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Par un soir du joli mois de mai,
J'ai contracté le mal d'aimer.
En moi, il s'est illico propagé
De la tête aux pieds, j'étais fait !
De là, il m'aliéna tant et si bien,
Que jamais je ne pus m'en défaire
Avec, il me fallait me complaire,
Avec, il me fallait me complaire,
De mon destin perdu, il fit le sien.
Mon cœur en connut les ravages.
Intensément ému par ce mâle aimé,
Je ne savais à quel sein me vouer.
Mon corps en goûtait les avantages.
De ce mal, je voulais bien mourir,
Mais pas avant bien longtemps,
Le temps de saisir humblement
Tous ses bonheurs et ses plaisirs.
Je me dépêchai chez un médecin.
Il soutint qu'il y avait moindre mal
Aux amours virils, foi d'animal !
Puisque mon cœur se portait bien.
Alors depuis, je vis cet amour
Aussi pleinement qu'il lui en dit.
J'en fais la muse de mes écrits,
Pour lui, je me fais troubadour.
De ce beau mâle qui m'assaille,
Je ne veux point du tout guérir.
Sur mon corps, il peut se servir,
Entreprendre son intime travail.
Fin de la déprime,
Je ne suis plus infirme,
L'aimer n'est point un crime,
De l'amour, je suis heureuse victime !
du net |
Christian Bailly
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13/01/2012
belle poesie, belles images!
RépondreSupprimerMerci mon ami !
SupprimerBelle fin de weekend !
Maladie d'amour, maladie de la sagesse .. de la sagesse de l'enfant conscient !
RépondreSupprimerC'est vrai que l'amour est un bain de jouvence mon Bisouillon mais il m'a fait bel et bien oublier la sagesse!!!
SupprimerOh ! mais que c'est bon !