mercredi 16 octobre 2024

Les carrelets

 


Les carrelets,

Comme des sentinelles

Droites dans leurs bottes,

Veillent nuit et jour

Entre ciel et terre.

 

Sur leurs frêles échasses

Ils défient les éléments,

La mer, le vent et le temps.

 

Sur eux, les tempêtes passent

Ou plus sagement s’effacent,

Mais aux cruels ouragans,

Les moins aguerris à la fureur

Cèdent, finalement trépassent,

Dans un déchirant fracas.

 

De leur silhouette dégingandée

Ils griffent l’horizon et le ciel,

Semblent fiers de leur défi

Et ignorer leur réelle vocation

Certes honorable, il faut le dire,

Mais moins prestigieuse…

 

Et pourtant, toutes ces pêcheries

Ont rempli moult ventre creux

Sans avoir à affronter les caprices

D’une mer pas toujours avenante.

 

Si les tempêtes Martin et Xynthia

Ont décimé leurs rangs serrés,

Les hommes, toujours acharnés,

N’ont pas baissé les bras pour autant,

Pour faire renaître les fleurons

D’une tradition bien établie

Par ces pêcheurs émérites.

 

Comme des sentinelles

Droites dans leurs bottes,

Entre ciel et terre

Veillent nuit et jour

Les carrelets...



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

14/10/2024

samedi 12 octobre 2024

Combien...


Combien de lettres,

Combien de mots,

Combien de poèmes,

Ai-je pu t’écrire, mon Amour ?


Ilya Yefimovich Repin


Alors que de tous mes poèmes,

Tu n’es pas l’unique sujet,

Tu es là en filigranes

Entre les lignes,

Entre les mots,

Entre les lettres,

Dans la trame du parchemin…



Viktor Bogdanovich - Écrivain au travail.


Combien de lettres,

Combien de mots,

Combien de poèmes

Ont sombré dans l’oubli,

Ou sont restés enlisés

Dans les méandres de ma pensée

Et attendent de sortir de la nuit ?



CAROLUS-DURAN Charles-Emile-Auguste


Combien de lettres,

Combien de mots,

Combien de poèmes

Me reste-t-il encore à t'écrire

Pour immortaliser notre amour ?

Je l'ignore…

Enfin, si, je sais...

Je sais…

Tant que j'aurai des rêves

Et que tu en seras le thème,

Tant que tu seras le fil d’Ariane

Entre ma poésie et l’amour



André Haulotte


Alors,

Il y aura des lettres,

Il y aura des mots,

Il y aura des poèmes,

Pour te confier mes folies,

Pour te dire mes désirs,

Pour te déclarer ma flamme,

Pour te dire mes « Je t’aime »,

Et laisser libre cours à ma plume.



du net


Christian Bailly

Tous droits réservé

01/10/2024

Tu es...

 


Tu es la vague qui apporte à mes pieds tes « je t'aime »,

Tu laisses sur ma peau le sel de ton amour brûlant.

Tu es la plage de sable fin réchauffée par le soleil,

Où je dépose mon corps à la recherche de douceur. 


Mark Toffoli




Tu es la brise marine venue des contrées lointaines,

Pour me prodiguer toutes les caresses que j'espère.

Tu es le ciel bleu où je peux écrire tous mes espoirs,

Les étoiles du firmament où j'accroche mes chimères.


Goodvinnerko




Tu es l'aube évanescente qui se lève sur mon corps,

Et le crépuscule flamboyant qui consume mes désirs.

Tu es la nuit profonde qui dépose sur moi sa sérénité,

Un manteau de tendresse pour réchauffer mes rêves.


Maxim Bondarenko



Tu es le fantasme qui habitait mes jours et mes nuits,

Un rêve d'une nuit d'été passionnée devenu ma réalité.

Tu es chaque seconde qui passe, de mon existence,

Loin de moi ou à mes côtés, tu es ma pensée éminente.


cxj-2022



Tu es le port où j’accoste pour le reste de mes jours,

Tu es toi, celui que j'attendais au bout de mon voyage.

Tu es Toi, Tu es mon Toi !


GoodvinNerko




Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

01/10/2024

dimanche 22 septembre 2024

Fantasme orgiastique





Guiborsatto



Mon amour…

Emmène-moi tel un esclave au centre d'une orgie,

Pour faire de moi le martyre de leurs envies…

De ces gladiateurs du sexe, je deviendrai la proie,

Dans cette arène de mâles en rut, sans foi ni loi.




