jeudi 26 janvier 2017

Carpe diem

Manolo Yanes 




La muerte de Séneca. Rubens




Il y a les années que l'on compte,
Et les années que l'on décompte,
Jusqu'à ce que, laissés-pour-compte,
La vie, à l'inévitable, nous confronte.






Detail  Hercules and Omphale-
Charles Gleyre
















Au temps qui passe, on ne peut rien changer,
Mais de nous, dépends comment traverser
Les années qui font et feront notre destinée,
En attendant ce funeste dessein prophétisé.










À nous donc…


Joseph Radoccia




De ne point nous soumettre trop hâtivement,
D'apprécier intensément ce sublime présent,
Que nous accorde le temps, là, à cet instant.
À nous de vivre chaque seconde pleinement,
Et de croquer les fruits de la vie goulûment,
D'en savourer le jus, jusqu'au contentement.

De notre chance, soyons pleinement conscient,
Choisissons de vivre chaque jour intensément,
Comme si nous devions vivre éternellement.
Oublions cet injuste dessein qui nous attend,
De l'amour, profitons des délicieux tourments,
Et ne manquons pas de le rappeler souvent
À ceux qui, à notre cœur, sont très importants.




Delmas Howe




À nous de ne compter le temps qu'au présent,
Pour sûr, le futur sera ce qu'il sera bien à temps.
Oublions du passé tous les plus tristes instants,
Pour ne retenir que les plus riches moments,
Ceux qui peuvent nous procurer le contentement,
Ne point nous faire regretter d'être encore vivant.








Joseph Radoccia



Émerveillons-nous, autour de nous, de l'existant,
Le monde même déchiré est un enchantement,
Les oiseux, les fleurs, les rivières et les étangs,
Les prés, la mer, les montagnes, et les volcans,
L'Été, l'Automne, l'Hiver et puis le Printemps,
Les feuilles mortes, au soleil, les blés murissants,
Les gelées, la pluie, et dans les arbres, le vent,
Le nouveau-né innocent, la mère et son enfant,
Au clair de lune, des amoureux sur un banc.








Même si notre monde nous semble dément,
Il nous offre bien des raisons d'émerveillement.
Goûtons, partageons, jouissons de ses présents
Pendant qu'il est encore temps.
Sur notre bougie, le mauvais vent
Soufflera bien assez prématurément…

Sleep - Jean Bernard Restout

Christian Bailly
Tous droits réservés 
14/06/2012

10 commentaires:

  1. "d'en savourer le jus, jusqu'au contentement" bien sûr

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    1. Je vois de quoi tu veux parler mon coquin !!!
      et tu ne t'es pas trompé ! hahahaha
      Belle journée et bon weekend à toi

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  2. "d'en savourer le jus, jusqu'au contentement"
    j'aime ce double sense!

    mon dernier post: http://menforxersex.blogspot.it/2017/01/feetish.html

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    1. Je savais que tu ne manquerais pas de remarquer ce vers et qu'il te parlerait !!!
      Oui, le sous-entendu est bien voulu bien sûr ... Comment parler des plaisirs de la vie sans parler des plaisirs charnels ??? Merci mon ami ! Bonne journée et bon weekend à toi

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  3. choisissons chaue jour de vivre intensément, comme si nous devions vivre éternellement" !!!! magnifique formule !!

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    1. Merci cher ami ! La vrai formule, c'est "comme si nous devions mourir demain" mais ce n'est pas très optimiste ... Sourire

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  4. Parole de sage !!!! Je vais suivre ton conseil mon ami !!
    Bisous

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    1. Merci Morgane... Mais attention, je ne suis pas le sage que tu penses !!!
      ... Mais tu peux suivre mon conseil !!! ;-)
      Belle soirée
      Bisous

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  5. Comme le disait déjà Pierre de Ronsard il y a près d'un demi-millénaire : "Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain : Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie." Ainsi, avec ce poème tu côtoies les plus grands.
    La variante "Buvez dès aujourd'hui le jus de vos amis" n'est pas pour me déplaire ;o)

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    1. Oh je les côtoient de loin alors !!! sourire
      J'aime plus particulièrement la seconde.... Je n'ai pas besoin de te préciser pourquoi !!!
      Bises mon ami

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