Mon Amour…
Quand j'aurai épuisé ta source, cette fontaine de mes délices,
Quand elle n'aura plus une seule goutte à m'offrir généreusement,
Pour étancher ma soif de toi et apaiser mes désirs d'amant,
Quand nous aurons fini par la tarir de nous être trop aimés,
C'est que les années auront usé nos corps jusqu'à la corde,
Mais pas nos cœurs ni la passion qui les consumeront encore.
Il nous restera cette flamme ardente qui brille dans tes yeux,
Où je lirai tous les souvenirs de ces moments bénis par l'amour.
Quand viendra le temps de fermer les yeux sur ces pages magiques,
Quand il ne restera, de moi, plus qu'un corps blême devenu stérile,
Quand malgré ma résistance, les années perfides seront venues à bout
De ce que les hommes n'auront jamais pu éteindre en nous,
Il restera les souvenirs vivaces de notre amour inconditionnel
Dans tous ces poèmes que j'écris, au fil du temps qui passe,
Pour toi...
Pour toi…
Rien que pour toi...
Texte de Christian Bailly
Photos du net
Tous droits réservés
11/11/2023
lundi 28 août 2023
Baise
vendredi 18 août 2023
Aube impudique
![]() |
| Albert Marquet - Persiennes vertes |
![]() |
| Du net |
![]() |
| Frederick Witherington - Male Nude William |
![]() |
| Salem Beiruti |
mercredi 2 août 2023
Loin...
Loin du monde qui s'agite
Des touristes qui s'excitent,
Des paillotes endiablées,
Assis, sur la plage esseulée,
Je pense à toi..
Les flots apaisés, mais bavards, me parlent de toi.
Une multitude d'étoiles muettes scintillent dans les cieux
La lune, pâle, baigne la plage de son rayon blafard.
La nuit nous sépare, ce soir, je serai seul dans mon lit.
Après ce jour caniculaire, la brise est une caresse,
À laquelle je me prête en pensant à toi, à nous.
Le refrain lancinant des vagues berce mes pensées.
Je goûte cette solitude comme un cadeau précieux,
Elle me permets de communier avec dame nature.
Elle, elle, ignore mes divagations de poète solitaire.
La conversation est à sens unique, elle impose sa voix
À mes insondables turpitudes, silencieuses et vaines.
Pourtant, c'est à ses pieds que je trouve l'inspiration
Venue d'ailleurs, de je ne sais où, et qui m'assaille,
Jusqu'à ce que je reprenne ma plume et mon parchemin.
Alors, je médite, sur le devenir de ce monde après ma mort,
Mais les derniers mots qui me viennent et valent de l'or
Sont toujours mes "Je t'aime"...
Tous droits réservés
Christian Bailly
02/08/2023
samedi 29 avril 2023
Trois hommes au petit matin
Duo avec Jean François du Neck
Jean François:
Sortant main dans la main de la soirée,
Nous savions exactement où aller,
Vêtements retirés sous la lune,
Nos ébats débutaient dans la dune.
Un inconnu est venu nous observer,
Il rêvait, le gars, de prendre son pied,
La bouche ouverte, jeans et slip sur ses talons,
Pensant se rincer l'œil pour pas un rond.
![]() |
| Hommes nus à la plage par Georg Pauli |
Christian :
C'était sans compter sur nos instincts
De mâles en rut, en mal de nouveaux festins.
Tout occupés à nos embrassades,
Nous ne manquions rien de sa parade.
C'est vrai qu'il avait de quoi être fier,
Il s'amusait avec sans faire de manière.
Très attiré pas ses allures d'artilleur,
Je me dévouais bientôt comme éclaireur.
De son regard, il me transperça le cœur.
De son auguste dard, j'eus des haut-le-cœur.
Pourtant, je rêvais déjà des suites à donner,
Pour le satisfaire, et surtout me contenter.
Jean François:
La bise saline, et lui, très câlin,
J'aimais ce sentiment d'être la putain.
Je suçais son interminable pieu,
Il me caressait tendrement les cheveux.
Mon compagnon n'était pas en reste,
Croquant les couilles de l'inconnu, peste,
Le corps jouette, il l'avait aussi,
De trois doigts dans son cul, je, le punis.
Brusquement, le temps se mit à pleurer,
De belles chaudes gouttes énamourées,
Couvrant nos ébats d'un voile pudique,
Nous rendant d'autant plus frénétiques.
![]() |
| Jeune homme nu sur la plage naturiste par Ninou |
Nos corps luisaient sous la lune rouquine.
Je m'affairais tel un damné sur sa pine.
Mes frères de couche, nous rejoignirent,
Espérant eux aussi, fermement en jouir.
Je leur abandonnais le beau morceau.
Ils se jetèrent, qui sur sa queue de taureau,
Qui sur ces couilles lourdes et pendantes,
Et moi, déjà, sur ses fesses bandantes.
Le damné geignait comme une pucelle.