Kaola Oty



Offre-moi à ces fauves, qu'ils se disputent mes entrailles,

Qu'ils me griffent de leurs sexes rageurs de bonne taille.

Je deviendrais le jouet de leurs penchants débridés,

Pour qu'ils me contaminent, offre-moi à ces damnés.




Tom of Finland



lls feront de moi un véritable camé à leurs lymphes viriles,

Ils révéleront de mon âme déchue, l'impur, le servile.

Entre eux, ils se partageront ma dépouille généreuse,

Je ferai l'aumône de leur foutre, je me ferai gueuse.



Tom of Finland



Leurs râles fiévreux deviendront leurs chants liturgiques,

Dès lors, ils me feront expier mes pensées trop angéliques.

Pour me convertir aux rites de Sodome et Gomorrhe,

Ils me feront renier mes vertus pour des vices que j'ignore.



Du net




De ma chair violée et écartelée et ils se feront le fourreau

De leurs glaives barbares qui ne lâchent pas le morceau.

Sur moi, en moi, ils déverseront leur fougue en laitances

Dont je serai, en fait, le terreau infertile pour leur semence,






Du net




En longues et précieuses tirades de foutre odorantes,

Alors, repus de leurs caresses, de sexe, de saillie violentes,

Je pourrai laisser ma chair comblée s'épancher, se vider,

De son trop-plein de plaisir, jusqu’à cet instant, maîtrisé,





Mugur Kreiss



Avant de m'abandonner comme une bête à la petite mort...

Alors, dans cet au-delà fantasmé, peu m'importera mon sort...

Pourvu que tu sois à mes côtés, mon Amour…



Doron Langberg -Willy and Alan




Christian Bailly

Tous droits réservés


20/09/2024







lundi 9 septembre 2024

La force du destin






Sur tes lèvres gourmandes, j'ai déposé mes rêves,

À ton cœur généreux, j'ai abandonné mon âme...

De ma vie contrariée, je connais enfin la trêve,

Grâce à ton amour fervent qui me désarme.


Hongtao Huang


Par ta virile prestance, je me laisse envahir,

Tout du mâle fougueux que tu es, me subjugue.

Ma vie près de toi est devenue mon devenir,

Pour toi, le verbe aimer, à jamais, je conjugue.


Brenden Sanborn



Toutes ces belles années passées à tes côtés,

Sont tels des grains de blé semés pour l'avenir.

Quand viendra le temps de sagement nous poser,

Nous pourrons les moissonner, avec le sourire.



Tencolumbo


Je prendrai ta main, pour la serrer sur mon cœur,

D'une pression, je saurai ce que me dira le tien.

Nous nous laisserons bercer par le bonheur,

D'avoir sublimé une mémorable soirée de juin...



Hongtao Huang


Toutes celles qui ont suivi...

Et celles qui suivront encore...

Qu’il en soit ainsi de la Force du Destin...



Tencolumbo




Christian Bailly

Tous droits réservés

19/08/2023

écrit pour les 62 ans de Thierry



samedi 7 septembre 2024

Mes tétons

 


Mmmm...Bébé...

Viens jouer avec mes tétons,

Ils feront durcir mon bâton.

Vois, ils sont déjà tout excités,

Viens, de ta langue, les titiller.



Mmmm... Bébé...

Viens jouer avec mes tétons,

Ils font s'ouvrir ma rose en bouton,

Là, dans mon petit jardin secret,

Où mon désir devient déjà concret


Tu peux les pincer, les mordre,

Pas besoin d'attendre mes ordres.

Ils sont impatients d'être travaillés.


Ils sont le siège de petits délices.

Qui dans mes reins s'épanouissent.

Pour me faire encore plus mâle...

Pour toi, Bébé !



Christian Bailly.

Tous droits réservés

07/09/2024

samedi 31 août 2024

Dans tes broussailles


 

Là, au milieu de tes broussailles,

Je trouvais un petit animal,

À qui je ne voulais pas de mal

Pour moi, je voulais qu’il trésaille.


du net


Dans cette forêt si épaisse

Il se sentait tellement abandonné,

Alors, bien sûr, je n’ai pas résisté.

J’ai tout fait pour qu’il renaisse


Louis Runemberg



De mes caresses, je l’ai cajolé,

De mes léchouilles, je lai amusé,

Et bien vite, je l’ai vu se lever

Et s’offrir à moi avec sincérité



CHRIS HEMSWORTH


Alors, de ma bouche, enveloppé

Il a très vite terminé sa croissance

Et il a affirmé sa virile prestance.

