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| Homme alangui |
Abandonné au sommeil
Sur la paille, au soleil,
Mon corps alangui rêve…
Il rêve…
À de lointains espaces
Où s'envolent mes traces
Où je cours nu vers toi
Allongé sur un lit de soie
Perdu dans l'immensité
D'un monde oublié
Où viennent s'échouer
Des vagues de désirs
Sous une brise de plaisir.
Le chant des oiseaux,
Anime notre sabbat,
Rythme nos combats
Tente de couvrir le silence
Que nos soupirs offensent
Tout au long de la nuit
Sur nous alanguie.
Sous la lune, nos corps,
Luisants, cherchent le port
Où amarrer leur bonheur.
De tes yeux, une lueur
Éclabousse le ciel étoilé.
De mon ventre, en toi, encré
De ma chair à toi asservie
S'échappe un souffle de vie…
Un éclair perce mon cœur.
D'amour, je me meurs…
Nos âmes assouvies
Se réjouissent, ravies,
S'envolent… Et volent
Dans le vent qui s'affole.
Quelques gouttes de pluie
Me sortent de mes rêveries
L'orage au-dessus de moi
Gronde et me dit :Gronde et me dit :
Va… Va...Va-le retrouver
Pour intensément l'aimer.
Christian Bailly
Tous droits réservés
18/07/2011




























