Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie -
Libre cours - Aveux - Poèmes d'amour et de vie - A toi, Mon Ami… Parce que tu es Mon Ami, j'ai consenti à me dévoiler, à me mettre à nu. Le masque est tombé, j’ai baissé les armes, je t'ai ouvert le livre de ma vie écrit à coup de griffes, à l'encre de mes larmes… Dans Aveux, vous trouverez tout au long de ces poèmes libres, l'expression impudique de mes souffrances, de mes attentes, de mes bonheurs, de mes espoirs, de mes fantasmes,d'une passion qui s'épanouit en poésie. C. Bailly
lundi 31 mars 2025
Quand l'amour ...
vendredi 28 mars 2025
Remède à l'insomnie
Illustrations : Javier Trelis Sempere
Alors
que la nuit enveloppait de quiétude tes rêves,
Dans
son silence, je devins l'otage de mon insomnie.
J'écoutais
religieusement ton souffle long sans trêve,
Je
me disais ma chance d'avoir été par toi conquis.
Je
cherchais le sommeil, il me faussait compagnie.
J'attendais
qu'il me fauche, qu'il m'emporte par surprise.
Impatient,
je me lovais contre le corps de mon mari,
Espérant
qu'à son contact, le sommeil me neutralise.
Dans
ma main, je tenais tes attributs de mâles, assoupis,
Mon
deuxième sexe, qui sait me combler de son plaisir.
Sous
mes doigts, je sentais ses palpitations engourdies.
Les
battements d'un petit cœur, sur le point de tressaillir.
Imperceptiblement,
il se dilatait, prenait de l'ampleur,
Sans
savoir combien il captait déjà toute mon attention,
Je
sentais qu'il bombait le torse, prenait de la vigueur.
J'avais
l'eau à la bouche, sensible à cette invitation.
Plongé
dans un profond sommeil, tu restais impassible,
Malgré
ce bouleversement que vivait ton bas-ventre.
À
portée de main, je n'ai pu résister à ce bonheur tangible,
Alors,
je me suis glissé sous les draps, vers ton épicentre.
Ton
sexe, à son apogée, frémissait sous mes caresses.
Il
se laissa envahir par ma bouche fébrile et friande.
Je
léchais ton gland, mes lèvres en étaient les hôtesses,
Les
grandes prêtresses de mes fellations gourmandes.
Au
contact intime de ta chair, je retrouvais la sérénité.
Ton
sexe, dans ma bouche, anesthésiait mes appréhensions.
Au
rythme impavide de ton sommeil, je me suis inquiété.
De
la nature de tes rêves ; de la substance de tes sensations.
À
dire vrai, je n'étais pas vraiment dupe, ça me plaisait
D'être
l'artisan de cette volupté que tu n'osais pas trahir.
Tu
ne voulais pas te vendre, et je sentais que tu appréciais.
Comme
si tu avais peur de voir ce mirage s'évanouir.
Tu
ne laissais rien transpirer du plaisir de ton corps alangui.
Dans
ton demi-sommeil, tu appréciais ces réjouissances.
Doucement,
je sentais Morphée m'emporter dans sa nuit
Je
lâchais ma proie et la laissais retrouver son indépendance.
En
toi, j'avais trouvé le remède miracle à mes insomnies…
Comme
si j'avais puisé cette sérénité qui me faisait défaut,
Là
où d'autres fois, de ton plaisir, je tire mon eau de vie,
Ce
breuvage des dieux qui récompense mes assauts.
Christian Bailly
Tous droits réservés
26/03/2025
Colère Marine
samedi 15 mars 2025
Dilemme (Revisité)
Le temps passe,
Laisse ses grimaces
Sur mon visage
Qui prend de l'âge
Et sur mon corps
Qui craint le chant du cor.
De la frivolité de la jeunesse,
À la gravité de la vieillesse,
La course du sablier
Semble s'affoler,
Ne pas vouloir écouter
Mes réticences désespérées.
