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| Tom Jones |
Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie - A toi, Mon Ami… Parce que tu es Mon Ami, j'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu. Le masque est tombé, j’ai baissé les armes, je t'ai ouvert le livre de ma vie écrit à coup de griffes, à l'encre de mes larmes… Dans Aveux, vous trouverez tout au long de ces poèmes libres, l'expression impudique de mes souffrances, de mes attentes, de mes bonheurs, de mes espoirs, de mes fantasmes,d'une passion qui s'épanouit en poésie. C. Bailly
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| Tom Jones |
De notre mère nature,
Nous avons tant à apprendre,
Avant de retourner à la terre,
De n'être plus que poussière…
Alors, apprenons…
Apprenons…
La maturité du chêne séculaire au milieu de la clairière,
L'impatience du perce-neige sous les feuilles mortes,
La vivacité de la violette pour nous ravir au printemps
La légèreté du brin de muguet qui embaume le sous-bois.
Apprenons…
La prestance de la rose écarlate trônant dans notre jardin,
La majesté du lys immaculé et la grandeur de son âme,
La patience du vieux tilleul argenté sur la place du village.
Apprenons…
La générosité des blés impatients d'être moissonnés,
L'humilité du coquelicot, et pourtant sa vie est si brève,
La sagesse du paisible saule-pleureur au bord de l'eau,
L'innocence de la colombe et son message dans l'azur.
Apprenons…
À aimer la liberté comme le vent qui court sur la prairie,
La résilience de la mer, notre génitrice si généreuse,
La fidélité du chien pour son maître, une belle leçon,
Et aussi la sérénité du chat, placide, qui nous observe.
Apprenons…
La ténacité de l'abeille laborieuse qui se tue à la tâche,
Pour faire d'une fleur, une infinitésimale goutte de miel.
L'imperturbabilité de l'huître pour nous offrir une perle,
La sociabilité du dauphin qui joue dans les flots argentés.
Apprenons de l'univers impénétrable et infini,
L'humilité et le respect.
Apprenons l'encyclopédie de notre monde,
Avant qu'il ne s'effondre,
À cause de notre orgueil et de notre impétuosité.
Nous reste-t-il…
Pour apprendre, avant qu'il ne soit trop tard ?
Des politiques,
Nous avons appris la désillusion plutôt que l'espoir
Du travail,
Nous avons appris l'exploitation plutôt que la liberté
Des religions…
Nous avons appris l'intolérance plutôt que l'amour
Avec l'amour,
Nous apprenons l'amour et les fruits de la passion.
Avec la mère,
Nous apprenons ce qu'est la générosité, le sacrifice,
L'indulgence et l'amour aussi.
Avec les enfants,
Nous apprenons la pureté et l'innocence,
Que nous oublions trop vite.
Nous apprenons l'agressivité, la violence,
La domination, la malveillance, la haine,
La cruauté, la guerre…
Alors…
Alors, quand apprendrons-nous de notre histoire,
Pour construire un monde meilleur ?
Texte et photos: Christian Bailly
Tous droits réservés
20/01/2023
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| Déstructuration - Michel Richard |
Défi : écrire un poème à partir de cette œuvre photographique de Michel Richard. "Déstructuration".
À découvrir lors de l'exposition "Exposition singulière", du 20 au 27 août 2025, à la Chapelle des Pénitents - 98 Grande rue Mario Roustan - Sète.
Lors du Vernissage le 23 août, j'aurai le plaisir de vous faire découvrir quelques poésies pour illustrer quelques œuvres de Michel Richard.
Quelle était belle et fraîche,
Comme un bouquet de roses
Cueillies au petit matin,
Ah ! Son Bel-Ami, pour elle,
Aurait bien vendu son âme,
Elle était le paradis à elle seule,
Où fleurissent désirs et plaisirs.
Il y avait de la joie dans sa chair
Habillée de sa jeunesse frivole.
Elle palpitait du bonheur d'être
Pour lui l'aurore de chaque jour.
Mais très rapidement, pour elle,
L'aurore devint crépuscule,
Puis le crépuscule se fit ténèbres;
Il en était devenu le maître.
Il lui faisait encore bien l'amour,
Tel un dieu, avant d'être odieux.
Sous ses baisers couvait l'orage,
Après le miel, elle goûtait le fiel.
Sur elle, il pleuvait des coups,
Comme il pleut des cordes.
Sur elle, grêlaient les insultes,
Autant que les revers de main.
Peu à peu de son assurance
Et de sa fraîcheur, il ne resta rien.
Peu à peu, dépourvue d'amour
Et de tendresse, elle se fanait.
Sa vie même perdait son sens,
Son corps, entre crainte et desir,
Son cœur, entre haine et amour.
Tout d'elle-même se déstructurait.
Pour ne laisser sur le tapis,
Qu'un corps douloureux,
Un cœur déchiré,
Une âme meurtrie.
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| Femme qui pleure de Pablo Picasso |
05/08/2025
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| Antoine Bourdelle - Héraclès archer Musée d'Orsay - Photo Christian Bailly |
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| Antoine Bourdelle - Héraclès archer Musée d'Orsay - Photo Christian Bailly |
Ces
breloques dont notre virilité est si fière,
Et
les ardeurs de leurs propriétaires.
Elles
aussi aiment être caressées, cajolées, sucées,
Léchées,
bouffées, chahutées, agitées, branlées,
Enfin,
qu'on leur mène aussi virilement la vie dure
Qu'à
ces verges laborieuses et héroïques
Auxquelles
elles sont si attachées.
Alors leurs fidèles compagnes de toujours