dimanche 26 juin 2016

Soleil d'hiver


Cette poésie à été écrite ou choisie pour illustrée ce tableau de Arièle Louise-Alexandrine, lors de notre exposition  "Plume et Pinceaux" à Yerres du 4 au 12 juin 2016


"Givre" - Arièle Louise-Alexandrine



À peine, l'hiver à notre porte,

déjà le soleil

dans son coin, sommeille,

allongé à l'horizon,

quand nous guettons son ascension,

impatients de le voir dans le ciel,

tracer son arc-en-ciel.



Sur les terres stériles,

où ses rayons blêmes se faufilent,

les ombres, il étire, il étire,

à n'en plus finir,


à mourir d'ennui,

jusqu'à la nuit.



D'une pâleur maladive,

il poursuit sa dérive,

d'heure en heure,

nous prive de sa chaleur,

nous faire grelotter,

dès que nous quittons la cheminée.



Aux branches des arbres décharnés,

il s'accroche pour y déposer,

sans faire de manière,

quelques étincelles de lumière.



Il en est ainsi,

jusqu'au nouvel an,

sur la nuit glaciale, il grappille,

mais point ne gaspille

de notre temps,

jusqu'au printemps,

où l'hiver enfin se meurt,

sans pour nous, la moindre douleur.



Alors de sa splendeur,

il nous inonde, dans la candeur

des petits matins, encore frileux.

Puis, il nous comble de ses généreux

éclats qui font notre bonheur

dès la première heure,

dès qu'à terre nous posons le pied

pour affronter une nouvelle journée.



Christian Bailly

Tous droit réservés

10/02/2012 revisité 15/02/2026

6 commentaires:

  1. Pour éviter le soleil d'hiver, je vois une solution : changer d'hémisphère à chaque équinoxe.
    Bonne semaine estivale.

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    1. Oui effectivement se serait la meilleur solution... pour oublier notre grisaille qui n'en finit pas !!!

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  2. j'aime plus le printemps et l'automne!
    bonne semaine nouvelle les amis!

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  3. Réponses
    1. Merci mon Bisouillon
      Belle semaine à vous deux également !
      Bisous de nous deux

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