Éclats argentés du soleil hivernal
Nuages à la dérive dans l'azur...
Le ressac berce mes pensées...
Ici, je peux rester des heures
À refaire le monde, à tout oublier.
En paix avec moi-même,
Je vagabonde sur tes flots.
Ils viennent mourir à mes pieds,
Après des miles et des miles d'errance,
De mer, en mer, jusqu'à nos terres,
Pour arriver jusqu'à moi
Et mes insuffisances de mortel.
Tu fais mes vieux jours heureux,
Ici, j’oublie ce monde perfide,
Ses cruautés et ses bassesses,
Ses intolérances et ses haines,
Qu’il traîne depuis sa création
De millénaires en millénaire,
Comme une tare héréditaire.
Je dépose mes idées noires,
Dans l’onde ensorcelante.
Puisse-t-elle les emporter
Vers ses abîmes effrayants
D’où personne ne revient !
Puisse-t-elle emmener les folies
De notre monde absurde
Pour les engloutir à jamais !
Alors, l’esprit désenchaîné,
Délivré de mes peurs viscérales,
Je pourrais imaginer ces rêves
Qui occupent mes insomnies
De vieux poète incorrigible,
Au regard étonné d’enfant,
Émerveillé devant ta réalité
Sans cesse renouvelée.
Tous droits réservés
06/01/2026



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire