mercredi 29 octobre 2025

Abandon

 https://youtu.be/MfSZYxGmYe0





Ta main impatiente, posée sur mon cœur,

Éclipse mes dernières rancœurs.

De la vie, j'oublie les coups de canif,

Mes naufrages répétés sur les récifs.



Je la sens ; lentement, elle s’avance.

Mon corps, définitivement, se libère.

Il s'ouvre à cette charnelle expérience,

De l'abandon sensuel et ses mystères.



Sur mon échine, tes caresses s’expriment.

Je me délecte de ton corps sur mon corps.

À ton sexe, les secrets de mes abîmes.




Je sens ma chair affranchie s'épanouir

Tu détiens la clé qui ouvre mon sésame ;

Comme il est délicieux de céder au plaisir.


Version Audio


Texte et Photos Christian Bailly 
Tous droits réservés 
08/02/2022

Rayon de soleil

 








Le soleil d’hiver passe par la fenêtre,

Un rayon caresse mon sein dénudé,





Je me dis, comme c’est bon d’être,

Ainsi abandonné à sa volonté.





Mes tétons impudiques durcissent,

Un désir ardent se fait sentir,





Là, dans la tiédeur de mes cuisses.

Un désir qui ne demande qu’à jaillir...




Christian Bailly 
Tous droits réservés
29/12/2018

Escale Poétique à Sète

  Voilà, c'est fait, notre projet en commun, à Michel Dumergue et moi-même, est abouti. Vous pourrez trouver à partir de demain notre recueil de photos et de poésies sur Sète, "Escale poétique à Sète", à la Librairie "l'échappée Belle", 7 rue Gambetta. 

Voici le lien avec la librairie, par mail: libechappeebelle@aol.com
ou par téléphone au 04 67 43 64 54.
Il ne peuvent pas le rentrer sur le site des libraires car c'est de l'autoédition...

* La papeterie Paul Valéry - 12 Rue Paul Valéry, 34200 -




Sinon, vous pouvez vous adresser à moi, sur Sète, j'assure la livraison ;-) ;-)
Mon tel 0683279353
christian.bailly77@gmail.com
Par messenger

La plume trempée dans le sable et la boite à images.
Je m'en souviens comme si c'était hier, la première fois que je l'ai vue dans sa lumière occitane, Sète, ma jolie, les pieds dans l'eau, Saint-Clair auréolé de soleil…
Dans l'instant, je me suis laissé séduire…
Elle m'en a mis plein les yeux…
Je l'ai embrassée de mon regard langoureux…
Je l'ai parcourue de mon pas alerte, heureux de découvrir cette perle languedocienne…
J'ai couru tous ses quais bordés d'esquifs, de canots en tous genres, de barques latines.
J'ai traversé, de long en large, la vieille ville, les papilles excitées par les senteurs de la macaronade et de la tielle.
J'ai rêvé de pêche miraculeuse devant les chalutiers ventrus survolés par des gabians chamailleurs…
Sur le Môle, arrivé au pied du phare Saint-Louis, je suis redevenu un enfant, la tête dans les étoiles…
J'écarquillais mes yeux devant la Grande Bleue dont les flots apaisés léchaient la jetée…
Ce n'était que scintillement…
Déjà, mes pas me portaient vers le Cimetière Marin, le Quartier Haut, pour finir au sommet du Mont St Clair d’où j'embrassais la ville alanguie sous le soleil, et le bassin de Thau.
Des Pierres Blanches, je découvrais le Lido, et son ruban de sable fin que bientôt mes pas se promettaient de fouler…
Les heures passaient… Et plus les heures passaient, et plus je me disais que cette ville deviendrait un jour mon port d'attache…
Oui, à un de ses anneaux, j'y accrocherais mon cœur pour ne jamais en repartir…