Je lui ouvris son joli cul de donzelle,
Pour y engouffrer ma bouffarde,
Bien profondément, jusqu'à la garde.
Jean François :
Des frères de couche, je ne savais pas ?
Si nous sommes plus de cent sur ce corps-là,
Je ne donne pas cher de ses pauvres os.
À regarder de tout près, il est très beau.
De mignonnes fesses de coquette,
Fines veines bleues à sa quéquette,
Une toison aussi noire que la nuit,
Cris de phoque à damner un Inuit.
Le faisant tressauter comme un moineau,
Mon compère ne voit rien de mon scénario,
Il s'affaire trop après ses arrières,
Du coup, je me l'enfourche, tralalère !
| Trois hommes nus sur la plage par Ninou |
Nos gémissements, de contentement,
Déchirent le silence du jour naissant.
Nos corps luisants se mêlent, s'emmêlent,
Nos langues fusionnent, se démêlent.
Aux bouches rageuses et suceuses,
Phallus furieux et couilles généreuses.
Aux culs altruistes et charitables,
Sexes rudes et raides et redoutables.
Pour tous, une vraie foire d'empoigne,
Où alternent caresses, et poignes,
Où même les loups se font chiennes,
Pour une fête charnelle et païenne.
Jean François :
Soudain, la police a envahi la plage.
De nombreuses plaintes d'un homme jaloux,
Tous, nous nous sommes retrouvés en cage,
Belle bande de débandeurs au trou.
J'ai eu du bol, ce n'était qu'un rêve.
Soleil se levait, m'offrant une trêve,
D'innombrables délires à tiroirs,
La plage était vide de tout espoir.
J'ai eu du cul, ce n'était qu'un rêve.
Je fis tout pour que le mât se lève,
De mon éphèbe endormi à mes côtés.
Je plantais mes canines pour le vider.
Je partis noyer mes pas dans la marée,
Je ne vis pas le bellâtre caché,
Les pieds dans l'eau salée de la mare.
Mouettes ricanant de mes cauchemars.
| Mâle nu sur la plage par Katherine Grey |
Il était trapu, bâti comme un hercule.
Un cul rond, fait pour qu'on l'encule.
Il offrit à mon regard concupiscent,
Son sexe raide, dressé au firmament.
J'admirais ses épaules de titan,
Son ventre plat, ses bras puissants.
Je me voyais déjà en haut de l'affiche,
J'étais chaud comme une pouliche.
Il s'approcha de moi comme un félin,
Je me sentis comme un orphelin.
Déjà, il refermait ses bras sur moi,
Contre mon cul, son sexe en émoi.
Tendre, dans le cou, il m'embrassa.
D'une main vigoureuse, il me caressa
La croupe, je fondais comme une pucelle,
Pas de doute, il en voulait à ma rondelle.
Jean-François :
Il me mit à genoux et m'enfourcha.
Je le sentis sur moi prendre le pas.
Je me mis à bander comme un âne.
Il me branla pour que je me pâme.
Il éjacula dans toute sa splendeur.
M'inondant de sperme et de sueur.
Je ne voulais pas m'avouer vaincu,
Couché, il se laissa lécher le cul.
Son trou était étroit pour mon long doigt.
Jouissance suprême, je lui dois.
Ma queue fit de même avec respect,
Ce merveilleux jeune, beau en son palais.
Christian :
Je m'effondrai comme un cheval mort,
Terrassé par ce sublime effort.
Un instant, je le crus repu et comblé,
C'était sans compter sur sa virilité.
Entre ses belles cuisses puissantes,
Sa queue s'éveillait déjà vaillante.
À peine, je reprenais conscience,
Qu'elle me fit sentir son impatience.
D'envahir ma bouche gourmande.
Mon prince reprenait les commandes.
Il l'engouffra dans ma gorge profonde,
Je n'allais pas faire ma pudibonde !
À mon ami Jean François De Neck, animateur, acteur, poète, victime d'un AVC.
Texte Jean-François de Neck et Christian Bailly
Tous droits réservés
26/02/2016
vendredi 7 avril 2023
Mendiant de l'amour
samedi 18 mars 2023
Plutôt mourir d'aimer
mercredi 22 février 2023
Septième ciel
jeudi 26 janvier 2023
Mon Caravage
| Photo Serge Daniel |
Il avait quelque chose de sauvage,
Dans son regard pesant de désir.
Il y avait quelque chose de Caravage.
De ma passion, pourrait-il me guérir ?
Ses yeux étaient le miroir de mon âme.
J'y reconnaissais toutes mes pulsions
De mâle transi rongé par cette flamme
Qui consume nos entrailles en fusion.
Dans son regard, je voyais cette rage
D'aimer au-delà de nos conventions.
Pourquoi devrais-je rester sage ?...
Dans ses yeux, je noyais mes déboires,
Pour me défendre de croire en cet amour,
Que je savais pertinemment sans espoirs...
Christian Bailly
Tous droits réservés
25/01/2023



























