mardi 25 octobre 2016

Sur la plage




Mark Downey

Allongés sur le sable fin,

Le feu des derniers rayons

Plongeant dans l'horizon

Réveille nos virils instincts.



Emportés par nos envies,

Nos corps s'encanaillent,

Nos désirs nous tenaillent,

Au plaisir, nous convient.



Sur ton corps dénudé,

Le soleil à son couchant

Te rend plus appétissant,

Encore plus enflammé.




Chris Lopez



Sur moi tu t'emportes,

Tu sèmes la tempête,

Tu te payes sur la bête,

L'amour te transporte.



Au loin, l'astre se noie

Dans l'onde endeuillée,

Là, je me laisse fouiller,

À ma joie, tu pourvois



Le chant des vagues

Couvre nos gémissements.

Rythme les mouvements

Profonds de ta dague.



Chris Lopez


De ton flux et ton reflux,

J'en accepte les forfaits,

Afin de goûter les bienfaits,

De ton séminal afflux.




Drapés du crépuscule,

Dans ma chair, un mascaret.

De toi, un raz-de-marée.

Nos âmes basculent.




Chris Lopez


Sur le sable, gisants,

Nos corps lourds et repus,

Embrassent les nues

D'un regard reconnaissant.




Delia Birnhak Swenson



Vénus, au firmament,

Tient ses promesses.

À elle, toutes les ivresses.

De nos virils emportements.



Christian Bailly
Tous droits réservés
25/10/2016

lundi 24 octobre 2016

De ton île singulière… Sète



Vue du Mont St Claire - Christian Bailly


Enracinée dans tes souvenirs d'enfant,

Tu l'as retrouvée bordée d'azur et d'argent,

Rayonnante sous le soleil éclatant du midi.

Élue de ton cœur, pour toujours chérie.



Tielle


Ah ! Comme elle respire les saveurs de tes vacances.

Comme elle exhale la tielle gorgée d'espérances

Parfumées  de saveurs méridionales,

Le frescati  et sa macaronade conviviale.


Macaronade sètoise

Frescati


Au pied du mont Saint-Clair protecteur,

Tu as arpenté son ventre prometteur,

Sillonné ses canaux riches des chroniques

De ses marins querelleurs et héroïques,


Thoniers  - Christian Bailly


Les copains d'abord - Christian Bailly


Des vantardises de ses vieux pêcheurs,

Des rêves déçus de ses jeunes dériveurs,

D'horizons lointains jamais atteints,

De retours marqués par le destin.


Quai de Bosc - Christian Bailly


Sur ses quais, à la sortie de ses bars,

Tu as croisé de bien beaux malabars,

Prêts à en découdre avec leurs lances

En joutes viriles, avec arrogance.


Jouteurs - Christian Bailly


Jouteurs - Christian Bailly


Gironds à souhait, mais si fiers

De tenir haute la barre guerrière,

Au son de la flûte et du tambourin,

Lancée par des bras de galériens.



Georges Brassens -
Christian Bailly


La mélodie de son accent occitan,

Berce encore tes rêves d'adolescent.

Pour toi, son soleil chante la poésie

De Georges Brassens, de Paul Valéry.


Georges Brassens -
Christian Bailly



Du net



Quartier Haut - Christian Bailly

Tu reviendras chez elle, te nicher,

Chez ta Belle, quand le temps aura déposé

Lentement sur ton dos son fardeau.

Tu poseras sur son rivage ton ballot.


Quai Léopold Suquet  - Christian Bailly


Alors, du haut du mont Saint Claire,

Tu contempleras son âme singulière,

Qui fait d'elle, pour ton cœur de potache,

L'inéluctable et ultime port d'attache.


Vue du Mont St Claire - Christian Bailly


Vue du Mont St Claire - Christian Bailly

Vue du Mont St Claire - Christian Bailly


Quai Adolphe Merle - Christian Bailly


Quai Noël Guignon  - Christian Bailly



Canal Sète vu du Môle - Christian Bailly


 Le Môle St Louis - Le Phare - Christian Bailly



 Le Môle St Louis - Port de plaisance - Christian Bailly


 Le Môle St Louis - Port de plaisance - Christian Bailly


Vue sur le quai de Bosc - Christian Bailly


Vue sur le quai de Bosc - Christian Bailly


 Le Môle St Louis - Port de plaisance - Christian Bailly

 Le Môle St Louis - Port de plaisance - Christian Bailly


 Le Môle St Louis - Port de plaisance - Christian Bailly


Terrasse du Café Social  - Christian Bailly

Pont Sadi-Carnot et Pont Maréchal-Foch - Christian Bailly


Christian Bailly
Tous droits réservés
21/01/2011

dimanche 23 octobre 2016

mercredi 19 octobre 2016

Délivrance




Geoffrey Laurence





Je me souviens encore de mes âmes tourmentées,
Quand je ne savais pas laquelle allait l'emporter.
De ce combat, aux armes inégales, je souffrais.
Un jour, l'une, un jour, l'autre, alors je favorisais.








Manolo Yanes 










Comme un funambule, sur une lame de rasoir,
J'avançais dans ma vie, aveugle, sans réel espoir
De voir l'issue de ce duel intestin de mon vivant,
De connaître la paix de mon esprit chancelant.










Félix D'Eon








Je maudissais à chaque instant ma mollesse,
Quand je laissais prendre le pas à mes faiblesses,
Quand je laissais parler l'instinct irrépressible
De mon corps, et ses préférences incorrigibles.







Félix D'Eon











Je partais alors pour une aventure sans lendemain,
Où je perdais un peu plus mon âme en chemin.
J'en revenais la chair apaisée, le cœur meurtri.
Je m'enfonçais dans ma solitude et l'escroquerie.





















Marcello Moscini - Tizio





Ma vie n'était devenue qu'un mensonge ineffable,
Et je sentais venir l'issue de cette mauvaise fable.
En moi, germait l'envie d'en finir avec ma comédie,
Grandissait le thème irréversible d'une tragédie.






Marcello Moscini - Ferito da amore









Mais les voies de nos destins sont impénétrables,
Et je rencontrais l'amour, cet amour intouchable
Qui dans son tourment m'apporta un dénouement.
Inespéré, il mit fin dans la douleur à mes tourments.










Rafael Carcamo







De mes cendres tièdes, je renaissais sans masque.
Ma désespérance innée, enfin, quittait mes basques.
J'offrais ma face cachée depuis longtemps au jour.
Je n'avais plus honte du penchant de mes amours.














Rafael Carcamo






Depuis mon âme, mon corps et mon cœur, en osmose,
À partager de riches conjonctures, se prédisposent.
À cet amour, je dois d'assumer finalement ma réalité.
Ainsi prit fin ma guerre intérieure, me voilà délivré.
















Christian BAILLY
Tous droits réservés
15/09/2012