vendredi 21 mai 2021

J’aurais aimé…




J'aurais aimé que jamais l'aube ne vint,

Pour rester blotti, là dans son intime jardin.


L'aube rouge 


J'aurais prié pour que cette nuit fût sans fin,

Pour apaiser de lui, mes soifs et mes faims.



Aurais-je dû chanter aux étoiles pour retenir les ténèbres ?

Aurais-je dû enchaîner la lune pour arrêter sa course funèbre ?


Sergey Sovkov




Après avoir tari nos fontaines de jouvence,

L'obscurité enveloppait notre passion de silence.


Sur nos corps rassasiés, planait la petite mort,

Nos âmes ainsi réunies n'avaient pas de remords.


Sergey Sovkov


J'aurais tant aimé que le jour fût la nuit,

Pour prolonger mon bonheur d'être à lui.



J'aurais aimé lui offrir l'éternité de nos désirs.

J'aurais aimé lui offrir l'éternité de nos plaisirs. 


Sergey Sovkov



Aurais-je dû couvrir l’aurore d’un voile de veuve ?

Aurais-je dû empêcher ce jour de faire peau neuve ?

 

À ce prix, le garder tout à moi, rien qu’à moi,

Le temps d’écrire pour lui un hymne à la joie.

 

Sergey Sovkov

Alors, seulement le jour aurait pu se lever sur l’onde,

Pour lui chanter la symphonie du nouveau monde. 


J’aurais aimé lui offrir l’aurore de ma vie,

Je lui dois de mon crépuscule, les féeries.

 

Sergey Sovkov

Christian Bailly

Tous droits réservés

21/05/2021


dimanche 16 mai 2021

Délices

Illustrations: Fred Daring 




Mon amour,

Sur tes monts,

Mes baisers libertins,

Dans tes vallées,

Ma langue débauchée,

Sur tes sommets,

Mes ivresses ineffables,

Dans tes abysses, 

Mes desseins constants.




 

Ô mon amour,

Laisse-moi sillonner

Tes paysages familiers,

Laisse-moi inventer

De nouveaux parcours,




Laisse-moi dénicher

Tout de tes mystères,

Laisse-moi violer

Tes terres vierges,

Au bout du voyage,

Le plaisir des dieux.





 

Ô mon amour,

Sur tes monts,

Dans tes vallées,

Sur tes sommets,




Dans tes abysses, 

Dans les méandres

De ton corps sulfureux,

Mon âme se pervertit,

Ma chair s'égare,

Mais quels délices…



 

Christian Bailly

Tous droits réservés

15/10/2015

 

lundi 5 avril 2021

Mon roi


L'amour est mon roi,

Je suis son esclave.


du net 

 

L'amour est ma muse,

Je suis sa plume.


 

Johanne Corno 


L'amour est mon soleil,

Il illumine mes jours.


 

Marc Siméon


L'amour est sur ma bouche,

En mots et en baisers.


 

du net 


L'amour au bout des doigts,

Pour te caresser.



du net 


 

L'amour est dans mes reins,

Pour servir ton désir.



Kaola Oty

 


L'amour est en moi,

Mon âme est à toi



 

Jason Ebrahimi 


L'amour est mon destin,

Je t'offre ma vie.



Luis Caballero

 


Mon amour est toujours,

Car il sera éternel…


 

du net 

Christian Bailly

Tous droits réservés 

15/10/2015

samedi 20 mars 2021

Envoûtement

  

Patrick Pottier
Il y a, je ne sais quoi,

D'attendrissant,

D'envoûtant,

Dans le sexe d'un homme,

Qui fait,

Qu'à tout moment,

Je m'émerveille,

Je m'extasie,

Je le contemple,

Tantôt si conquérant,

Tantôt si fragile.

 



Guilio Durini

À le voir ainsi assoupi,

Je m'émeus

De sa vulnérabilité,

De ses attendrissantes faiblesses

Ensommeillées dans sa fragilité,

De sa molle noblesse,

Sans animosité,

Sans défense,

Et pourtant plein de promesses.




