vendredi 16 janvier 2026

Envies




J'ai envie…

J'ai envie de ta bouche, et des tumultes de ta langue.

Elles enflamment mon corps, me font perdre mes esprits.

J'ai envie du sel de ta peau sur mes lèvres fiévreuses.

Il attise ma fringale, et pimente mon incorrigible curiosité.





J'ai envie de croquer tes tétons insolents qui me narguent.

Saisir tes seins à pleines mains, les pétrir comme du bon pain.

J'ai envie de poser ma tête sur le velours de ta chair offerte.

Et venir perdre mon âme sur les chemins de tes désirs.


Javier Trelis Sempere


J'ai envie...

J'ai envie de redécouvrir ce mystère blotti entre tes cuisses,

Là où niche l'escarcelle de tes plaisirs échus et de ceux à venir

Mais aussi de ton sexe qui comble si bien mes faims de toi,

Il sait assouvir ma gourmandise de vieil amant insatiable.

du net



J'ai envie de baiser tes rondeurs généreuses et pommelées.

Où se cachent, dans leurs ténèbres, les arcanes de mon désir.

Où j'espère déposer, de mon amour, le sublime, l'apothéose.

J'ai envie de tous tes paysages où j'aime partir en voyage...

Gay Erotic Art by Nate DeRidder 9



Là où dans un souffle, je dépose mon amour incandescent.


Gay Erotic Art by Nate DeRidder 9




Christian Bailly

Tous droits réservés

16/01/2026

lundi 12 janvier 2026

Inspiration

  


Bouquets éphémères

De diamants scintillants

Au soleil couchant.



Gerbes de gouttelettes

Étincelantes venues s'échouer

Sur le rivage imperturbable.




Rochers antiques enlacés

Par les vagues fougueuses

Dans une dernière étreinte.




Flots sacrifiés sur l'autel

D'une bataille acharnée

Depuis la nuit des temps.




Entre notre mer intrépide

Et notre terre impassible,

Une rivalité intemporelle.




Devant cet enjeu perpétuel

Les hommes, eux, s'obstinent

Et le poète, lui, s'émerveille.









Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

12/01/2026

jeudi 8 janvier 2026

Rivages sétois

 

Éclats argentés du soleil hivernal

Nuages à la dérive dans l'azur...

Le ressac berce mes pensées...

Ici, je peux rester des heures

À refaire le monde, à tout oublier.

 


En paix avec moi-même,

Je vagabonde sur tes flots.

Ils viennent mourir à mes pieds,

Après des miles et des miles d'errance,

De mer, en mer, jusqu'à nos terres,

Pour arriver jusqu'à moi

Et mes insuffisances de mortel.

 



Tu fais mes vieux jours heureux,

Ici, j’oublie ce monde perfide,

Ses cruautés et ses bassesses,

Ses intolérances et ses haines,

Qu’il traîne depuis sa création

De millénaires en millénaire,

Comme une tare héréditaire.

 


Je dépose mes idées noires,

Dans l’onde ensorcelante.

Puisse-t-elle les emporter

Vers ses abîmes effrayants

D’où personne ne revient !

Puisse-t-elle emmener les folies

De notre monde absurde

Pour les engloutir à jamais !


 

Alors, l’esprit désenchaîné,

Délivré de mes peurs viscérales,

Je pourrais imaginer ces rêves

Qui occupent mes insomnies

De vieux poète incorrigible,

Au regard étonné d’enfant,

Émerveillé devant ta réalité 

Sans cesse renouvelée.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

06/01/2026

lundi 5 janvier 2026

Aube hivernale

 




Dans la pâleur de l'aube maladive,

L'hiver à déposé son manteau de givre,

Il ankylose la nature encore endormie.

C’est au levant, qu’elle devra enfin sa délivrance.




Bientôt, le contre-jour cédera sa place.

Le grand jour lumineux et bienfaiteur,

S'échappera des brumes envahissantes,

Pour semer, tous azimuts, ses étincelles de vie.




Alors, adviendra dans le silence brisé,

Sur la campagne décharnée par la bise,

Momifiée dans son linceul hivernal,

L'avènement d'un nouveau destin pour tous.




Ainsi, jour après jour recommencé,

L'histoire, depuis la nuit des temps,

Chemine entre l'ombre et la lumière,

Naissance, vie, douleur, trépas et renouveau.




Plus haut dans les nues blêmes,

L'astre, pâle, dispense sa tiédeur,

Fait fondre lentement le carcan de givre

Qui se volatilise dans le petit matin frileux.




Les premières tiédeurs raniment ce monde,

Encore groggy par la nuit glacée,

Du sol raidi, s’échappe l'âme de la terre,

Vers les nues où déjà trône l'astre divin.




