vendredi 25 août 2017

Amour avéré




Sur mon corps repu par les années,
Je lis les balafres de la vie et ses faix.
Soit ! Il peut encore espérer glaner
Bien des petits bonheurs s'il lui plaît.

Il est loin le temps de l'inconscience,
De mes certitudes, de mes ambiguïtés,
Des plaisirs frivoles de l'adolescence,
De la jeunesse dépensée à la volée.


Enfuies mes années d’immaturité
Mal assurées, et de dissimulations !
Les portes se sont ouvertes sur la vérité,
Pour révéler toutes mes contradictions.

Me voici libre ! Libre pour t'aimer,
Te choyer, assumer mes sentiments,
Ma différence, sans avoir à me cacher,
Vivre mon destin enfin autrement.


Aurais-je assez d'une vie pour t'aimer,
Pour te faire savoir mes espérances,
Partager avec toi tous mes projets,
Tous les souvenirs de mon existence ?

Aurais-je assez d'une vie pour te chérir.
M'employer assidûment à notre bonheur
Et savamment d'amour te faire languir ?
Je ne sais notre devenir, pour l'heure.


Mais ce dont je suis assuré à ce jour,
Il n'est pas une seconde de ma destinée,
Qui ne s'écoule, sans que mon amour
Pour toi, rien que pour toi, soit avéré…






Christian Bailly 
Tous droits réservés
14/05/2013

mercredi 23 août 2017

Elixir



Felix d'Eon 






Donne-moi, donne-moi  de cet élixir !
Cette goutte de corps d’homme,
Qui apaise mes brûlants désirs.
Viens à moi que je te consomme …



Hongtao Huang




Anthony Gonzales -  Miguel and Carlos

Donne-moi cette goutte de vie,
Qui fait de moi ton  esclave,
Et exacerbe mes mâles envies.
Donne, que de toi, je me gave…






Monsieur Labette


Du net

Donne-moi, donne-moi ce nectar,
De ta virile fontaine, la quintessence !
Donne avant qu’il ne soit trop tard,
Avant que n’advienne notre sénescence.




Fedor Pavlov

Donne-moi, donne-moi ta liqueur,
Une goutte de toi suffit à mon bonheur !

Du net


Christian Bailly
Tous droits réservés
08/05/2013

mardi 25 juillet 2017

Au pays de Sodome


Illustrations : Duncan Grant



 









Au pays de Sodome,
Le plaisir chasse la douleur, son tourment.
Les soupirs suivent les gémissements,
Avec la petite mort, la fin du martyre.
Oh ! Comme j'aime ce purgatoire !
Le prix à payer pour un instant d'extase partagé,
Et sentir l'émanation de ton amour zélé
Envahir mes entrailles de mâle éperdu.
Mon Amour, comble ce vide qui est en moi !
À ta verge les honneurs de mon cul généreux en émoi !











N'entends pas mes pleurs, mes jérémiades
Ils ne sont que les fausses rumeurs
De mes chairs fourvoyées en chaleur.
Aussi d'être un mauvais garçon,
Pour toi, mon aimé; il me plaît, sans façon.
Ne cherche pas Querelle de Brest,
Dans tes bras, il attend que tu te manifestes.
Quand prestement et rondement, tu me laboures
Dans mes plaintes, entends mon chant d'amour.
Mon Aimé, viens sentir ma fleur du mâle,
Profite du miracle de ma rose pâle,
Avant de me condamner à la petite mort.











Oh ! Oui, écarte-moi !
Pour toi, je n'ai plus rien de secret.
Ce plaisir n'est pas un crime, il mérite ni le fouet
Ni le bagne; faisons tomber les barrières.
Laisse parler tes pulsions guerrières.
Je veux sentir en ma chair passionnée,
L'empreinte de ta verge déterminée.
De ton arbalète, encore et encore,
Je veux jouir de sa flèche qui me perfore.
Mon amour, ouvre les portes de Gomorrhe,
Que je me souvienne après la petite mort,
De ton passage dans mon antre.
De mon point G, viens taquiner l'épicentre.









Fais-moi danser au bout de ta lance !
Dans mes soupirs, mon serment d'allégeance.
De ton vit, soutire de mes viscères
Les preuves de mes sentiments sincères,
Les chants secrets de mes désirs,
Les clameurs de mon plaisir.
Dépose dans ma coupe la lave incandescente
De tes couilles généreuses et concupiscentes.
De ta jouissance, de ton foutre. Oh ! Mon Oreste !
J'en ferai mes nourritures terrestres.
Tes rugissements seront ma marche funèbre
Quand je m'enfoncerai dans les ténèbres
Quand nous sombrerons ensemble dans l'oubli,
Alors, seuls nos cœurs chanteront leurs homélies






Christian Bailly
Tous droits réservés
24/07/2017

lundi 24 juillet 2017

Ma pensée du jour...


24 Juillet 2017


Les petits ruisseaux de mots font un jour les grandes rivières d'idées...


Christian Bailly


Photo Christian Bailly
Gué de Vassivière - Cantal

Photo Christian Bailly
Le Lot




mercredi 19 juillet 2017

Amour toujours…


Hongtao Huang




Séduisants discours,
Plaisirs d'amour,
Baisers brûlants,
Préludes ardents.

Cœurs sensibles,
Chairs faillibles,
Sur la mélodie
D’amour infini.






Hongtao Huang





Appétits sensuels,
Amours cruels,
Plaisir à saisir
Avant de mourir.

Désirs impérieux
D'amant valeureux.
Maître notoire,
Souffrance exutoire.










Résultat de recherche d'images pour "Hongtao Huang"
Hongtao Huang








À la chair, la douleur,
À l'âme, la saveur
Du plaisir impulsif,
De l'amour exclusif.

Corps pantelants,
Cœurs palpitants,
Désirs assouvis,
Amants épanouis.







Hongtao Huang








Serments langoureux,
Vœux amoureux,
Sentiments fusionnels,
Amours immortels…

Christian Bailly
Tous droits réservés
26/04/2013

lundi 10 juillet 2017

Amoroso

Illustration Félix d'Eon
https://www.etsy.com/fr/shop/felixdeon
http://felixdeon.com/bio











Pour vous, j’ai des mots précieux,
Aussi enjôleurs que vos yeux,
Quand vous êtes, de moi, amoureux,
Et que je vous offre tout ce que je peux.














Pour vous, j’ai des mots crus,
Pour vous offrir le meilleur de mon cru,
Et ce qui reste de ma vertu.
À vos désirs, elle n’a pas survécu !















Pour vous, j’ai des mots doux,
Je vous les dis tout bas à genoux,
Quand j'ai envie de vous,
Et que j'ignore tous mes tabous



















Pour vous, j'ai des mots désuets,
Mais c'est mieux que d'être muet.
Même si je me sais de vous le jouet,
Moi, j'espère les caresses de votre fouet.















Pour vous, je n'ai point de mots savants,
Pour vous demander ce que j'attends,
Oh ! Vous le savez pertinemment !
Puisque vous êtes mon amant…

















Pour vous, j'ai des mots familiers,
Pour vous demander, vous supplier
De bien vouloir me supplicier.
Mon Amour, vous êtes si bon cavalier !

















Pour vous, j'ai des mots composés,
Je le dis, de ma chair, vous pouvez disposer,
En moi, vos désirs profondément les apaiser,
Et cela, je vous le dis, en toute sérénité.


















Pour vous, j'ai des mots barbares,
Mais pas besoin d'être bavard,
Pour demander de votre barre, les égards,
Pour que nous prenions notre panard.


















Pour vous, j'ai des mots…
Que vous comprenez à demi-mot
Quand vous avez payé votre écot
Et que je vous dis… Je vous aime amoroso…









Christian Bailly
Tous droits réservés
24/04/2013