mardi 25 juillet 2017

Au pays de Sodome


Illustrations : Duncan Grant



 









Au pays de Sodome,
Le plaisir chasse la douleur, son tourment.
Les soupirs suivent les gémissements,
Avec la petite mort, la fin du martyre.
Oh ! Comme j'aime ce purgatoire !
Le prix à payer pour un instant d'extase partagé,
Et sentir l'émanation de ton amour zélé
Envahir mes entrailles de mâle éperdu.
Mon Amour, comble ce vide qui est en moi !
À ta verge les honneurs de mon cul généreux en émoi !











N'entends pas mes pleurs, mes jérémiades
Ils ne sont que les fausses rumeurs
De mes chairs fourvoyées en chaleur.
Aussi d'être un mauvais garçon,
Pour toi, mon aimé; il me plaît, sans façon.
Ne cherche pas Querelle de Brest,
Dans tes bras, il attend que tu te manifestes.
Quand prestement et rondement, tu me laboures
Dans mes plaintes, entends mon chant d'amour.
Mon Aimé, viens sentir ma fleur du mâle,
Profite du miracle de ma rose pâle,
Avant de me condamner à la petite mort.











Oh ! Oui, écarte-moi !
Pour toi, je n'ai plus rien de secret.
Ce plaisir n'est pas un crime, il mérite ni le fouet
Ni le bagne; faisons tomber les barrières.
Laisse parler tes pulsions guerrières.
Je veux sentir en ma chair passionnée,
L'empreinte de ta verge déterminée.
De ton arbalète, encore et encore,
Je veux jouir de sa flèche qui me perfore.
Mon amour, ouvre les portes de Gomorrhe,
Que je me souvienne après la petite mort,
De ton passage dans mon antre.
De mon point G, viens taquiner l'épicentre.









Fais-moi danser au bout de ta lance !
Dans mes soupirs, mon serment d'allégeance.
De ton vit, soutire de mes viscères
Les preuves de mes sentiments sincères,
Les chants secrets de mes désirs,
Les clameurs de mon plaisir.
Dépose dans ma coupe la lave incandescente
De tes couilles généreuses et concupiscentes.
De ta jouissance, de ton foutre. Oh ! Mon Oreste !
J'en ferai mes nourritures terrestres.
Tes rugissements seront ma marche funèbre
Quand je m'enfoncerai dans les ténèbres
Quand nous sombrerons ensemble dans l'oubli,
Alors, seuls nos cœurs chanteront leurs homélies






Christian Bailly
Tous droits réservés
24/07/2017

8 commentaires:

  1. Pas encore de commentaires ???
    Pourtant j'oserai dire que j'ai aimé ! et ressenti tous le plaisir de ton coït qui ne diffère pas du mien !!!
    Tu as une façon de le décrire très belle !!
    Toujours ce plaisir de te lire !!!
    Bisous

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    1. Merci Morgane ! Tu es adorable et ton compliment me touche pour un sujet de poésie scabreux, même si j'en ai déjà écrit ! Un exercice poétique comme un autre ! Hahaha
      Bisous chère amie... À bientôt !
      Avec mes plus belles amitiés

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  2. Le lait a coulé de mon âme troublé ..
    La beauté de cet accouplement m'a fait le relire ..
    Mon corps en lecture a tressalli le plancher ..
    Tes mots ont amené un coeur à gémir ..

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    1. Merci pour ces jolis mots mon Bisouillon
      Je sais ton imagination fertile et que ta plume a la cuisse légère !
      Je suis fier de t'avoir fait de l'effet, (enfin mes vers)... J'entends tes soupirs !!! ;-)
      Bisous à vous deux mes amis. Avec mes plus belles amitiés

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  3. Magnifique et bouleversante. Bravo Christian, bravo !

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    1. C'est moi, Lello, l'inconnu. Bises

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    2. Merci mon cher ami ! Ton commentaire sur cette page me fait très plair et me touche beaucoup Lello ! Tu ne peux pas t'imaginer !
      Et je suis heureux que mes mots te bouleversent, qu'ils te renversent même ! ;-) Bises et à bientôt

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  4. J'aime et ai ressenti en donnant et en revevant ce plaisir et cet amour. L'un d'eux est mort aujourd'hui à tel point que je voudrai retrouver cet amour perdu. J'ai des poémes dans ma tête et écrits mais j'ose pas les offrir à autrui. J'y arriverai un jour. Robert

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