De sa grandeur, il baigne la campagne.

Sous les feuilles mortes, un univers en veille,

Silencieux, se prépare déjà à sa résurrection,

Attend, patiemment, les jours plus propices à la vie.











Texte et photos Christian Bailly 
Tous droits réservés
07/05/2021

dimanche 4 janvier 2026

J’ai rêvé.







Le diable s’était invité à ma table,

Pour faire de moi un de ses disciples,

Me faire oublier tous mes principes,

Me faire découvrir l’inexpiable.


 

À ses pieds, je me suis agenouillé.

Il a fait de moi une véritable roulure.

Dépravé, j’ignorais les souillures,

Offrant volontiers mon cul dépucelé.


 

En ange possédé, toujours en rut,

J’offrais mon phallus aux bouches

Gourmandes, aux culs farouches.

Un jour maître brutal, un jour pute.


 


Je me nourrissais de fruits défendus,

Je buvais leur jus chaud et laiteux,

Je lichais des culs encore baveux

D’irruptions viriles et assidues.


 


Le petit jour me faisait chienne.

Pour être couronné reine des salopes,

La nuit venue faisait de moi une lope,

Alors, je ne ménageais pas ma peine.


 

J’offrais mon âme perdue au diable.

Il domptait mes viriles entrailles,

Pour en faire de la chair à chenaille.

De vit et de sperme, j’étais insatiable.


 

Mais quand repu, ma chair dépecées

Tomba en lambeaux dans les flammes,

J’ai senti venir la fin du drame.

Trempé de sueur, je me suis réveillé.


 


Tu étais là, à mes côtés, tel un ange,

À veiller sur mon sommeil agité.

Sur mes lèvres, tu as déposé un baiser.

J’ai senti mon bas-ventre s’embraser.


 

Contre-moi, la raideur de ton ardeur.

Gourmand, je t’invitais à ma table,

Pour te faire découvrir l’inexpiable,

Saveur de mes amoureuses faveurs.




Christian Bailly

Tous droits réservés

03/01/2026


samedi 3 janvier 2026

Imagine !


Imagine !


Imagine qu'un jour, le chant du silence puisse couvrir pour toujours les fracas du canon.

Imagine qu'un jour, le murmure des vagues berce les hommes et endorme leurs aversions.


Imagine que le gazouillis des oiseaux devienne plus audible que, des politiques, leur duplicité.

Imagine que le chant des étoiles nous raconte la véritable histoire de notre humanité.


Yan  Van Kessel -1626-1879 Anvers - ou un peintre de son entourage .


Imagine que les hommes acceptent cette vérité, oublient leur bellicisme, leurs folies religieuses.

Imagine que le vol des hirondelles nous explique combien la liberté est une source précieuse.


Liberté - Boris Baranoff Rossine


Imagine que le bruissement du ruisseau dans la montagne nous invite à purifier nos cœurs.

Imagine que le souffle doux du Zéphir nous apporte sa sérénité et qu'il éteigne nos rancœurs.


Zéphyr et Chloris, détail de La Naissance de Vénus - Sandro Botticelli


Imagine que le murmure de la plume du poète, sur le vélin, initie les hommes à la sagesse.

Imagine que les fleurs nous donnent une leçon d'humilité et nous apprennent la délicatesse.


Jeune fille dans le jardin de Givernyde Claude Monet


Imagine que les rires des enfants nous fassent retrouver l'innocence de notre venue au monde.

Imagine que le mutisme des morts nous dise que la vie vaut bien plus que tout l'or du monde.


Portraits d'enfants de Auguste Renoir.


Imagine que le silence de la pensée du poète soit entendu par les hommes afin qu'ils mesurent.

Son insignifiance à l'échelle du temps, de l'âge de l'univers, du cosmos et de sa démesure.


Du net


Imagine !

Imagine toutes ces choses qui pourraient être meilleures pour le monde et chacun d'entre nous !

Imagine la Terre ensemencée par l'amour et  que haine et violence soient sous les verrous.


Brueghel Jan, Van Balen Hendrik l'Ancien - La Tere ou Cérés -  Allégorie de la Terre


Imagine !

Imagine le paradis, là, maintenant, pas virtuel, non, bien réel, à portée de main des hommes.


Maurice Denis - Le Paradis



Imagine… Imagine… Imagine…


Mes amis, pour 2026, du fond de mon cœur, 

J'imagine pour vous tous, que tous les bonheurs du monde se réalisent… 

Bonne et heureuse année 2026



Christian Bailly
Tous droits réservés
02/01/2026