Volent, volent les feuilles d’or
Au vent d’automne,
Et déjà, je frissonne
À voir poindre ce triste décor.
Caracolent les feuilles d’or,
Avec leurs sœurs,
Éclipsent les dernières fleurs
Et le sol qui mollement s’endort.
Volent, volent les feuilles d’or
Dans les nues, emportées
Vers d’autres contrées,
Loin de leurs vénérables supports.
Tourbillonnent les feuilles d’or,
En l’air, en Brumaire,
À terre, en Frimaire,
Avant que ne vienne la mort.
Dorment, dorment les feuilles d'or
Avant de devenir poussière,
Sans une seule prière,
Tandis que résonnent les cors.
Dans le vent, mon deuil cicatrise,
Bientôt, l’automne nous abandonne.
Quand s'échappera l’hiver monotone,
Alors caracoleront les feuilles sous la brise.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire