lundi 25 mai 2015

L'orage


Homme alangui

Abandonné au sommeil
Sur la paille, au soleil,
Mon corps alangui rêve…

Il rêve…
À de lointains espaces
Où s'envolent mes traces
Où je cours nu vers toi
Allongé sur un lit de soie
Perdu dans l'immensité
D'un monde oublié
Où viennent s'échouer
Des vagues de désirs
Sous une brise de plaisir.
Le chant des oiseaux,
Anime notre sabbat,
Rythme nos combats
Tente de couvrir le silence
Que nos soupirs offensent
Tout au long de la nuit
Sur nous alanguie.
Sous la lune, nos corps,
Luisants, cherchent le port
Où amarrer leur bonheur.
De tes yeux, une lueur
Éclabousse le ciel étoilé.
De mon ventre, en toi, encré
De ma chair à toi asservie
S'échappe un souffle de vie…
Un éclair perce mon cœur.
D'amour, je me meurs…
Nos âmes assouvies
Se réjouissent, ravies,
S'envolent… Et volent
Dans le vent qui s'affole.

Quelques gouttes de pluie
Me sortent de mes rêveries
L'orage au-dessus de moi
Gronde et me dit :Gronde et me dit :
Va… Va...Va-le retrouver
Pour intensément l'aimer.

Christian Bailly
Tous droits réservés
18/07/2011

samedi 23 mai 2015

Ma Petite salope


Là, sur le dos comme un chaton,
Tu fais le mignon, le giton.
Tu t'abandonnes à mes caresses,
Je te les distribue avec largesse.

Comme une petite salope, tu te livres,
Tu attends que je te délivre
Mes caresses et mes baisers ardents
Que je te dise des mots impudents.

Tu attends que je te vandalise.
Tes espérances m'excitent, m'attisent,
Exacerbent vivement mes pulsions.
Mes doigts jouent avec tes tétons.

Je les effleure, je les suce.
J'use de toutes mes astuces,
Pour qu'ils se dressent, s'érigent.
Ils acceptent ce que je leur inflige.

Je les mords à pleines dents.
Ils aiment, ils adorent, c'est évident !
Déjà, mes doigts fiévreux courent
Pour d'autres de tes beaux atours.

Mes baisers s'envolent, caracolent
Sur ton giron généreux qui m'affriole.
Tu connais de moi mon grand appétit.
Je te sais honorablement nantit.

Là, blotti au carrefour des plaisirs,
Se dresse fièrement, l'objet du désir.
Dessus, je fonds comme la misère
Sur le monde ; en ma bouche, je l'insère.

Sans délai, je m'emploie à le servir
Dignement, sans faillir, ni faiblir.
Alors me parviennent tes soupirs,
Tes gémissements avant de défaillir.

Je me démène comme un forcené
Pour te délivrer et me contenter.
Je te sens venir, arriver à moi.
J'attends de percevoir mon octroi,

Que tu cèdes enfin à mes assauts
Dans un dernier et sublime soubresaut.
L'écume opalescente de ton amour
Fait mon bonheur du jour…

J'attends ta reconnaissance,
Mais exténué par ta jouissance,
Ma petite salope, tu m'abandonnes,
Et déjà… Tu ronronnes…

du net


Christian Bailly
Tous droits réservés
24/02/2014

Offrandes


Sur ton cœur, je pose

Une rose, ce matin, éclose.

Sur tes lèvres,

Ce jour radieux qui pour nous se lève.

Sur ta bouche,

Le soleil, qui nous offre sa couche.

Dans tes yeux,

Mon désir pour toi, en feu.

Sur ton sein,

De mon amour, l'inavouable dessein.

Sur ton corps,

De mon plaisir, son opalin trésor.

Sur ton âme,

De ma passion, tous les états d'âme.

À tes pieds,

Ma vie, à toi seul, prédestinée.

Dans tes mains,

Ce poème pour qu'il chante nos lendemains.

du net


Christian Bailly
Tous droits réservés
06/07/2011


mardi 19 mai 2015

Bataille


du net


Tandis que ma bouche dans ta broussaille
Cherche de quoi faire abondante ripaille,
Tes mains, fertiles en douceur, pinaillent
Puis sans vergogne, osent et me fouraillent

Sous tes caresses osées qui m'encanaillent
Un désir irrésistible assiège mes entrailles.
Ton corps sous mes assauts répétés trésaille,
Se laisse convaincre, pour moi s'entrebâille.