J'attendais de la sagesse
Quelques largesses
Pour mieux accepter,
Avec une certaine dignité,
Ce naufrage annoncé,
L'insensé d'une destinée.
Ma tête n'en faire qu'à sa tête
Pour continuer la fête.
J'ai beau me démener
Ne rien vouloir céder
Comme un jeunot, je m'entête,
Mais ne suis qu'un vieil esthète.
Je refuse de voir cette réalité
Qui finira par m'emmurer
De gré ou de force.
Je ressens comme un divorce
Entre ce que je suis
Et ce que je fuis,
Entre ce que je veux
Et ce que je peux…
Et c'est bien là le dilemme…
Ah ! "Si jeunesse savait
Si vieillesse pouvait"
Christian Bailly
Tous droits réservés
16/03/2022 (revisité 15/03/2025)
vendredi 28 février 2025
Entendez-vous ?
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Parc de Bagatelle |
Entendez-vous la sève qui s'écoule sous l'écorce qui craque ?
Entendez-vous le bourgeon encore fragile qui déjà éclate,
Pour vous révéler, comme un magicien, une fleur délicate ?
Et là, le moineau, tout guilleret, qui s'ébroue dans une flaque ?
Entendez-vous, sous les feuilles mourantes, un monde qui s'éveille ?
Là, de délicates violettes, à peine défripées, qui déjà embaument ?
Ici, des coucous vibrent sous la brise, tandis que tout un royaume
Sort de sa longue léthargie à leurs pieds ; écoutez, tendez l'oreille !
De ces impertinentes pâquerettes qui foisonnent comme jamais.
Les jacinthes, fières, attendent qu'on veuille bien leur faire le portrait,
Enveloppées de leurs fragrances insolentes, pour nous envoûter.
Les crocus éclatants mais trop courts sur pattes pour les fustiger.
Les jonquilles dans leurs robes éclatantes font leurs mijaurées
S'imaginent faire de l'ombre au soleil, déjà haut dans l'empyrée.
Se chamaillent pour des femelles aussi surexcitées que les mâles.
Les tourterelles amoureuses caracoulent, sans penser à mal.
Au soleil, un matou veille sur ces mets de choix en abondance.
Vite ! Cherchez cette pièce, dans votre poche, qui vous fera riche !
Le soleil, haut dans le ciel épuré, de douceur n'est plus chiche,
Et fait s'épanouir les amandiers, que suivront bientôt les fruitiers.
Pour fêter le retour du printemps, et appelle sa belle, plus discrète
La pie voleuse, en smoking, ne cache pas sa passion secrète.
Les pigeons éternels amoureux se bécotent à qui mieux mieux.
Où chacun vibre, compose sa partition, comme un maestro.
Allez, les amis ! Réveillez-vous ! D'hiverner, il n'est plus temps...
Debout !
Sète
Sète, ma Belle,
Je m'en souviens comme si c'était hier,
La première fois que je t'ai vue dans ta lumière,
Sète, ma Belle, les pieds dans l'eau,
Saint-Clair auréolé de soleil ; il faisait si beau,
Dans mes yeux amoureux et dans mon cœur.
Après ce jour inoubliable, auréolé de bonheur,
Je n’ai eu de cesse de venir poser mes bagages
Aux bords de tes canaux et sur tes rivages
Où se reflètent les couleurs de ta bonne humeur
Là, de la vie, j'oublie les gageures et les pleurs.
Depuis, mes cheveux ont pris le reflet des âges,
Alors, je trempe ma plume dans ton sable mouillé,
Pour chanter les louanges de notre idylle.
Et j’oublie…
J’oublie...
J’oublie le temps qui passe près de toi…
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
08/12/2024
samedi 15 février 2025
À mon cowboy bien-aimé
Ce matin, j'ai envie...
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kikooyou83 |
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Olivier TRAMONI |
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Lucie LLONG |
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Jean-Luc LOPEZ |