Fernando Reyes





Alors, j'ai envie de le protéger,

D'être généreux en caresses,

De le dorloter, de poser mes lèvres

Pour le baiser avec délicatesse.

 





Jacques SULTANA


Sereinement,

Il sort de sa torpeur,

Tandis que je m'enthousiasme.

Sa renaissance fait mon bonheur.







Eric Massart 





Il grandit,

Il s'amplifie,

Il se durcit…









Rick Herold





Sa puissance et sa verdeur

Me troublent,

M'enflamment.

Quand il me défie de sa vigueur,

Alors, le désir me taraude.

 





MANN ART

Ensorcelé,

Je cède à ma nature,

Et à ses primitives exigences.

Comme un éphémère au soir de sa vie

Je me brûle à son incandescence.






Royo Liu

En déliquescence,

Mon corps s'abandonne

À son efflorescence.

J'y perds mon âme damnée,

Envoûté, par ses viriles essences.

 





Andrew Potter




Je deviens mâle et femelle,

Vainqueur et vaincu,

 








Rick Herold


Chien et chienne,

Maître et esclave,

Pour le servir dans sa bacchanale

Jusqu'à sa petite mort...

 









Mark Ashkenazi 

Rick Herold

Phillip Gabrielli 

Manolo Yanes 

Jacques SULTANA


Joseph Radoccia

Chrismannart


Christian Bailly

Tous droits réservés

11/10/2015

samedi 6 mars 2021

Gueule d'ange

 

Yannis Tsarouchis


À voir ta belle gueule d'ange, 
Je rêve de me réfugier

Sous tes ailes...
Que tu m'emportes vers ton monde

Viril et sensuel,
Où je t'abandonnerai mon âme

Et ses disgrâces,

Pour que d'un revers de caresse,

Tu les effaces.

 

Yannis Tsarouchis

J'offrirai tout de mes terres brulées

Par la vieillesse,

À ta vigueur, aux élans charnels

De ta jeunesse,

Pour que tu repousses l'échéance

De ma déchéance.

Bel ange de mes songes éveillés,

Tu es ma chance.

Yannis Tsarouchis

 

Je me laisserai volontiers corrompre

Par tes charmes,

Tes appétits ardents me feront oublier

Le temps des larmes,

Avec toi, je m'élèverai au firmament

Des réjouissances,

Où corps et âmes, nous scellerons

Nos alliances.

Yannis Tsarouchis
 

Bel ange !

J'oublierai sous ton aile protectrice

Les revers du destin,

De tous nos jours, de toutes nos nuits,

L'amour sera au festin,

Jouir de notre bonheur sera l'obsession

De notre destinée,

Nos âmes à l'unisson s'épanouiront

Dans l'Empirée.

Yannis Tsarouchis

 
Yannis Tsarouchis

Christian Bailly

Tous droits réservés

08/10/2015

samedi 20 février 2021

Big Bang

 Illustrtions EdwardD  

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Après avoir épuisé tous nos mots d'amour,

Après avoir consommé tous nos baisers,

Après avoir déployé toutes nos caresses,

Sonne, pour nos corps, l'heure de l'extase,


 


De l'incendie qui consume nos chairs,

Du tsunami de nos mers intérieures,

Du violent tremblement de nos terres,

De l'éruption de nos volcans réanimés,

Du grand Big Bang cosmique.


 

Une voie lactée traverse notre ciel,

Mille étoiles ensoleillent notre  empyrée,

Mille feux embrasent nos entrailles,

Pour un instant transcendant d'éternité.


 


Je recueille sur tes lèvres tremblantes,

Ton dernier soupir, ton tout dernier cri.

Nos corps fusionnés, alors, s'écroulent,

Lourds de béatitude et de contentement

Dans le trou noir de notre petite mort.


  



Texte de Christian Bailly

Tous droits réservés

04/10/2015