dimanche 1 juin 2014

Sur ton sein…


Sur ton sein, 
J'ai versé mes larmes noyées de désespoir, 
Quand je cherchais un rivage pour m'échoir. 
J'ai déposé mon cœur quand il avait peur, 
J'ai savouré, du réconfort, toute la douceur. 

Dans ton sein, 
Je me suis laissé sagement emprisonner 
Pour ce qu'il cachait, mieux le dénicher. 
J'ai trouvé ton cœur généreux, esseulé, 
Troublé, je me suis mis en quête de le sauver. 

De ton sein, 
J'ai apprivoisé ce qui restait d'amour violé. 
Pour le délivrer, je l'ai consolé, bercé, pansé, 
J'ai libéré le reste d'amour encore étouffé. 
A son affranchissement, je me suis consacré. 

Sur ton sein, 
J'ai déposé mille baisers saturés d'amour, 
Du matin, sans me lasser, jusqu'au petit jour. 
J'ai vu resurgir les prémices de ton désir. 
Je me suis copieusement abreuvé de plaisir. 

Sur ton sein, 
J'ai oublié mon passé et embrassé l'avenir. 
J'ai posé ma valise et me suis arrêté de fuir. 
Là, j'ai trouvé un sanctuaire pour mon cœur. 
J'ai séché mes larmes inondées de bonheur.


Musée Rodin - Adam (Rodin)
Christian Bailly
Tous droits réservés
01/12/2010

2 commentaires:

  1. Émouvant. Sensible. Pudique. Sensuel. Charnel.
    Voilà les mots qui me viennent à la lecture de ce somptueux poème.
    Plus qu'un Hymne à l'Amour, ton poème est une Ode à l'Etre Aimé, Christian !
    Tes mots font toujours mouche, ils vont droits au coeur et m'émeuvent.
    Merci encore de partager ces petits diamants de ton jardin secret avec tes lectrices et lecteurs.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout le plaisir est pour moi Eddie...
      de l'inspiration à l'écriture...
      de l'écriture à l'illustration...
      jusqu'au partage...
      Ton commentaire me comble, je l'avoue. Il est une belle récompense...
      Merci mille fois.
      Amicales pensées. Christian

      Supprimer