dimanche 5 février 2017

Au fond du désespoir

Photos par Christian Bailly
à la rétrospective Bernard Buffet 
Musée d'Art Moderne de la ville de Paris

"Une douleur peinte avec joie"
                                    Jean Cocteau

Bernard Buffet - Le buveur








Du fond de son verre,
Le poète écrivait en vers,
Son destin à l'envers,
Dans un autre univers.











Bernard Buffet - Autoportrait









Au fond de sa pauvre chambre,
De ses désillusions, l'antichambre,
Par une nuit blême de décembre,
Le froid engourdissait ses membres.











Bernard Buffet - Vacances en Vaucluse




Au fond de la bouteille,
Où il s'était mis en veille,
Le poète sortit du sommeil,
Pour écrire des merveilles.

Pour son amant parti
Sans lui, loin de lui,
Pour un autre paradis
Que celui vécu avec lui.





Bernard Buffet - Nature morte au revolver



Au fond du désespoir,
Sur le fil du rasoir,
Il ne faisait que boire,
Pour écrire ses déboires.

Dans un dernier coup de poker,
Terrés au fond de son verre,
Son âme et son cœur amers
Le poussaient vers l'enfer.







Bernard Buffet - Autoportrait sur fond noir









Sur un tableau noir, il écrivit en noir,
Son destin, son errance sur le trottoir,
Pour nous dire qu'il partait à l'abattoir.
L'amour était devenu son purgatoire.













Bernard Buffet - Homme nu dans la chambre






Dans ses poèmes, le fond de son âme damnée.
Il s'épanchait, il nous parlait du fond du cœur,
Nous laissait entrevoir le fond de ses pensées,
Quand il touchait le fond de sa vie, en pleurs.















Bernard Buffet -
 L'enfer de Dante  - Damnés pris dans les glaces 



Il est revenu de l'enfer, du fond du trou.
Aujourd'hui, un poète est parmi nous,
Il écrit avec son cœur sans faire de remous,
Ses poèmes me mettent sens dessus dessous.










De lui, je ne connais sa vie
Que par ses admirables écrits,
Son âme et son cœur m'ont ravi.
Je suis fier d'être son ami.


À mon Ami et Poète Chisto



Pierre Bergé et Bernard Buffet 









Bernard Buffet -
Dans son atelier dans le Vaucluse  

























Bernard Buffet





Par Pierre Bergé

Christian Bailly
Tous droits réservés 
11/10/2012

6 commentaires:

  1. Bonsoir,

    Il y a quelques temps de ça, je décrivais vos écrits comme coloré mais distant.
    Celui-ci est d'une telle noirceur que je suis effrayé à l'idée d'y poser un pied.

    Malgré ça, votre écrit garde toute sa noblesse.

    Amicalement,

    Fabien.

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    1. Merci Fabien pour ton passage sur ma page !
      Pour te répondre...
      Tu dis percevoir mes écrits comme "distants", je suis étonné ! Pour la plupart, ce sont des instants vécus ou de fortes aspirations personnelles, certes parfois, j'y mets les "formes"... Mais je parle toujours avec mon âme, mon cœur, mes entrailles de tous mes ressentis
      Quant à celui-ci, il transcrit une réelle noirceur, c'est vrai, mais je l'ai écrit pour un ami poète que j'ai connu sur internet, mais dont je n'ai plus de nouvelles. Il a eu un passé très lourd à porter... Très jeune, il est tombé amoureux d'un homme plus âgé que lui... Une grande histoire d'amour à laquelle sa famille s'est opposée... Et pour finir cet ami est mort prématurément... Pour oublier, il a connu les affres de la drogue et de l'alcool jusqu'au jour, il a rencontré une femme qui s'est occupée à le sauver... Mais son passé l'a rattrapé... Et la dernière fois que j'ai eu de ces nouvelles, il avait des problèmes avec la justice... J'ai correspondu avec lui, par @mail, par l'intermédiaire de sa maman pendant quelque temps, puis plus de nouvelles... Ces poèmes étaient d'une grande intensité, une souffrance qu'il me saignait quand je les lisais, "genre poète maudit "... Je pense souvent à lui...
      Merci d'avoir partagé ton avis, Fabien, c'est toujours enrichissant d'avoir de nouveaux points de vue, et c'est la preuve que tu n'es pas indifférent à ce que tu lis. Je te souhaite une excellente journée et te dis à bientôt. Amicalement
      Christia

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  2. Je ne connais pas ce poète à qui tu dédies ce poème. Il semble que c'est souvent le lot des grands artistes qui ont une sensibilité à fleur de peau de descendre jusqu'aux enfers. Ton poème s'arrête au moment où il a pu en sortir. En lisant ta réponse à Fabien, je comprends qu'il y est retourné. J'en suis vraiment désolé. La vie n'est vraiment pas un long fleuve tranquille.
    Bisous.
    P.S. Non, je ne trouve pas que tes poèmes sont distants.

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    1. Nous sommes connus sur un site de poésie qui n'existe plus d'ailleurs, il a été piraté... Nous avons eu de nombreux échanges poétiques. Certains de ses poèmes me faisaient pleurer... Je n'ai jamais su l'objet de ces derniers problèmes, je lui ai proposé mon aide, mais il s'est refermé comme une huître... Puis je n'ai plus eu de nouvelles... Les dernières, c'était que son amie l'avait laissé tomber elle aussi...
      Merci pour ton PS ! Bon weekend à vous deux. Bisous

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