Depuis ce jour-là, mes cheveux ont pris le reflet des âges…
J'y suis revenu pour m'en imprégner un peu plus à chaque fois…
Un beau jour, j'y ai perdu ma boussole, du coup, je suis resté, comme je me l'étais promis dès la première fois…
Alors, j'ai trempé ma plume dans le sable mouillé pour chanter cette belle cité de Sète !
Dans ses murs, j'ai croisé d'autres amoureux transis, artistes, peintres, photographes…
Jusqu'à ce que je rencontre Michel Dumergue, un fameux chasseur d'images qui a passé sa vie à courir le monde derrière les sportifs
Il rêvait de se poser enfin, de prendre son temps, de pouvoir choisir les sujets de ses chasses aux images…
C'est ici, dans le bassin de Thau qu'il a arrêté sa course, mais sans poser sa boite à images…
Il en fait aujourd'hui son art de vivre de retraité…
Séparément, nous avons travaillé notre passion pour ce lieu unique, mais c'est ensemble que nous avons voulu la partager avec des mots et des images choisies…
Alors, nous vous disons…
Bon voyage au pays de Sète, perle occitane aux reflets singuliers…

Bonne lecture à tous

Christian Bailly – Michel Dumergue 



lundi 27 octobre 2025

Reconnaissance



Alors que tes paupières lourdes de sommeil enferment tes
 rêves secrets, sur tes yeux qui savent me charmer…

Je dépose mes baisers.





Sur tes lèvres savoureuses bordées de leurs "je t'aime" qui me rendent amoureux et aussi tellement audacieux…

Je dépose mes baisers.





Sur le velours tiède et apaisant de ton cou, où j'aime venir me nicher comme un amoureux à la fois transi et ardent…

Je dépose mes baisers.


Sur tes seins masculins où pointent ces petits tétons très arrogants qui savent tant me tenter et surtout m'affrioler…

Je dépose mes baisers.




Sur ton ventre soyeux et douillet, arrondi par le temps qui passe bien trop vite sur nous deux sans vouloir s'arrêter…

Je dépose mes baisers


Sur ton pubis duveté où fleurissent les senteurs capiteuses de tes viriles désirs dont je raffole et qui m'étourdissent…

Je dépose mes baisers.


Sur ton sexe endormi, ma gourmandise, qui ne demande qu'à s'éveiller pour m'émerveiller et satisfaire mes envies de toi…

Je dépose mes baisers.

Sur tes fesses généreuses et rebondies au creux desquelles se cache une rose qui attend son valeureux prince…

Je dépose mes baisers.





À tes pieds impatients qui un soir de juin, sur le chemin de ta vie, t'ont emmené jusqu'à moi pour m'emporter dans les tourbillons de l'amour

Je dépose mon destin.

À eux mes reconnaissants baisers




Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
23/05/2022

samedi 25 octobre 2025

Sous le soleil, exactement !

  

 

Sous le soleil, exactement,

J'ai rêvé d'une île,

Un peu sauvage,

Oublié du monde,

Au milieu de rien d'autre.

J'ai parcouru ses rivages,

Même les plus sauvages.

Je me suis cru au paradis,

Alors, j'ai oublié le temps

Qui passait sur moi.

Peu importe, tu étais là,

Alangui sur le sable chaud,

À côté de moi.

Cette île, c'était Toi !

Sous le soleil, exactement !




 

Texte et photos

Christian Bailly

25/10/2025

Reflets d'automne

  

Les flots nappés d'argent,

Sous le soleil d'automne,

À l'oreille me chantonnent,

Leurs refrains languissants.



 

Ils me disent des beaux jours,

L'échéance, l'hiver latent.

Mais ces éclats de diamant

Sont des promesses de retour.

 


Ils sont des lueurs d'espoir,

Où mon âme vient noyer,

Son impatience de retrouver

Apollon dans toute sa gloire,

 

Quand il nous inonde de bonté,

Parfois bien trop généreux,

Au point de nous mettre le feu,

Qu'il nous arrive de regretter.

 

Oui, de regretter de l'automne,

Sa raison, le retour des douceurs,

De l'hiver,  un peu de sa froideur,

Et la cheminée qui ronronne.



 

Aussi, d'entre toutes les saisons,

C'est le printemps que j'attends,

Le long de ton rivage, impatient,

De me délester de mon caban.

 

Alors les jeunes filles en fleurs,

Dans leurs robes à sensation,

Les garçons et leurs inspirations,

Fricotent pour parler de bonheur.

