vendredi 23 janvier 2026

Don ultime



 

Mon amour,

Fais de moi ton martyr,

Fais-moi expier mes désirs,

Ceux qu’ici je n'ose dire

Auxquels ma chair aspire.





Emporte-moi dans ton arène,

Ne ménage pas ma peine.

Entre douceur et douleur,

Mets-y tout ton cœur.



GeorgiosT

 

Je t’abandonne mon corps,

Jouons de nouveaux accords,

À la mesure de tes envies,

Dont je ressens l'énergie.



 

Mon amour,

Entends le chant de mes soupirs,

Ils s'expriment à loisir.

De ma chair offerte,

Tous les sens sont en alerte.


 

Extirpe lui frissons et plaintes.

Écoute leurs complaintes,

Quand tu refermes sur elle

Tes caresses rebelles.



Gay Erotic Art by Nate DeRidder



Alors, je sens contre moi

Ton désir aux abois

S’enorgueillir,

S’embellir !


Tom Jones 3

 

Certes, je subis tes tourments

Mais je consomme cet insolent,

Avec délectation,

J'assume mon addiction.

 


Mon amour,

Je connais ton excitation,

Tu as ma bénédiction.

L'écho de notre escarmouche.

La fait vibrer dans ma bouche.

 



Inspirée par mes lamentations.

Je perçois sa satisfaction.

Alors, sur moi, se referme l’étau

De mon adorable bourreau


 

Julian Hsiung

Je sens son irrévocable désir

De se libérer, enfin de jouir.

Haletant, je m’affaire.

De ma peine, je veux le salaire !

 

Aurais-je de ton corps, le don,

L'ultime caution de ton amour ?


Gay Erotic Art by Nate DeRidder


Christian Bailly

Tous droits réservés

23/01/2026

jeudi 22 janvier 2026

La rivière

 

 


Elle court, elle court la rivière,

Dans nos pas, sans se soucier

Le moins du monde des pierres

Qu'elle roule sous nos pieds.




Elle flâne, elle flâne la rivière,

Riche d'amour, riche de vie,

Dessus, dessous la verte litière

De nénuphars à peine fleuris.





Elle se hâte, elle se hâte la rivière

Promène toute sa progéniture

Le long des terres nourricières,

Sous le soleil qu'elle capture.





Même si elle se presse la rivière,

Ses reflets d'azur et d'argent

Remplissent notre aumônière,

Des richesses de l'instant présent.



Elle prend tout son temps la rivière,

D'arroser les prairies en fleurs,

Où je rêve d'école buissonnière,

Et moi, je suis là, à flairer le bonheur.



Texte et photos Christian Bailly

Les bords de l'Yonne près de Cézy - Thèmes

Tous droits réservés 

22/01/2026










vendredi 16 janvier 2026

Envies




J'ai envie…

J'ai envie de ta bouche, et des tumultes de ta langue.

Elles enflamment mon corps, me font perdre mes esprits.

J'ai envie du sel de ta peau sur mes lèvres fiévreuses.

Il attise ma fringale, et pimente mon incorrigible curiosité.





J'ai envie de croquer tes tétons insolents qui me narguent.

Saisir tes seins à pleines mains, les pétrir comme du bon pain.

J'ai envie de poser ma tête sur le velours de ta chair offerte.

Et venir perdre mon âme sur les chemins de tes désirs.


Javier Trelis Sempere


J'ai envie...

J'ai envie de redécouvrir ce mystère blotti entre tes cuisses,

Là où niche l'escarcelle de tes plaisirs échus et de ceux à venir

Mais aussi de ton sexe qui comble si bien mes faims de toi,

Il sait assouvir ma gourmandise de vieil amant insatiable.

du net



J'ai envie de baiser tes rondeurs généreuses et pommelées.

Où se cachent, dans leurs ténèbres, les arcanes de mon désir.

Où j'espère déposer, de mon amour, le sublime, l'apothéose.

J'ai envie de tous tes paysages où j'aime partir en voyage...

Gay Erotic Art by Nate DeRidder 9



Là où dans un souffle, je dépose mon amour incandescent.


Gay Erotic Art by Nate DeRidder 9




Christian Bailly

Tous droits réservés

16/01/2026

lundi 12 janvier 2026

Inspiration

  


Bouquets éphémères

De diamants scintillants

Au soleil couchant.



Gerbes de gouttelettes

Étincelantes venues s'échouer

Sur le rivage imperturbable.




Rochers antiques enlacés

Par les vagues fougueuses

Dans une dernière étreinte.




Flots sacrifiés sur l'autel

D'une bataille acharnée

Depuis la nuit des temps.




Entre notre mer intrépide

Et notre terre impassible,

Une rivalité intemporelle.




Devant cet enjeu perpétuel

Les hommes, eux, s'obstinent

Et le poète, lui, s'émerveille.









Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

12/01/2026

jeudi 8 janvier 2026

Rivages sétois

 

Éclats argentés du soleil hivernal

Nuages à la dérive dans l'azur...

Le ressac berce mes pensées...

Ici, je peux rester des heures

À refaire le monde, à tout oublier.

 


En paix avec moi-même,

Je vagabonde sur tes flots.

Ils viennent mourir à mes pieds,

Après des miles et des miles d'errance,

De mer, en mer, jusqu'à nos terres,

Pour arriver jusqu'à moi

Et mes insuffisances de mortel.

 



Tu fais mes vieux jours heureux,

Ici, j’oublie ce monde perfide,

Ses cruautés et ses bassesses,

Ses intolérances et ses haines,

Qu’il traîne depuis sa création

De millénaires en millénaire,

Comme une tare héréditaire.

 


Je dépose mes idées noires,

Dans l’onde ensorcelante.

Puisse-t-elle les emporter

Vers ses abîmes effrayants

D’où personne ne revient !

Puisse-t-elle emmener les folies

De notre monde absurde

Pour les engloutir à jamais !


 

Alors, l’esprit désenchaîné,

Délivré de mes peurs viscérales,

Je pourrais imaginer ces rêves

Qui occupent mes insomnies

De vieux poète incorrigible,

Au regard étonné d’enfant,

Émerveillé devant ta réalité 

Sans cesse renouvelée.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

06/01/2026

lundi 5 janvier 2026

Aube hivernale

 




Dans la pâleur de l'aube maladive,

L'hiver à déposé son manteau de givre,

Il ankylose la nature encore endormie.

C’est au levant, qu’elle devra enfin sa délivrance.




Bientôt, le contre-jour cédera sa place.

Le grand jour lumineux et bienfaiteur,

S'échappera des brumes envahissantes,

Pour semer, tous azimuts, ses étincelles de vie.




Alors, adviendra dans le silence brisé,

Sur la campagne décharnée par la bise,

Momifiée dans son linceul hivernal,

L'avènement d'un nouveau destin pour tous.




Ainsi, jour après jour recommencé,

L'histoire, depuis la nuit des temps,

Chemine entre l'ombre et la lumière,

Naissance, vie, douleur, trépas et renouveau.




Plus haut dans les nues blêmes,

L'astre, pâle, dispense sa tiédeur,

Fait fondre lentement le carcan de givre

Qui se volatilise dans le petit matin frileux.




Les premières tiédeurs raniment ce monde,

Encore groggy par la nuit glacée,

Du sol raidi, s’échappe l'âme de la terre,

Vers les nues où déjà trône l'astre divin.




De sa grandeur, il baigne la campagne.

Sous les feuilles mortes, un univers en veille,

Silencieux, se prépare déjà à sa résurrection,

Attend, patiemment, les jours plus propices à la vie.











Texte et photos Christian Bailly 
Tous droits réservés
07/05/2021