samedi 15 mars 2025

Dilemme (Revisité)

  


Le temps passe,

Laisse ses grimaces

Sur mon visage

Qui prend de l'âge

Et sur mon corps

Qui craint le chant du cor.

 

De la frivolité de la jeunesse,

À la gravité de la vieillesse,

La course du sablier

Semble s'affoler,

Ne pas vouloir écouter

Mes réticences désespérées.

 

J'attendais de la sagesse

Quelques largesses

Pour mieux accepter,

Avec une certaine dignité,

Ce naufrage annoncé,

L'insensé d'une destinée.

 

Ma tête n'en faire qu'à sa tête

Pour continuer la fête.

J'ai beau me démener

Ne rien vouloir céder

Comme un jeunot, je m'entête,

Mais ne suis qu'un vieil esthète.

 

Je refuse de voir cette réalité

Qui finira par m'emmurer

De gré ou de force.

Je ressens comme un divorce

Entre ce que je suis

Et ce que je fuis,

 

Entre ce que je veux

Et ce que je peux…

Et c'est bien là le dilemme…

Ah ! "Si jeunesse savait

Si vieillesse pouvait"


Christian Bailly

Tous droits réservés

16/03/2022 (revisité 15/03/2025)

vendredi 28 février 2025

Entendez-vous ?

 

Parc de Bagatelle


Entendez-vous ?


Entendez-vous la sève qui s'écoule sous l'écorce qui craque ?

Entendez-vous le bourgeon encore fragile qui déjà éclate,

Pour vous révéler, comme un magicien, une fleur délicate ?

Et là, le moineau, tout guilleret, qui s'ébroue dans une flaque ?






Entendez-vous, sous les feuilles mourantes, un monde qui s'éveille ?

Là, de délicates violettes, à peine défripées, qui déjà embaument ?

Ici, des coucous vibrent sous la brise, tandis que tout un royaume

Sort de sa longue léthargie à leurs pieds ; écoutez, tendez l'oreille !





Plus loin, le tapis verdoyant prend à nouveau de la couleur, parsemé


De ces impertinentes pâquerettes qui foisonnent comme jamais.

Les jacinthes, fières, attendent qu'on veuille bien leur faire le portrait,

Enveloppées de leurs fragrances insolentes, pour nous envoûter.




Les Narcisses du haut de leurs tiges fluettes semblent narguer

Les crocus éclatants mais trop courts sur pattes pour les fustiger.

Les jonquilles dans leurs robes éclatantes font leurs mijaurées

S'imaginent faire de l'ombre au soleil, déjà haut dans l'empyrée.






Dans les arbustes renaissants, les moineaux piaffent d'impatience,

Se chamaillent pour des femelles aussi surexcitées que les mâles.

Les tourterelles amoureuses caracoulent, sans penser à mal.

Au soleil, un matou veille sur ces mets de choix en abondance.





Au bois, un coucou appelle sa belle et cherche un nid à squatter.

Vite ! Cherchez cette pièce, dans votre poche, qui vous fera riche !

Le soleil, haut dans le ciel épuré, de douceur n'est plus chiche,

Et fait s'épanouir les amandiers, que suivront bientôt les fruitiers.





Le pinson toujours aussi gai nous fait don de son chant mélodieux

Pour fêter le retour du printemps, et appelle sa belle, plus discrète

La pie voleuse, en smoking, ne cache pas sa passion secrète.

Les pigeons éternels amoureux se bécotent à qui mieux mieux.


Parc de Bagatelle


Entendez-vous toute la nature qui fête le retour du printemps ?

Écoutez ! Écoutez son concert, cette symphonie du renouveau,

Où chacun vibre, compose sa partition, comme un maestro.

Allez, les amis ! Réveillez-vous ! D'hiverner, il n'est plus temps...


Debout !

Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

24/02/2025

Sète

  


Sète, ma Belle,

Je m'en souviens comme si c'était hier,

La première fois que je t'ai vue dans ta lumière,

Sète, ma Belle, les pieds dans l'eau,

Saint-Clair auréolé de soleil ; il faisait si beau,

Dans mes yeux amoureux et dans mon cœur.