 

Des tapis de coucous et de violette,  

S'offrent à leurs amours naissantes.

Pour leurs frivolités impatientes,

L'herbe se fait bien plus douillette

 


Moi, je regarde les flots d'argent,

Le vent dans mes cheveux blancs,

He oui, encore un tour de cadran !

Un pas de plus de faits vers le néant !

 

Mais aujourd'hui, je préfère chanter

L'automne et ses couleurs festives,

Que diable, poète ! Allez, positive !

Déjà, Noël approche de bons pieds !!





Textes et photos Christian BAILLY

18/10/2025

Tous droits réservés

jeudi 23 octobre 2025

Bienvenue Éline !

  


Éline 

1er Août 2022 - 5h55


Bienvenue Éline !

C'est au bout d'une nuit câline de l'été,

Mais après un long labeur pour ta maman,

Que tu nous arrives, là, au petit matin frileux,

Comme un tout premier rayon de soleil,

Pour couronner ce nouveau jour sur terre.


Pour sûr, pour nous, il sera radieux,

Et nous donnera cette envie irrésistible,

De continuer avec toi notre chemin de Terriens,

Pour t'accompagner, loin, loin, très loin,

Dans ta vie qui ne fait que commencer.



Il tarde à mon cœur de papy transi d'amour,

De découvrir et de faire la connaissance

De cette petite rose fraîchement élue

Dans notre jardin, où déjà s'épanouit

Tout un bouquet de roses qui font ma vie belle.


Tu découvriras, dans ce jardin extraordinaire,

Tout cet amour qui t'attend et y foisonne.

Oui, tu pourras le moissonner jour après jour,

Nuit après nuit, tout au long de ta vie. 


Tu verras, il est immense et fourmille

En plus de Maman, Papa, et notre petit Nohan.

D'une cohorte de mamies et de papys,

De tatas, tontons, cousins, cousines et amis,

Comme une multitude d'étoiles dans ton ciel

Pour de te souhaiter dans un élan de fraternité

"Bienvenue dans notre monde, Éline...

Nous t'aimons déjà tous très fort ! "



Nous aurions voulu être là, à tes côtés,

Pour te dire tout ce que nos cœurs

Ne peuvent contenir de joie et de bonheur,

Tant ils débordent comme une rivière d'amour.

Mais notre monde à aussi ses cicatrices.

Elles demandent du temps et de la patience

Pour se refermer, guérir et se faire oublier.

Alors c'est à ma plume que j'ai confié le soin

De te dire combien nous t'aimons…

Merci d'être là Éline !

Bienvenue dans notre monde...


Papy Christian 

Tous droits réservés 

01/08/2022

Cimetière Saint-Georges de Richemont

 

Dans le petit cimetière,

Abandonné par le temps,

Abandonné par les hommes,

Se meurent les pierres.


 

Stoïque, un gisant, pieux,

Habillé de dentelle de marbre,

Trône au milieu des siens,

Sous son catafalque pompeux.


 


Jésus pétrifié dans la pierre,

Veille sur ces corps sans vie,

Redevenus poussières.


 


Peu leur importe le passant,

Poète ou roi, ils sont mortels,

Même devenir les attend.



Texte et photos : Christian Bailly

Tous droits réservés 

09/08/2022

Carrelets

     Photos : Christian Bailly -  Carrelets - Port de Barques (Charente Maritime)





Comme de gigantesques araignées dégingandées,

Sur les sables mouvants, elles sont plantées,

À l'affût, au son des clapotis, sans bouger,

Elles attendent, là, patiemment, sans broncher.

Elles attendent qu'advienne la marée.




Ainsi, la mer généreuse et nourricière, à leurs pieds,

Sera pour quelques heures, leur garde-manger.

Elles piégeront dans leurs filets tissés au carré,

Les proies innocentes dont elles vont se délecter,

Au calme revenu, le soir, à la veillée.




À marée basse, vers l'horizon embrasé,

Alors, se dessineront leurs ombres étirées

Sur le rivage envasé…

Et les hommes pour un moment rassasiés,

Pourront sombrer

Dans les bras de Morphée…


























Texte et Photos Christian Bailly

Tous droits réservés

23/09/2022