Mon long couteau affûté découvre la faille,
S'engouffre, vigoureusement te travaille.
La volupté d'emblée, tout deux nous assaille.
Je déraille, tu défailles sous mes représailles.

Terrassé par le plaisir, tu reçois ma mitraille.
Tu te libères et sans compter me médailles.
Exténués, vaincus par cette sensuelle bataille,
Nos corps s'écroulent sur le lit en pagaille.



Naïve Art


Christian Bailly
Tous droits réservés
04/07/2011

jeudi 14 mai 2015

Tentation



À te voir ainsi dénudé, offert à ma convoitise,
Tu attises ma faim, ma soif, ma gourmandise.
Mon bel Adonis, à tes pieds, tous mes baisers,
À ton cœur, mon âme, le solde de mes années.

À te voir ainsi dépouillé, offert à mon regard,
Mes yeux s'offrent aux plaisirs, sans égards,
Pour tes appâts, dévorent la moindre portion
Dignes de toute l'attention de mes intentions.

À te voir ainsi dévoilé, te livrer à ma tentation,
Je sens grandir mes insatiables aspirations.
Je sens de mon sang bouillonnant, les audaces,
De mon corps vivace, ses ambitions voraces.

À te voir ainsi, vêtu de ton insolente beauté,
Par mon appétit grandissant te voilà convoité.
Comment ne pas succomber à tant de charmes
Sans voir mon désir verser sa sublime larme.

Intime offrande, de mon amour démesuré,
Liqueur de mon corps d'homme passionné.
Mon Amour! Reçois le fruit de mes entrailles
Le gage ultime de l'amour qui me tenaille.

Comfort by Chris Lopez

Christian Bailly
Tous droits réservés
01/07/2011



mardi 5 mai 2015

Affranchissement



L'amour à ses lois que l'on ne lui dicte pas,
Au-delà du temps, au-delà des frontières,
Au-delà des couleurs, au-delà des guerres,
Au-delà du genre, au-delà même du trépas.

De cet amour-là, j'attendais l'avènement,
Sans y croire, sans même oser l'espérer,
Refoulé dans mes entrailles honteusement, 
Réduit au silence, enfoui, intiment muselé.

Seuls ses désirs inavouables et indécents,
Réveillaient régulièrement ma conscience,
Malmenaient mon âme, ma chair, mon sang,
Sans connaître, du contentement, l'essence.

Mais un jour, cette nuit sans fin a pris fin.
J'ai touché du cœur les rivages de l'amour.
Le soleil s'est levé pour contrarier ce destin
Qui n'était pas le mien, en corriger le cours.





Enfin disposé à se montrer au grand jour,
À sortir des abîmes, de son long silence,
Je puisais dans son ardeur assez de bravoure,
Pour l'assumer, lui donner de l'assurance.





Dans un dernier combat, sorti en vainqueur,
Aux derniers préjugés, il fit rendre les armes,
À Rompre les chaînes qui bridaient mon cœur,
Et taire mes peurs, fusse au prix des larmes.

Je lui dois le bonheur d'être ce que je suis,
De m'avoir permis de briser mes entraves.
Comblé de vivre ce pour quoi j'ai été choisi,
En homme libéré, je sors de mon enclave.

À cet amour prodigieux, je donne la parole
Intouchable hier, j'embrasse aujourd'hui,
Sa confession. Mon cœur est son acropole
Où je lui chante mes louanges jour et nuit.









Christian Bailly
Tous droits réservés
30/06/2011

mardi 28 avril 2015

Pucelage

sur le net


Mon amour,

Sais-tu combien tu as tous mes exclusifs suffrages ?
Que tu es devenu l'unique objet de mes hommages ?
De mon amour pour toi, je connais le servage,
De te posséder, à mon bas-ventre, j'ai la rage, 
De mes désirs pour toi, je connais l'esclavage,
Aussi, je te fais parvenir cet urgent message.

