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Geoffrey Laurence |
Je me souviens encore
de mes âmes tourmentées,
Quand je ne savais
pas laquelle allait l'emporter.
De ce combat, aux
armes inégales, je souffrais.
Un jour, l'une, un
jour, l'autre, alors je favorisais.
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Manolo Yanes |
Comme un funambule, sur
une lame de rasoir,
J'avançais dans ma
vie, aveugle, sans réel espoir
De voir l'issue de ce
duel intestin de mon vivant,
De connaître la paix
de mon esprit chancelant.
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Félix D'Eon |
Je maudissais à
chaque instant ma mollesse,
Quand je laissais
prendre le pas à mes faiblesses,
Quand je laissais
parler l'instinct irrépressible
De mon corps, et ses
préférences incorrigibles.
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Félix D'Eon |
Je partais alors pour
une aventure sans lendemain,
Où je perdais un peu
plus mon âme en chemin.
J'en revenais la
chair apaisée, le cœur meurtri.
Je m'enfonçais dans
ma solitude et l'escroquerie.
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Marcello Moscini - Tizio |
Ma vie n'était
devenue qu'un mensonge ineffable,
Et je sentais venir
l'issue de cette mauvaise fable.
En moi, germait
l'envie d'en finir avec ma comédie,
Grandissait le thème
irréversible d'une tragédie.
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Marcello Moscini - Ferito da amore |
Mais les voies de nos
destins sont impénétrables,
Et je rencontrais
l'amour, cet amour intouchable
Qui dans son tourment
m'apporta un dénouement.
Inespéré, il mit fin
dans la douleur à mes tourments.
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Rafael Carcamo |
De mes cendres
tièdes, je renaissais sans masque.
Ma désespérance innée,
enfin, quittait mes basques.
J'offrais ma face
cachée depuis longtemps au jour.
Je n'avais plus honte
du penchant de mes amours.
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Rafael Carcamo |
Depuis mon âme, mon
corps et mon cœur, en osmose,
À partager de riches
conjonctures, se prédisposent.
À cet amour, je dois
d'assumer finalement ma réalité.
Ainsi prit fin ma
guerre intérieure, me voilà délivré.
Christian BAILLY
Tous droits réservés
15/09/2012