mardi 3 juin 2014

Hé ! Bébé ! Laisse-moi t'aimer !


Jardin du Château de Fontainebleau
Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
A ton bon souvenir, te rappeler 
Que je suis là pour te rassasier… 
De la vie, te faire apprécier 
L'un de ses meilleurs côtés. 

Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Apprendre avec toi la volupté, 
Découvrir la félicité et la partager. 
Laisse-moi, sans détour, te dispenser 
Ce qui me reste d'impétuosité ! 

Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Te faire sentir le fil de mon épée 
Pour te faire connaître sa dextérité. 
Avec, au septième ciel, je veux t'envoyer 
Et de mon plaisir te baigner ! 

Laisse-moi t'aimer Bébé! 
Ta chair, laisse la moi goûter… 
De ma bouche, laisse-moi l'envelopper, 
La voir se réveiller, se développer, 
Grandir, se fortifier, s'affirmer. 



Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Laisse-toi chavirer, basculer 
Dans les tourments de la volupté, 
Sentir ton dard en moi bouillonner, 
L'entendre prier d'être exhaussé.

Jardin du Château de Fontainebleau


Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Laisse-moi te montrer, te prouver 
Comme je suis expérimenté. 
Laisse-moi habilement te supplicier, 
Et décider quand te gracier 

Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Laisse-moi découvrir ce qui est caché, 
Et par mon désir, tant convoité. 
Laisse moi l'effleurer, l'exciter, 
A mes caresses licencieuses, l'aliéner. 

Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Laisse-moi, à ton Bonheur m'activer, 
Sentir ton aiguillon vibrer, se convulser, 
Enfin le voir lâcher sa bordée, 
Laisse-moi te libérer, t'entendre bramer. 

Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Laisse-moi profiter de mon succès, 
De ta généreuse salve, sur toi déversée, 
Laisse-moi avidement m'abreuver, 
Ma soif de toi, à volonté l'étancher. 

Laisse-moi t'aimer Bébé ! 
Laisse-toi aller au sommeil du guerrier ; 
Je suis là à te veiller, à te bercer 
De mon Amour démesuré 
Dans le silence de la nuit tombée. 

Hé ! Bébé ! Laisse-moi t'aimer !





Christian Bailly
Tous droits réservés
24/12/2010

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