samedi 7 novembre 2026

Poème à deux mains

  




Un petit vent chaud,

sur la courbe du dos,

descendit sur mes fessiers,

balaya mes cuisses.






 Une fois sur le dos,

tout le corps,

du visage aux orteils,

se réchauffa en douceur.

 




Tout... et parties

avaient envie...

d'être caressés,

des doigts et des lèvres...

 




Et ce fut fait !

J'ai senti se hasarder,

sur mes fesses,

des mains curieuses.

 

D'autres se faufiler

sous mon ventre,

vers mon pubis,

vers mon sexe.





Elles me caressaient.

Elles me fouillaient.

Je m'offrais à leurs jeux,

à leurs fantasmes.



 

Elles fourmillaient

sur mon corps agité

par la tentation,

son besoin d'amour.

 



De subir leurs outrages,

dans mes entrailles,

naissait ce désir obscène

d'être possédé.





 

D'être là, crucifié !

D'être là, cloué au sol

par un sexe cruel

mais bienfaiteur.


 

Pour céder à son ardeur,

mes restes de pudeur,

pour avoir l'aumône

de sa fleur de mâle.





 Max Lassort et Christian Bailly

Poème écrit à deux mains

Tous droits réservés

23/05/2025

Oubli

 



Alors que la brise m'enveloppe de tendresse,

Dans la tiédeur de cet après-midi automnale,

Mon âme, elle, oublie mon enveloppe charnelle,

Pour s'envoler, larguer les amarres, prendre le large.


Elle effleure, de son aile, les flots à peine agités,

Poussée par un vent irrésistible de liberté.


C'est là, dans cet infini, où tout a commencé,

Qu'elle veut oublier la réalité des hommes,

Pour retrouver l'innocence de la création,

Loin des fracas et des mouvances haineuses.


Voler…

Oui, voler… 

Voler...

Jusqu'à se laisser aveugler par un couchant,

Aux fééries chatoyantes et apocalyptiques.




Là, sur le sable, ne restera qu'une chair inerte,

Que la terre aura vite oubliée...



Photo et texte: Christian Bailly

Tous droits réservés 

25/09/2022