
Le
diable s’était invité à ma table,
Pour
faire de moi un de ses disciples,
Me
faire oublier tous mes principes,
Me
faire découvrir l’inexpiable.
À
ses pieds, je me suis agenouillé.
Il
a fait de moi une véritable roulure.
Dépravé,
j’ignorais les souillures,
Offrant
volontiers mon cul dépucelé.
En
ange possédé, toujours en rut,
J’offrais
mon phallus aux bouches
Gourmandes,
aux culs farouches.
Un
jour maître brutal, un jour pute.
Je
me nourrissais de fruits défendus,
Je
buvais leur jus chaud et laiteux,
Je
lichais des culs encore baveux
D’irruptions
viriles et assidues.

Le
petit jour me faisait chienne.
Pour
être couronné reine des salopes,
La
nuit venue faisait de moi une lope,
Alors,
je ne ménageais pas ma peine.
J’offrais
mon âme perdue au diable.
Il
domptait mes viriles entrailles,
Pour
en faire de la chair à chenaille.
De
vit et de sperme, j’étais insatiable.
Mais
quand repu, ma chair dépecées
Tomba
en lambeaux dans les flammes,
J’ai
senti venir la fin du drame.
Trempé
de sueur, je me suis réveillé.
Tu
étais là, à mes côtés, tel un ange,
À
veiller sur mon sommeil agité.
Sur
mes lèvres, tu as déposé un baiser.
J’ai
senti mon bas-ventre s’embraser.
Contre-moi,
la raideur de ton ardeur.
Gourmand,
je t’invitais à ma table,
Pour
te faire découvrir l’inexpiable,
Saveur
de mes amoureuses faveurs.
Christian Bailly
Tous droits réservés
03/01/2026




