Après ce jour inoubliable, auréolé de bonheur,

Je n’ai eu de cesse de venir poser mes bagages 

Aux bords de tes canaux et sur tes rivages

Où se reflètent les couleurs de ta bonne humeur

Là, de la vie, j'oublie les gageures et les pleurs.

Depuis, mes cheveux ont pris le reflet des âges,

Alors, je trempe ma plume dans ton sable mouillé,

Pour chanter les louanges de notre idylle.

Et j’oublie…

J’oublie...

J’oublie le temps qui passe près de toi…











Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

08/12/2024

samedi 15 février 2025

À mon cowboy bien-aimé

 



Quand je contemple mon cowboy bien-aimé,

Alors qu'il tient le manche bien en main,

Et qu'il a les pieds bien encrés dans le foin,

Me serait-il vraiment possible de lui résister ?





Lorsque je vois mon cher cowboy se délecter

À se vautrer allègrement tout nu dans la paille

Comment réprimer ce désir qui m'assaille,

Et de la situation , ne pas avoir envie d'abuser ?





À le voir, ainsi, fièrement dressé dans l'étable,

Sur ces grosses balles d'herbes sèches,

Il me faut l’avouer, ça me donne la pêche ;

Alors, j'ai envie, avec lui, de me mettre à table.






Plus je le regarde et plus je suis hypnotisé

Par son membre vigoureux qui semble me défier.

La présence animale n'est pas sans nous exciter.

Ne réveillerait-elle pas en nous notre bestialité ?



Je ne le nie pas !

Si l'envie lui prenait de bien vouloir me traire,

J'avoue, je ne cracherais pas dans la soupe,

Et je laisserais mon cowboy caresser ma croupe,

Sans essayer, le moins du monde, de m'y soustraire.





Là, sur le lit champêtre fait de foin odorant,

Il pourrait bien me saillir comme une bête,

Pour calmer ses ardeurs, je ne lui tiendrais pas tête.

Il serait mon maître fiévreux comme un pur-sang.





Ou encore

Comme envoûté par ses effluences animales,

Je viendrais suçoter, me délecter de ses tétines.

Avoir la primeur du p’tit lait de sa fertile pine,

Avant de me délecter de sa crème de mâle.





Alors, exténués par nos folies pastorales

Nous nous abandonnerions à la petite mort,

Comblé par l'amour, heureux de notre sort,

Jusqu'à l'un de l'autre, notre prochaine fringale.



Mmmmm, qu'il est beau, mon cowboy bien-aimé !






Christian Bailly

Tous droits réservés

15/01/2025

Ce matin, j'ai envie...

 

Ce matin, j'ai envie

De vous faire danser la vie.

Sur le parquet talqué,

D'une rotonde du passé...

kikooyou83

Pour une valse exaltée,

Un tango de sensualité,

Un paso doble passionné,

Un rock and roll endiablé.

Olivier TRAMONI

Corps-à-corps délicieux,

Qui émerveille les sens,

Pour un voyage à deux.

Lucie LLONG

Sur la piste illuminée,

L'amour est de connivence.

C'est lui qui mène la danse.

Jean-Luc LOPEZ

Christian Bailly

Tous droits réservés

09/02/2025

vendredi 14 février 2025

Si je devais...

 




 

Si je devais rencontrer un homme, sur mon chemin de vie,

Ce ne pourrait être que toi.

 

Si je devais partager avec un homme folies et délires, 

Ce ne pourrait être qu'avec toi.

 

Si je devais tomber amoureux, à en perdre la tête,

J'aimerais que ce ne fût que de toi.

 

Si je devais refaire une promesse devant les hommes, pour la vie,

Ce ne pourrait être qu'à toi.

 

Oui, mon amour,

Avec qui d'autre pourrais-je être aussi heureux que je ne le suis,

Si ce n'est qu'avec toi.

 

Non, Mon Amour !

Je ne vois aucun autre homme avec qui je puisse être si bien.

Je ne vois aucune autre épaule où poser ma tête que la tienne.

Je ne vois pas d'autres bras où me sentir plus rassuré que les tiens.