Je sais ce que je risque avec un semblable verbiage,
Purement et simplement de ton cœur le limogeage,
Ou bien pire, de me voir à perpétuité mis en cage.
Alors, excuse volontiers tous ces écarts de langage

Ce ne sont, d'un vieux poète, que de beaux ramages.
Voilà, Mon Amour, je suis au bord du surdosage.
Il te faut penser tout de même à mon sauvetage,
Afin que je soulage cet instinct de bête sauvage.

Je te le dis tout court, sans plus d'ambages,
Finis marivaudages, libertinage, jardinage,
Aujourd'hui, j'ai envie de faire un carnage,
De ton corps appétissant, passer à l'abordage,

Mettre fin à ton préchauffage, à ton rodage.
Mon Amour, laisse-moi prendre le pilotage.
Pour bien se faire, j'envisage ton effeuillage
Et de voir de plus près ton plus bel étalage.

Donner à ton corps sage un peu de tirage.
Laisses-toi aller à mes tendres bichonnages,
À mes savants et pernicieux tripatouillages,
Mes audaces et explorations, mes repérages.

Laisse-moi te faire de savoureux massages,
Et par de doux polissages, préparer le passage
En délicatesse, de l'objet de mon outrage.
Après avoir peaufiné avec prudence l'ouvrage,

Je passerais alors, au pillage de ton pucelage,
Sans dommage, vu mon modeste calibrage,
Puis aux doux ravages de mon pilonnage,
Pour enfin t'inonder de mon intime breuvage.

Alors, contenté, je tournerais volontiers cette page.
Je redeviendrais très sage, sage comme une image.
Je t'offrirais mon indéfectible amour en partage.
Tu pourras alors à ta guise me réduire en esclavage

… Par le mariage!



sur le net

 Et pour sourire...

sur le net


Christian Bailly
Tous droits réservés
24/06/2011

lundi 27 avril 2015

Voyage, Voyage


de Steve Walker



Avec toi, je veux partir en voyage,
Aller, aller, bien au-delà des nuages,
Connaître de touts nouveaux rivages
Où la passion de l'amour fait rage.

Avec toi, découvrir de vierges contrées,
Sans frontières, où pour se rencontrer,
Il faut cheminer sur nos corps égratignés
Par les épines du désir, du plaisir d'aimer.

Avec toi, partir pour des terres lointaines,
Où je pourrais découvrir l'unique fontaine
Capable de guérir, de ma vie, les peines,
D'étancher ma soif de vaines fredaines.

Avec toi, construire une nouvelle nation,
Où l'amour gouvernera nos inclinations,
Où les lois fortes de notre imagination
Seront l'unique voie de notre déraison.

Avec toi, je veux bâtir sur cette terre anoblie
Une chaumière meublée de nos rêveries,
Cachée par nos nuits déchirées par nos cris,
Ouverte aux quatre vents de nos envies.

Avec toi, partir pour un éternel voyage,
Avec notre amour pour unique bagage.
Au-delà de notre mutuel apprentissage,
De nos cœurs, de nos âmes faire l'amarrage.

de Steve Walker


Christian Bailly
Tous droits réservés
23/06/2011

dimanche 26 avril 2015

Cheminement






Sur le chemin de mon enfance,
D'une paternité orpheline,
Recherches infructueuses,
État d'âme douloureuse,
Ignominieuses origines.












Sur le chemin de mon adolescence,
Exploration sulfureuse,
Intestines interrogations,
Inavouables hésitations,
Lézardes insidieuses.













Sur le chemin de ma jeunesse,
Sincères espérances,
Ivresses insouciantes,
Brèches inconscientes,
Allégeance à la bienséance.













Sur le chemin de l'accomplissent,
Résurgences profondes,
Signes symptomatiques,
D'une nature problématique,
Effondrement d'un monde.













À la croisée de nos chemins,
Affirmation d'une identité,
Amitiés particulières,
Amours singulières,
Prélude d'une nouvelle destinée.













Sur le chemin de la maturité,
Évidence d'une révélation,
Confirmation salvatrice,
Acceptation rédemptrice,
La voie d'une résurrection.













Sur le chemin de l'amour,
Toi, Toi, Mon Toi.
Mon bonheur passe par toi,
Ma vie, tous mes émois
Rien que pour toi...






Christian Bailly
Tous droits réservés
22/06/2011

jeudi 23 avril 2015

La voix de son Maître

Peinture de Steve Walker


J'entends ton cœur me parler tout bas,
Quand je suis, là, blotti dans tes bras.
Tout contre toi, le monde n'existe pas,
Tout peut bien s'écrouler, sous nos pas.

J'entends ton cœur doucement murmurer,
Quand dans tes yeux, je vois scintiller
L'éclat de ton amour, ainsi émerveillé,
Je ne regarde même plus le ciel étoilé.

J'entends ton cœur me parler tout haut,
Quand sur tes lèvres fleurissent tes mots
Alors, le monde n'est plus assez beau
Pour écouter le doux chant des oiseaux.

J'entends ton cœur me crier haut et fort,
Alors je me dis que je n'avais pas tort
De croire en toi, mon vénérable Stentor.
Je te dois de connaître ce sublime sort.

Les muses peuvent bien, tout bas, me parler,
Les fées peuvent bien doucement murmurer,
Les déesses peuvent bien tout haut espérer,
Les sirènes peuvent bien, haut et fort, chanter,

Mon cœur est sourd.
Il n'entend qu'un son,
Il n'entend qu'une voix.
La voix de son Maître,
Celle de ton Cœur.

Peinture de Steve Walker



Christian Bailly
20/06/2011
Tous droits réservés



lundi 13 avril 2015

Loin de toi

Offering by Chris Lopez


Loin de toi, Mon Ami, Mon très Cher Ami,
Les heures s'enfuient dans un morne ennui.
Je compte, sans toi, mes jours et mes nuits.
Mes rêves languissent, s'éternisent à l'infini.
Aux matins frileux, mon corps se lève transi,
Entre mes cuisses, seule, une matinale envie
Me prouve par dépit, que je suis bien en vie.
Au garde-à-vous, mon sexe gonflé me défie,
Mais mes mains sont prisent de paralysie.
Sous la douche, je cherche de ma nuit, l'oubli.
Mon envie persiste, me persécute, se ressaisie.
Mes mains se promènent sur ma peau adoucie,
Cherchent et trouvent enfin mon sexe durci.
Mon esprit vagabond, près de toi, se réfugie.
Mon désir, plus pressant, peu à peu m'envahit.
Mes pensées vers toi convergent sans répit.
Je me laisse aller à ce plaisir que je te dédie.
J'explose enfin, religieusement, sans un cri.
De mon sexe, l'eau emporte l'objet du délit.
Confus de son insistance, enfin, il s'est rendormi,
Me laissant seul avec mes regrets, ma nostalgie.
Alors je me rase comme un automate, anéanti.
Sur ma peau, endormie, c'est de la toile émeri.
Je saute dans mon jeans resté sur le sol avachi,
J'enfile une chemise, des chaussettes défraîchies.
Devant mon café, sans savoir au juste où j'en suis
J'écoute les nouvelles d'un monde qui m'ennuie
Trop de scandales, de mensonges, trop de tueries.
Je prends les clefs, je ferme, et me voilà reparti
Pour une journée à tromper le temps qui fuit…
Encore deux jours, deux nuits,
Et je serais dans ton lit, ravi
D'être ton intime ami.
Alors, Mon Ami, Mon très Cher Ami
Je n'aurais pas de mots pour exprimer mon bonheur.

Sunday Morning Print By Chris Lopez



Christian Bailly
Tous droits réservés
09/06/2011

Coquelicot, Joli coquelicot

Illustration: Photos Christian Bailly









Dans ta robe rouge sang

Ne pleure pas sur ton rang,

Si tu vis dans la fatalité,

Le temps d'une journée



Dans les champs dorés,

Par ta périssable beauté,

Tu sais nous émouvoir

Et dissiper nos désespoirs.



Ton éphémère destinée,

Est celle des soldats sacrifiés

Un jour de printemps,

Aux couleurs de leur sang.



Ta ferveur si fragile,

Ton élégance subtile,

Sont la vive expression

De mes ardentes émotions.



Chaque année, tu vis,

Puis tu sombres dans l'oubli.

Pour ressusciter sans fin,

Tel est ton fortuné destin.



Aussi pour l'éternité,

Je te fais fidèle messager

De mes brûlants discours,

Auprès de l'objet de mon amour













































Christian Bailly
Tous droits réservés
06/2011