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Magritte - Thérapeute |
Enfermée dans une
cage dorée,
Mon âme vivait une
fiction.
Elle ne pensait qu'à
s'envoler,
Pour de nouveaux
horizons.
Derrière ces barreaux
dressés,
Entre sa réalité et
ses rêves,
Entre ses désirs et
la pudicité,
Elle ne connaissait
pas de trêve.
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Sidi Amor Fayache - le saint-fou au corps dénudé |
Enchaînée à ses
pulsions,
Elle songeait à
s'émanciper,
À laisser parler ses
émotions,
Par ma chair,
revendiquées.
Mais alors comment se
défaire
D'un carcan par soi
façonné ?
Mais comment se
soustraire
Aux arbitraires de la
société ?
Musée Fabre - Montpellier - Détails - La mort d'Abdel - Fabre François-Xavier Photo Christian Bailly |
Fallait-il implorer
la mort
Pour pouvoir
s'échapper ?
Ou prendre sa vie par
les mors,
Décider enfin de sa
destinée ?
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The Scaffold - Steven Kenny |
Enfermée dans une
cage dorée,
Mon âme perdait ses
illusions,
Peu à peu se laissait
emporter,
Dans une profonde
prostration.
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Un homme triste - Sylvie Guillot |
Se résigner n'est pas
la solution,
À chacun, sa vie, son
combat.
La mort est une
aberration,
Je devais clore ce
funeste débat.
À la vie, il me
fallait du mordant,
C'était le prix de ma
liberté.
J'ai cru y perdre
cependant,
Mon âme, et avec son
intégrité.
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The Flagellation of Our Lord Jesus Christ - William-Adolphe Bouguereau |
Je crus voir pour ma
réputation,
Le fond du fond des
abysses,
Mais j'y gagnais de
l'admiration,
Les baumes qui
guérissent.
Musée Fabre - Montpellier - Ulysse sauvé du naufrage par Minerve aborde à l'île de Calypso - Trémolière Pierre-Charles Photo Christian Bailly |
L'amour, de ses ailes
maternelles,
Me fit découvrir les
bienfaits.
J'étouffai mes
intestines querelles,
Une nouvelle âme, je
me greffai.
Versailles - Les Jardins Photo Christian Bailly |
Je rencontrai mon
Pygmalion,
De mon marbre, je
renaissais,
Pour découvrir cette
passion
Qui ne s'éteindra
jamais.
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Photo Christian Bailly |
Christian Bailly
Tous droits réservés
12/10/2012
Ta vie est marqué au fer rouge, à jamais,
RépondreSupprimerCe qui fait ce que tu es,
Un poète et son Pygmalion,
Réunis hors des enfers, pour de bon
Aujourd'hui, la plaie cicatrisée reste visible, mais n'est plus aussi douloureuse...
SupprimerJ'en fait la richesse qui pare mon bonheur d'aujourd'hui.
Merci mon Bisouillon pour ton cœur amicale et généreux
Avec mes plus belles amitiés
Ca n'a sans doute rien à voir, mais en lisant ce poème, je pense à ce que dit Jean Gabin dans sa chanson "Maintenant je sais" :
RépondreSupprimer"C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots : Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau, j'peux pas mieux dire, il fait très beau !"
Bisous.
Il y a tellement de façon de dire son bonheur... Certainement sa façon à lui, de dire qu'il était très heureux d'être aimé !!!
SupprimerJ'aime beaucoup cette formule très "pudique".
Merci Jean ! Bonne journée
c'est bien vrai, mais pas toujours les cages sont en or!
RépondreSupprimerhé oui mon ami... ici c'était une illusion ...jusqu'à ce que je découvre le véritable amour de ma vie...
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