Dans la pâleur de l'aube maladive,
L'hiver à déposé son manteau de givre,
Il ankylose la nature encore endormie.
C’est au levant, qu’elle devra enfin sa délivrance.
Bientôt, le contre-jour cédera sa place.
Le grand jour lumineux et bienfaiteur,
S'échappera des brumes envahissantes,
Pour semer, tous azimuts, ses étincelles de vie.
Alors, adviendra dans le silence brisé,
Sur la campagne décharnée par la bise,
Momifiée dans son linceul hivernal,
L'avènement d'un nouveau destin pour tous.
Ainsi, jour après jour recommencé,
L'histoire, depuis la nuit des temps,
Chemine entre l'ombre et la lumière,
Naissance, vie, douleur, trépas et renouveau.
Plus haut dans les nues blêmes,
L'astre, pâle, dispense sa tiédeur,
Fait fondre lentement le carcan de givre
Qui se volatilise dans le petit matin frileux.
Les premières tiédeurs raniment ce monde,
Encore groggy par la nuit glacée,
Du sol raidi, s’échappe l'âme de la terre,
Vers les nues où déjà trône l'astre divin.
De sa grandeur, il baigne la campagne.
Sous les feuilles mortes, un univers en veille,
Silencieux, se prépare déjà à sa résurrection,
Attend, patiemment, les jours plus propices à la vie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire