vendredi 4 septembre 2026

Gratitude

 

Javier Trelis Sempere

 

Je suis là, dans le demi-sommeil, nu sur notre lit.

Je sens le jour se poser sur mes paupières fermées.

J'apprécie cet instant avant d'entamer la journée.

Les hirondelles trissent dans le ciel, pleines de vie.

 

Je sens ta main effleurer ma cuisse, je frémis,

Puis sur le dessus, elle vient se poser lentement.

Un doigt effleure mon sexe déjà frémissant,

Tous mes sens en éveil, attendent ce qui suit.

 

Javier Trelis Sempere

Ta main s'empare de mon phallus qui se raidit.

Peu à peu, il relève la tête; je sens le sang affluer

Tout le long de ma tige si fièrement dressée,

Tandis que ta main sur tout mon corps s'enfuit.

 

Javier Trelis Sempere


Elle glisse, légère, sur mon ventre, mes seins,

S'empare du bout des doigts de mes tétons,

Pour les titiller; de véritables petits boutons

Qui déclenchent un frisson dans mes reins.

 

À ses tout premiers amours, ta main revient

Pour s'emparer fermement de ma verge tendue

Vers le ciel de notre chambre; elle attend son dû.

Tu l'enveloppes  pour satisfaire ton dessein.

 

Javier Trelis Sempere

Tu fais aller et venir mon prépuce sur le gland.

Ton mouvement est ample de bas en haut,

Je me délecte et je garde encore les yeux clos.

Mon corps en entier devient ce sexe impatient.

 

Du bout des doigts, tu pinces mon prépuce

Pour me faire réagir, tu sais ce qui me plaît

Et me fait gémir; à ce petit jeu, tu te complais.

Pour m'exaspérer, tu connais les astuces.

 

Mon sexe est devenu l'épicentre de mon corps,

Il s'est emparé de mon cerveau hypnotisé.

Je ne suis plus qu'à l'écoute de sa volonté,

Qui parcourt ma chair haletante encore et encore.

 

Javier Trelis Sempere

Je te sens bouger contre moi sans sourciller,

Une chaleur humide enveloppe mon membre,

Du plaisir ultime, je suis dans l'antichambre.

Ta bouche expérimentée me fait vibrer.

 

Mon corps se cambre pour mieux m'y enfoncer.

Ma main se pose sur ta tête pour la maîtriser,

C'est une ferme invitation pour continuer

Cette expérience sensorielle par  toi sublimée.

 

Puis, sans formalités, tu reprends de plus belle

Le va-et-vient ample et ferme de ta main.

Je l'accompagne de mes coups de reins,

Puis je finis par t'abandonner ma citadelle.

 

Le rythme s'accélère, mes couilles battent l'air,

Ma verge se cabre à la recherche du final.

C'est vraiment la toute fin du cérémonial,

Ta main s'emballe sur ce morceau de chair.

 

J'essaie de retenir mon plaisir imminent,

Mais l'issue est sans appel, je m'en libère.

Pour un instant, je ne touche plus terre

Mon foutre s'épanche généreusement.



 

Javier Trelis Sempere

Tu continues ton œuvre méthodiquement,

Même si mon sexe devient douloureux.

Tu me presses d'un baiser amoureux,

Mon esprit vagabonde dans les limbes, inconscient.

 

J'ouvre les yeux sur ce jour,

Reconnaissant de le vivre avec toi.


Christian Bailly

Tous droits réservés

21/08/2026

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