La seule main à qui je veux donner ma main pour le reste de mes jours,

C'est la tienne.

Puisque je t'aime...

Tu es l'homme de ma vie...



Christian Bailly

Tous droits réservés

14/02/2025

vendredi 7 février 2025

À chaque Instant

 


La persistance de la mémoire de Salvador Dalí



À chaque instant qui passe, il me semble...

Que mes jours n'ont pas assez d'heures,

Mes heures, pas assez de minutes,

Mes minutes, pas assez de secondes,

Pour accomplir tout ce que j'ai envie de faire,

Pour dire tout ce que je ne veux plus taire,

Pour écrire toutes ces pensées qui me hantent,

Pour penser tout simplement et être libre de dire...



Alors…

Je cours après le temps,

Et le temps court après moi...



Aurais-je assez de temps ?

Quand je voudrais voir tout ce que j’ai encore à découvrir,

Quand je voudrais écouter tout ce qu'il y a à entendre,

Quand je voudrais sentir à pleins poumons tout ce qui embaume,

Quand je voudrais goûter, boire, danser et faire de la vie une fête,

Quand je voudrais sourire à mes amis, rire à gorge déployée avec eux,

Quand je voudrais caresser, embrasser, aimer à perdre haleine,

Quand je voudrais oublier le temps; ce temps qui passe, qui passe…



Aurais-je assez de temps ?

Non, je sais bien que non !

Il faut du temps au temps,

Et moi, je n’ai pas le temps,

Je n'ai plus le temps…

Il me faudrais bien plus encore,

Que des secondes,

Que des minutes,

Que des heures,

Il me faudrait encore et encore

Des jours et des jours

Avant que mon corps,

Au chant du cor,

Ne rende les armes,

Dans un bain de larmes, 

Vaincu par le temps…

Affiche Salvador Dali - La montre molle


Christian Bailly 

Tous droits réservés

07/02/2025








Que symbolise La Persistance de la mémoire de Salvador Dalí ?


Analyse de La Persistance de la mémoire


Sources: Artsper 
https://blog.artsper.com/fr/artstyle/comprendre-la-persistance-de-la-memoire-de-salvador-dali/

La Persistance de la mémoire de Salvador Dalí plonge le spectateur dans un univers onirique et définitivement étrange où surfaces dures et molles se partagent l’affiche. L’œuvre est déconcertante car elle oppose le surréalisme au réel. Elle questionne le caractère inéluctable du temps et concrétise l’obsession de l’artiste pour sa symbolique. Sommes-nous à sa merci ? Une chose est sûre, le temps passe mais laisse derrière lui des souvenirs ; la mémoire persiste. Le tableau peut être décomposé en différents éléments, numérotés dans l’image ci-dessus.

1.Les montres molles symbolisent le temps, qui est relatif, en mouvement. Comme dans nos rêves, passé, présent et futur cohabitent et fonctionnent en synergie. Chacune posée sur une surface différente, elles représentent ces trois temporalités.

2.La montre orange ne fond pas. Elle fait écho au temps qui passe, alors qu’elle est retournée et recouverte par des fourmis.

3.Les fourmis envahissent la montre solide et symbolisent la décomposition, la mort. Le peintre fait ce rapprochement enfant lorsqu’il observe des fourmis grouiller sur le cadavre d’une chauve-souris. 

4.La mouche symbolise le temps qui s’envole et qui passe.

5.Le drôle d’objet ou le personnage qui gît par terre pourrait représenter le peintre ou le monde intérieur et son onirisme.

6.Le miroir incarne l’inconstance. Il reflète la réalité tout comme l’imaginaire

7.L’olivier, symbole de sagesse, est sec, mort. C’est un signe du passé.

8.La plage est déserte et le sol semble dur. La rive représente le vide émotionnel que ressent le peintre

9.La mer lumineuse symbolise la mémoire et le monde réel, immuable. Elle contraste avec le premier plan sombre qui fait écho à un monde imaginaire et accablant.

10.Les montagnes sont ancrées dans le sol comme dans le passé. Elles composent le paysage de l’enfance du peintre catalan

11.L’œuf est synonyme de naissance et donc de renouveau.

Un jour...

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