J’appréciais sa raideur et sa vitalité



du net

Là, au milieu de tes broussailles,

Il trônait, tel un sceptre royal.

Pour mes expertes bontés buccales

Il me fit don de ces semailles.


Royo Liu



Je me rassasiais de ton voluptueux

Fumet de mâle, avec bonheur,

En appréciait la douceâtre saveur,

Avant qu’il ne regagne tes broussailles... 


Christian Bailly 
Tous droits réservés
23/08/2024

jeudi 15 août 2024

Un cœur en hiver

 Sculpture de Marie Claude Meyer

Elle participe régulièrement à des expositions à Sète.

Cette œuvre est son premier sujet masculin.

Son compteFacebook: https://www.facebook.com/marieclaude.meyer.16



De te voir figé dans la douleur,

Je cherche à réchauffer ton cœur

Glacé par bien trop de rancœur.


L'hiver, brusquement, c'est posé sur lui,

Pour une longue nuit d'agonie.

Depuis, il bat au ralenti, en survie,


Dans un palais de glace,

Où de guerre lasse,

Il n'espère de la vie aucune volte-face.


Meurtri par tant de froidure,

Dans ton sein, la douleur perdure

Creuse ses profondes engelures.


Plus de frisson, ni même de passion,

Mais l'attente d'une sage rémission,

D'une lente et décisive guérison.


De cette douloureuse agonie,

Je voudrais tant être celui qui te guérit

Celui qui sauvera ton cœur endolori,



Faire de toi, de mon âme, le seigneur,

De mon corps le profanateur,

Devenir ton humble salvateur,



Pour te faire oublier, de l'hiver, les mauvais tours,

Préparer le Printemps, le retour des beaux jours,

Enfin, te redonner le goût de l'Amour.


Christian Bailly
Tous droits réservés
11/02/2010

dimanche 11 août 2024

À l’heure de la sieste


D'une bonne sieste, il est enfin l'heure,

Alangui, sur le canapé, il s'est assoupi

Malgré son cuisant désir inassouvi.

Impatiemment, il attend son heure...


Pat Kelley


Il offre à la vue, sa croupe généreuse,

Indécente, comme celle d'une chienne,

À qui voudra, au plus tôt, la faire sienne,

Ou la titillera d'une langue baveuse.



Raphael Perez


Qui aura l'audace de glisser sa main,

Pour une chatterie hardie et savante ?

Qui risquera une caresse pénétrante,

Et écartera ce cul insolent de putain ?



Yana Yangol


Qui osera cette sublimissime gâterie,

Ce baiser tellement osé, cette pépite,

Qui fait s'ouvrir les portes interdites,

À tous les désirs, à toutes les envies ?



Sleeping guy - Du net


Qui donc osera le sortir de sa torpeur,

Le torpiller avec son sexe téméraire ?

Avec virilité, qui en fera son affaire,

Osera, morbleu, lui faire cette fleur ?


Jason Ebrahimi


Il n'y a qu'un pas du rêve à la réalité,

Sûr, il ne tardera pas à être franchi.

Bientôt, de son feu, il sera affranchi.

L'incendie, par un mâle, sera maîtrisé.


****


Dans l'ombre, de cette Odalisque au masculin,

L'amant fou d'amour et de désir, se satisfait.

Pourquoi ne pas succomber à de tels attraits,

N'est-il pas l'heure de profiter de ce festin ?



Royo Liu


Déjà, il se penche, de ses mains, il écarte

Cette gorge de chair intime, déjà humide,

Où se cache une grotte profonde et avide

De visiteurs prêts à abattre leurs cartes.


Jason Ebrahimi


Avec sa langue curieuse, déjà, il soigne

Cette rose qui ne demande qu'à s'épanouir.

De cette douceur, elle semble se réjouir,

De plaintifs gémissements en témoignent.



L'amant ondule déjà sous la vague du désir.

Il appelle la concrétisation du mâle en rut,

Ce fier aiguillon qui fera de lui une pute.

Déjà, il sent de la déchirure, l'unique plaisir.



Royo Liu



Pourtant, il se réjouit de ses chairs écartelées,

De ce don ultime de soi qu'il fait à son aimé.

Il comble les vides de sa chair, de sa destinée.

Son corps devient un réceptacle de volupté.




Alors que l'aimé lâche sa lave incandescente,

Dans ses entrailles, un mascaret l'engloutit.

Son corps se vide autant que l'amour le remplit.

Avant de sombrer dans une petite mort stupéfiante…



Raphael Perez




Christian Bailly

Tous droits réservés

11/08/2024